Test : Maneater sur Nintendo Switch

Test :

6.7

SCENARIO

7.5/10

GAMEPLAY

8.0/10

GRAPHISMES

6.0/10

BANDE-SON

5.5/10

CONTENU ET DUREE DE VIE

6.5/10

Les plus

  • Gameplay original
  • Un défouloir sanglant
  • Sensation de puissance
  • Personnalisation détaillée du requin

Les moins

  • Quêtes annexes répétitives
  • Pas toujours très joli
  • Quelques soucis de stabilité en mode portable

Test : Maneater sur Nintendo Switch

Genre : Action, RPG
Langues : Anglais Sous-titres : Français
Développé & Édité par Tripwire Interactive
Sortie France : 25/05/2021
Prix : 39,99€ sur l’eShop, 32,99€ version boîte 
Taille : 4704 MB
Joueurs : 1
Age minimum : 18+

Site Web Officiel

SCENARIO

Développé et édité par Tripwire Interactive, Maneater avait fait sensation à sa sortie sur PC et PS4 en 2020. En effet, ce n’est pas tous les jours qu’il est possible d’incarner un requin bouledogue et de dévorer sans vergogne des humains en pleine baignade dans l’océan. Le côté défouloir avait été salué, contrairement à sa linéarité, son gros point noir. Malgré tout, c’est toujours plaisant de découvrir des softs sortant de l’ordinaire, d’autant plus lorsqu’ils arrivent sur Nintendo Switch.

Dans le jeu, Maneater est le nom d’un show de téléréalité mettant en lumière le pêcheur star Pete L’Ecailleux. Lors d’une émission, il traque sans relâche un requin bouledogue qui sème la zizanie sur les plages avant de le capturer pour de bon. Dans un ultime acte de cruauté, le pêcheur éviscère le requin et en sort…un requineau sur le point de naître! Ce dernier, par instinct de survie, et aussi par vengeance, déchiquette la main du vilain et s’enfuit dans la nature. Tandis que Pete l’Ecailleux se jure de le retrouver, le bébé squale, lui, n’a qu’une envie : grandir, encore et encore, pour venger la mort de sa maman.

GAMEPLAY

Le choix du requin bouledogue n’est pas anodin. En effet, il sait nager dans tous les types d’eau. Ainsi, c’est un malin prétexte pour emmener notre prédateur dans les eaux salés et douces de la Louisiane, au point même de se faufiler au beau milieu des alligators. Cela permet entre autre de diversifier les environnements et de nous transporter dans différentes zones. Car oui, Maneater est en monde ouvert et nous avons l’occasion de visiter plusieurs régions, qu’il faudra explorer en long, en large et en travers.

Pour évoluer, notre squale doit manger! Grâce à une vue à la troisième personne, il faut enchaîner les quêtes et engloutir tout ce qui se trouve sur notre chemin pour monter en niveau et faire grandir notre requineau. Il deviendra alors adolescent, adulte, ancien, et…je n’en dis pas plus !

Chaque zone se constitue d’une énorme étendue d’eau séparée par des constructions humaines, des tunnels sous-marins ou des égouts. Certains endroits ne sont accessibles que lorsque le requin a atteint un certain âge. Revenir dans des lieux précédemment fréquentés est donc recommandé.

Les missions proposées sont sympathiques mais assez redondantes. Si au début, il est plaisant de dévorer 6 phoques et 10 humains sur leur bouée ou en pleine partie de pêche, sur le long terme ça en devient presque lassant. Alors oui, il y a du sang partout, on peut emporter un humain sous les eaux ou le balancer 50 mètres plus loin, sous les cris et le regard médusé de ses congénères, mais ça s’arrête là. Chaque zone est gardée par un prédateur, qu’il faudra éliminer (requin blanc, cachalot, orque…). Et les chasseurs nous traquent sans relâche si nous faisons trop de victimes.

