Test : JCB Pioneer: Mars sur Nintendo Switch

JCB PIONEER: MARS

Genre : Stratégie, Action
Langues : Anglais, Français, Allemand, Italien, Espagnol, Néerlandais, Portugais, Russe
Développé par Atomicom Limited
Édité par GamesCo
Sortie France : 24/12/2018
Prix : 22,19€ sur l’eShop
Taille : 3972,01 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 3 ans

Site Web Officiel

Imaginez un jeu de simulation né de la fusion de Seul sur Mars et d’un constructeur de pelleteuse… Certes ce n’est pas la première chose à laquelle on pourrait penser pour créer un jeu vidéo, mais c’est néanmoins l’idée de JCB Pioneer: Mars, un soft utilisant des véhicules JCB pour une simulation de survie sur Mars, créé avec l’aide de scientifiques de renom, comme l’astrophysicienne Maggie Lieue. Le scénario est simple : vous êtes le dernier espoir de l’humanité qui compte sur vous pour construire une colonie habitable sur la planète rouge alors que la Terre se meurt en 2067.

Une histoire assez commune qu’on a déjà beaucoup vue au cinéma, mais encore peu explorée dans le jeu-vidéo. La suite de l’histoire vous sera dévoilée par bribes via des instructions audio, mais le scénario est déjà bien posé dès le début.

Vous commencez l’aventure après le crash de votre navette, il vous faut donc trouver un moyen de vous déplacer sur les sols peu hospitaliers de Mars pour rejoindre un HAB, centre déposé sur la planète au préalable, pour pouvoir vous réapprovisionner en dioxygène, et commencer votre chantier pour construire un avenir à l’humanité. Fort heureusement, un véhicule JCB se trouve non loin de vous, et vous allez l’emprunter pour accomplir votre première mission, rejoindre le HAB. Ce jeu va ainsi vous demander de réaliser des missions du début à la fin, qui vous sont confiées via des messages audio. Une fois à destination, on vous explique brièvement comment accéder à votre inventaire, et ce que vous allez devoir faire, mais il n’y a pas de réel tuto, ce qui est assez problématique car il est difficile de comprendre quoi faire et comment réaliser certaines actions au début. Lorsque vous serez plus à l’aise, vous comprendrez qu’il vous faut construire des bâtiments à l’aide de votre véhicule JCB, mais pour ce faire il faut déposer des matériaux dans des imprimantes 3D, matériaux que vous devrez trouver en explorant la planète rouge. C’est là le gros du travail, des missions d’extraction de matière première en vue de la création de la colonie, seul avec votre véhicule JCB. Cependant, la vie sur Mars est dangereuse, et vous devez faire attention à ne pas être en manque de dioxygène, d’eau ou de mourir de faim, il faut donc bien gérer votre inventaire pour transporter de quoi réaliser des voyages plus ou moins longs, tout en prévoyant de la place pour les matériaux que vous trouverez. L’inventaire est en effet ridiculement petit au début du jeu, ce qui est très frustrant. Mais ce n’est pas tout, car Mars est en proie aux tempêtes, aux séismes, aux écoulements de lave et autres émanations de gaz toxiques, donc soyez très vigilants sous peine de condamner l’humanité à une mort certaine ! Vous avez pour seul outil manuel une sorte de pistolet qui peut réparer certains objets endommagés pendant le crash ou par des pluies de météorites, qui vous sera utile pour remettre des appareils en état de marche grâce à des munitions trouvables dans des containers perdus.

Lors de votre exploration, il s’avère assez difficile de se repérer, car la carte fournie est très vague, et il est parfois difficile de savoir ce sur quoi l’on peut se déplacer ou non, le jeu n’est absolument pas dirigiste, et c’est souvent très dur de comprendre où se rendre, même si une jauge en haut de l’écran vous indique approximativement à quelle distance se trouve votre objectif. À pieds, vous n’irez pas très vite, mais vous pouvez sauter pour gagner un peu de temps, la gravité étant faible votre personnage saute haut et loin, mais les véhicules sont le moyen de déplacement le plus pratique, quand ils peuvent être utilisés. Sachez cependant que la conduite de ceux-ci est un peu bancale, et il n’est pas rare de se retrouver coincé entre deux rochers, ou pire, au fond d’une crevasse… Quand vous aurez à peu près maîtrisé ces problèmes, le jeu va se résumer en une série de missions de récupération, qui peuvent s’avérer assez monotones sur le long terme, car il faut avouer que le jeu reste assez vide.

JCB Pioneer: Mars offre des graphismes de qualité, mais il y a un énorme problème, c’est ce brouillard rouge constant qui obstrue votre vision, et qui vous empêche de vous déplacer librement. Ajoutez à cela des formations rocheuses arbitraires qui bloqueront votre avancée dès que vous vous déplacerez en véhicule dans des gorges étroites, et tout deviendra vite frustrant à jouer. C’est fort dommage, car la planète rouge est assez bien rendue, et on se rend compte lorsque que l’on se trouve dans une grotte ou un bâtiment où la poussière n’est pas omniprésente que le jeu est beau, votre astronaute et sa combinaison sont convaincants, les environnements sont certes monotones et redondants mais ils ont un réalisme certain, on aurait aimé un peu plus de visibilité.

Le jeu n’a pas vraiment de musique, bien que votre aventure soit accompagnée de bruitages environnementaux très bien réalisés. Des crash de météores aux tempêtes de sable menaçantes, vous vous sentirez vraiment seul sur cette planète. Le grand vide de l’environnement procure ainsi un sentiment de calme, un peu comme le calme avant la tempête en définitive, c’est un des points forts que l’on peut reconnaître au jeu.

Le jeu peut se terminer en plus d’une dizaine d’heures en réalisant chacune des missions et en construisant tous les bâtiments, mais il faut avouer que personne n’ira vraiment jusqu’à la fin… Les tâches, autant que les environnements, sont monotones, et le manque de tutoriel au début du jeu en dissuadera plus d’un, rien n’est jamais clair, et sans l’aide d’internet et de quelques vidéos YouTube vous serez perdus au point de ne jamais vouloir relancer la partie. Le scénario s’annonce prometteur, mais il est tellement anecdotique que vous l’oublierez vite, en allant et venant sans fin pour trouver des matériaux. De plus, la gestion de l’inventaire rachitique est incompréhensible pour les néophytes, et tous ces bémols ne donnent guère envie de s’accrocher au titre, ce qui est fort dommage.

Si un jour le jeu se payait le luxe de présenter un tutoriel clair, alors il gagnerait immédiatement en intérêt, mais pour le moment ce n’est malheureusement pas le cas.

JCB Pioneer: Mars est un jeu très ambitieux dans son idée première, mais il faut bien reconnaître que cela ne va pas plus loin. Le manque d’indications claires, les tâches monotones et la faible visibilité ainsi que les problèmes de déplacement sur Mars le rende très indigeste, et pas amusant à jouer pour l’instant. C’est fort dommage, car un travail de fond a été mené, les graphismes sont convaincants, le portage des contrôles sur la Switch fonctionne et l’envie d’explorer la planète est là, mais il est difficile de le conseiller tel qu’il se présente aujourd’hui. On ne peut donc qu’espérer que des mises à jour seront apportées prochainement, car il ne donne pas vraiment envie sous sa forme actuelle.

Test réalisé par Natingle42 sur une version offerte par l’éditeur
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