Test : Mario Strikers Battle League Football sur Nintendo Switch

Test : Mario Strikers Battle League Football

7

SCENARIO

3.5/10

GAMEPLAY

9.0/10

GRAPHISMES

9.0/10

BANDE-SON

8.0/10

CONTENU ET DUREE DE VIE

5.5/10

Les plus

  • Du grand spectacle !
  • Dynamique et amusant
  • Technique et stratégique
  • Les Hyper Frappes : une démonstration de puissance
  • Superbes animations

Les moins

  • Très peu de contenu
  • Personnalisation limitée
  • Jeu surtout orienté multi
  • 10 personnages uniquement (mais d'autres arriveront gratuitement)

Test : Mario Strikers Battle League Football sur Nintendo Switch

Test : Mario Strikers Battle League Football sur Nintendo Switch 

Genre : Sport
Langues : Multilingue
Développé par Next Level Games
Édité par Nintendo
Sortie France : 10/06/2022
Prix : 59,99€ sur l’eShop, 44,99€ version boîte 
Taille : 1920,00 MB
Joueurs : 1-8
Age minimum : 7+

Site Web Officiel

SCENARIO

Mario est un sportif accompli qui s’est engagé dans de nombreuses disciplines. Du golf au tennis, en passant par le basketball et le baseball, sans oublier les Jeux Olympiques en compagnie de Sonic. Il s’est également fait remarquer dans le domaine du Football avec deux titres sortis sur Nintendo Game Cube : Mario Smash Football en 2005 et Mario Strikers Charged Football en 2007. Cela fait donc 15 ans que le célèbre plombier ne s’était pas remis au Football. Pour pallier cette injustice, Nintendo a annoncé un nouvel opus lors du Nintendo Direct de février 2022 : Mario Strikers Battle League Football sur Nintendo Switch.

Ici, il n’y a pas d’histoire. Nos héros du bien (Mario, Luigi, Peach, Toad, Yoshi, Harmonie) et du mal (Bowser, Donkey Kong, Wario, Waluigi) s’adonnent à des compétitions sportives dans des stades à leur image, encouragés par un public de Toad, de Yoshi et de Maskass.

GAMEPLAY

Mario Strikers Battle League Football est sorti le 10 juin dernier et s’adresse à tous les esprits compétitifs amateurs de challenge. Aux premiers abords, le gameplay s’avère assez classique avec la possibilité de faire des passes, dribbler, courir et tirer pour marquer des buts. Mais les mécaniques sont plus variées et techniques qu’elles n’y paraissent.

Tout d’abord, l’équipe se compose de cinq membres : un capitaine, trois équipiers et un gardien de but. Chaque personnage est contrôlé par le joueur, sauf le goal, qui lui est géré par l’ordinateur. En outre, il s’agit de Boum Boum, un Koopa d’élite, alors que dans les précédents épisodes c’était Kritter, un crocodile de la série Donkey Kong, qui assurait ce rôle. Les équipes, une fois montées, s’affrontent dans un stade fermé délimité par une clôture électrifiée. De cette façon, le ballon ne peut pas sortir, et il est possible d’étourdir temporairement ses adversaires.

Il y a ensuite deux manières d’évoluer dans un match. Si le ballon est en notre possession, nous pouvons nous déplacer librement sur le terrain, esquiver les tacles, faire des passes à ses alliés et marquer des buts. Pour plus de dynamisme et de puissance, il y a des frappes dites “parfaites” qui s’enclenchent lorsque le joueur respecte un certain timing. Le ballon est alors lumineux et rapide, les lobes sont inarrêtables et les dribbles sont plus efficaces. De la même façon, il est possible d’effectuer des tirs parfaits et avoir plus de chance de marquer des buts.

Si le ballon n’est pas en notre possession, alors il faut tout faire pour le récupérer. Il n’y a pas de règles ni d’arbitres pour contenir notre agressivité… ni celle de l’adversaire ! À l’image d’un bon jeu d’arcade, tous les joueurs peuvent se tacler et se charger. Plus une équipe reçoit de coups, et plus elle est aidée par le public. Compatissant, il balance sur le terrain des boîtes mystères permettant d’obtenir des objets offensifs (coquilles vertes ou rouges, Bo-Omb, peaux de bananes) ou de soutien (champignons accélérateur, étoiles). Ceci dit la gamme d’items est limitée, la plume aurait été la bienvenue pour passer par dessus un adversaire, et l’éclair aurait pu être un atout pour rendre confus l’ensemble des joueurs. Dans tous les cas, toutes ces possibilités rendent le match complètement délirant et amusant.

Parfois, un orbe lumineux apparaît sur le terrain. L’équipe qui le récolte est alors entourée d’une aura de puissance, lui donnant l’opportunité d’effectuer une hyper frappe. Alors que dans les jeux précédents le privilège était réservé au capitaine, tous les équipiers peuvent tenter de faire ce tir spécial. Cela demande quelques secondes de concentration pendant lesquelles le joueur doit appuyer sur le bouton au bon moment, à l’intérieur d’une jauge. Si c’est bien effectué, le tir est expéditif et compte pour deux points. Si il ne l’est pas, il y a une chance non négligeable que le tir soit repoussé par le gardien. Dans tous les cas, rien n’est perdu, mais attention aux adversaires sur le terrain, qui profitent des quelques secondes de latence pour tacler le personnage en pleine hyper frappe.