La linéarité du soft ne nous donne pas toujours envie de réaliser toutes les missions secondaires, qui s’enchaînent et se ressemblent. Heureusement, l’exploration nous pousse à aller dans les moindres recoins pour récupérer des dépôts de nutriments (pour l’expérience), des plaques d’immatriculation perdues (pour la collection), ainsi que des points de repère (pour le délire pop-culture). En effet, ces derniers grouillent de référence à des films (Jurassic Park, Demolition Man, Indiana Jones…) ou des œuvres littéraires (H2G2, L’Appel de Cthulhu). De quoi esquisser un sourire de temps en temps.

Enfin, une des forces de Maneater, c’est cette sensation de puissance évolutive. Si au début, notre bébé ne peut pas tout manger et n’est pas très fort, il devient une véritable machine à tuer une fois vieux. Non seulement il nage plus vite, mais en plus il peut bondir très haut en dehors de l’eau et même survivre quelques temps hors de son élément pour bouffer des humains allongés sur leur transats.

C’est au niveau de la gestion de ses compétences que le côté RPG se fait le plus ressentir. Car il faudra choisir entre plusieurs types d’ailerons, de nageoires ou de mâchoires, à débloquer petit à petit. Chacun donnant des boosts en vitesse, défense, dégâts…à choisir selon style de jeu. Cela change aussi l’apparence physique de notre requin.

GRAPHISMES ET BANDE-SON

S’agissant du portage d’un jeu sorti sur PC et PS4, il est normal de se poser la question de la qualité des graphismes et de la stabilité.

Les développeurs ont dû faire des concessions pour que le soft tourne normalement sur Nintendo Switch. Qu’on se le dise, ce n’est pas aussi beau que sur les autres consoles. Les environnements manquent de détails et l’aliasing est prédominant. Les fonds marins manquent souvent de vie et il est nécessaire d’utiliser le sonar pour détecter les poissons à manger, s’ils sont trop distants. Les effets de lumière sont assez fades. Mais les couleurs sont au rendez-vous, aussi bien au niveau de l’eau, qu’au niveau des grottes.

Ceci dit, ce n’est pas pour autant que le jeu tourne bien. En mode docké, c’est tout à fait correct et les ralentissements ne sont pas très nombreux. En mode portable, cependant, c’est autre chose. Les chutes de frame-rate interviennent lorsqu’il y a “trop” d’éléments à l’écran. Et il arrive souvent qu’un écran de chargement apparaisse par intermittence, sans raison. Surtout en fin de partie (requin trop gros? trop rapide? telle est la question!).

Il n’y a pas beaucoup de musiques, et elles sont tellement peu dominantes qu’on a du mal à mémoriser une mélodie. On retiendra surtout l’accent britannique du narrateur et son côté cynique, qui apporte beaucoup à la narration. En effet, téléréalité oblige, une voix conte en détails tous nos faits et gestes à chaque fois que nous faisons quelque chose d’intéressant (manger des humains, traverser à toute vitesse les océans, découvrir un lieu caché…).

CONTENU ET DUREE DE VIE

Maneater ne propose pas de contenus supplémentaires en dehors de l’histoire principale. Il faut en effet suivre les objectifs principaux tout en accomplissant les objectifs secondaires. Pour atteindre le 100%, il faut débloquer et compléter les différents lieux et trouver tous les dépôts de nutriments, plaques d’immatriculation et points d’intérêts.

Pour aller plus loin, atteindre le plus haut niveau d’infamie est la clé pour obtenir toutes les compétences cachées du requin. En tout, une trentaine d’heures sera nécessaire. Enfin, la version Nintendo Switch n’apporte rien de plus.

Maneater n’est pas si différents sur Nintendo Switch. L’idée d’incarner un requin vengeur est intéressante, avec cette possibilité quasi infinie  de dominer les fonds marins et de dévorer ce qui nous plait, humains compris. Le côté Les Dents de la Mer assumé permet de nous défouler et d’y prendre un malin plaisir. Hormis cela, et malgré un peu d’exploration, c’est très répétitif, et heureusement pour nous, le jeu ne tire pas trop sur la corde. En témoigne sa durée de vie ni trop longue ni trop courte. Voici donc un jeu cool à faire sur de courtes sessions!

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