Test : League of Evil sur Nintendo Swith

League of Evil

Genre : Plate-Forme / Die & Retry / Run & Gun
Développé par Noodlecake Studios Inc
Édité par Ratalaika Games
Sortie France : 31/08/2017
Prix : 7,99€ sur l’eShop
Taille : 57,67 MB

Site Web Officiel

Voici un scénario plus hypé que n’importe quel film de la série des Expandables. De vilains trop méchants, vraiment méchants ont décidé de faire bobo aux gentils habitants de la planète. Hou les pas beaux !  Mais heureusement il y a un héro, vraiment héroïque et bionique qui plus est, qui a décidé (enfin pas lui, ses supérieurs) d’éradiquer cette bande de vauriens et de mécréants. Attention aux bobos.

Vous êtes donc une sorte d’homme qui valait 3 Milliards en route pour défendre le monde comme a pu le faire déjà plusieurs fois, John Rambo, John MacLane, John Spartan, John Matrix, John Cena ou bien encore John Braddock… pardon, James Braddock.

Vous voilà donc parti, vous et votre attirail  pour 140 niveaux à travers le monde divisé en 4 continents.

N’y allons pas par quatre chemins (sinon on va se perdre), League of Evil et Super Meat Boy, même combat. Le gameplay est ici identique. Sauter sur des plateformes, éviter des tirs, esquiver des pièges et exploser la tête du vilain (ça, ça fait mal) au bout du niveau, voilà le but simpliste du jeu. Heureusement la difficulté est bien présente, même si elle n’égale pas l’infâme Super Meat Boy.

Pour donner du piment au jeu, même si franchement la difficulté est déjà assez élevée pour un joueur lambda, les créateurs ont osé disséminer dans les 140 niveaux une valise à récupérer. Et ce n’est pas tout puisque pour faire les 100%, il faut obtenir 3 étoiles à la note finale à la fin du tableau. Il vous faudra conclure la chose en quelques secondes tout en récupérant cette valise, si vous vous voulez être le meilleur parmi les meilleurs, The Best of the Best.

Graphiquement, on est sur du 8Bits, pour ne pas changer… Sortie sur Iphone en 2011, cette version Switch (initialement prévue sur WiiU) n’apporte pour ainsi dire … rien.
Bon, il faut admettre que c’est une belle 8bits, avec des pixels assez fins, sans toutefois égaler un The Longest 5 Minutes par exemple. Par contre ça manque d’originalité niveau level design, c’est très très redondant et seules quelques plateformes changent de places ici et là.

Coté musique et bien idem, c’est rétro. Que dire, sinon, que c’est sympa, mais que cela fini par prendre la tête au bout d’un certain temps, surtout lorsque l’on reste bloqué indéfiniment sur un tableau. Mon Dieu, heureusement qu’il n’y a pas 200 niveaux.

Comme j’en ai parlé plus haut, John (on va l’appeler John parce que les meilleurs héros s’appellent tous John, sauf, Jack Slater) doit se promener sur 140 tableaux. Des niveaux exclusifs sont présents vis à vis des versions précédentes et on trouve un éditeur de niveau.

L’éditeur de niveau n’est présent que pour gonfler artificiellement la durée de vie sachez le, vous ferez quelques tableaux pour le fun et bye bye.
Concrètement, le jeu, si vous êtes un expert en Die & Retry et plus précisément en Super Meat Boy, en Mega Man ou autre Ninja Gaiden, il ne vous fera pas longtemps pour en venir à bout. Vous finirez bien par décéder de temps en temps, juste le temps de découvrir le level design une première fois et puis voilà, ça sera finger in the noise.

L’ensemble est minimaliste et ça commence à m’énerver quelque peu. La Switch commence à devenir une machine à vous faire acheter des jeux paru sur Android ou iOs il y a quelques années. Certes les jeux sont corrects, on ne nous ressert pas trop de mauvais jeux, mais ça risque de changer sous peu, surtout si la vente de cartouches types League of Evil se fait bonne.
Si vous êtes fans du genre, vous pouvez y aller les yeux fermés, vous ne serez pas déçu, sauf peut-être par la difficulté peu rebutante. Par contre si vous êtes du genre challenge avant tout, il est préférable de vous porter sur  Super Meat Boy, plus beau, plus travaillé niveau design, plus long et surtout plus fun.

 

Test réalisé par C2ric sur une version offerte par l’éditeur
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