Une autre nouveauté dans ce Mario Strikers Battle League Football, c’est la possibilité de personnaliser les membres de son équipe. Des morceaux d’équipement (torses, têtes, bras, jambes) s’achètent grâce à l’argent collecté à chaque match gagné. Ils habillent à la fois nos héros mais aussi améliorent leur statistiques. Petit bémol, ils fonctionnent avec un système de bonus/malus (+2 en vitesse, -2 en force par exemple). À nous, donc, d’ajuster tout cela pour offrir à chacun de nos personnages une compétence particulière. Bowser pourra être une bête de puissance et avoir des statistiques en Force très élevée, tandis qu’Harmonie sera une pro du tir. Cela renforce l’aspect stratégique du jeu, mais les combinaisons sont limitées. 20 pièces d’équipement au total, c’est très peu.

GRAPHISMES ET BANDE-SON

Les équipes de Nintendo et de Next Level Games ont fait un travail impeccable. Mario Strikers Battle League Football tourne parfaitement bien, que ce soit en docké ou en mode portable. Le jeu est stable, avec de très rares bugs visuels et chutes de framerate. En ligne, il y a à l’occasion de légères latences mais rien de contraignant. Techniquement, le jeu tient la route !

On retrouve avec plaisir l’univers de Mario. Les graphismes sont propres et colorés, avec un soin apporté aux détails. Une des grosses qualités du jeu, ce sont les animations et les cut scenes. Quand un but est marqué, on y voit des moments de liesse, avec non seulement un public en folie mais aussi des footballeurs en pleine démonstration de leur joie. À l’inverse, l’équipe perdante s’écroule de honte ou de colère. Mention spéciale pour les animations des hyper frappes, dans un style crayonné très old school qui apporte beaucoup de cachet à l’ensemble.

La bande-son est percutante et dynamique, très rock, avec une guitare électrique qui envoie. Nous retrouvons des nouveaux morceaux mais aussi des remix de thèmes connus en mode “metal” comme celui de Luigi’s Mansion (Gloomy Manor), ou l’Overworld de New Super Mario Bros. De plus, chaque personnage présent dans le jeu a un thème qui lui est attitré.

CONTENU ET DUREE DE VIE

Il est légitime de penser que Mario Strikers Battle League Football a beaucoup à nous offrir, tant dans les modes et la personnalisation des personnages que dans le nombre de coupes et de contenus à débloquer. En réalité ce n’est pas le cas. Nintendo n’a pas été très généreux sur cet aspect et nous allons voir pourquoi.

Tout d’abord, il y a très peu de modes de jeu. En solo, il n’y a pas de scénario ou de campagne à suivre, ce qui fait que le joueur est  lancé directement dans le vif du sujet. Le mode “Coupes” s’offre à lui, avec uniquement 6 tournois possibles. Il s’agit de match par élimination, à la fin il ne reste plus qu’une seule équipe. Une fois les coupes obtenues en “Normal”, on atteint le mode “Galactique”. Et c’est tout. Il y a aussi “Match Rapide”, permettant de paramétrer un match. On peut y jouer en local ou en ligne.

C’est là qu’on se rend compte que le jeu est plutôt adapté pour le multi. Nous pouvons participer à des tournois avec des amis ou des joueurs du monde entier, et même créer son propre club. Dans le mode “Club Strikers”, jusqu’à 20 participants peuvent se rassembler pour s’affronter dans des matchs, monter en division et gagner des pièces. C’est très bien pour ceux qui aiment la compétition et le fun à plusieurs.

À part cela, rien de plus du côté des modes. On aurait aimé un mode “Bataille” où des règles seraient fixées et où les objectifs pourraient varier. Quant au contenu, il est très pauvre. Six stades sont disponibles : sachant que les deux équipes qui s’affrontent choisissent chacune leur moitié de stade, on finit très vite par faire le tour. Pareil du côté des équipements et des couleurs. De plus, il n’y a pas d’objectif d’amélioration avec par exemple une statistique qui augmente après avoir fait tant de tacles ou marqué tant de buts. Et le nombre de personnages jouables est limité à 10 ! Avec 4 footballeurs par équipe, il n’y a plus aucune surprise. En outre, cela ne nous aide pas à nous repérer sur le terrain si les deux adversaires ont des personnages en commun.

Mario Strikers Battle League propose un jeu de football en toute liberté. Doté d’un gameplay technique et stratégique, il reste tout de même accessible à tous types de public. Les matchs sont dynamiques et amusants, ponctués d’événements marquants comme les Hyper Frappes et les cut scenes qui en découlent. Cependant, le manque de contenu ternit beaucoup l’expérience, la durée de vie étant substantiellement raccourcie. Seuls les amateurs de jeu en multi (local ou en ligne) pourront bénéficier d’une rejouabilité à la hauteur, notamment avec le système de Clubs qui favorise la progression et le challenge.

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