Test : Mekabolt sur Nintendo Switch

Mekabolt

Genre : Aventure, Plateformes, Arcade, Casse-tête
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Russe
Développé par Somepx
Édité par RatalaikaGames
Sortie France : 23/08/2019
Prix : 4,99€ sur l’eShop
Taille : 165,68Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 3

Site Web Officiel

Dans Mekabolt, le joueur incarne une technicienne chargée de réinstaurer la paix dans le mouvementé Mekapark, un parc futuriste peuplé de robots devenus fous. Armée du pistolet laser qui donne son nom à ce petit jeu indépendant, notre héroïne devra résoudre différents puzzles afin de progresser et venir à bout des cent niveaux qui composeront son aventure. Sur le chemin, il lui faudra également récupérer autant de batteries, lesquelles représentent l’accomplissement de chacun des levels. Mais attention : les quatre zones accessibles proposeront quantité d’ennemis différents, et donc de mécanismes distincts permettant de renouveler constamment le gameplay !

L’histoire n’est malheureusement qu’un prétexte et seule une courte séquence animée en guise d’introduction permet de développer l’univers de Mekabolt. Notre héroïne, muette, restera ainsi un simple avatar de pixels sans le moindre trait de personnalité, et l’on aurait peut-être apprécié une expérience plus singulière, d’autant plus que l’ambiance graphique du titre, haut en couleurs, promettait une certaine légèreté voire une touche d’humour qui finalement ne pointent jamais le bout de leurs circuits imprimés. C’est assez dommage !

Heureusement, le système de jeu est en constante transition, puisque chaque monde apporte son lot d’androïdes exclusifs et autres subtilités de gameplay qu’il conviendra d’apprivoiser afin de surmonter quelques obstacles parfois ardus. En effet, le revolver futuriste permet de figer nos adversaires pour les réduire à l’état de plateforme de fortune, les uns totalement immuables tandis que d’autres deviendront, par exemple, de bondissants ressorts ou de capricieux ascenseurs. Plus tard, il faudra tantôt manier des ventilateurs ambulants, viser des modules de téléportation ou se frayer un chemin au détour de stalactites mal placées qui ne demandent qu’à vous transpercer la tignasse.

D’une extrême accessibilité, la maniabilité du soft permet une maîtrise immédiate et le level-design propose quelques phases de plateforme retorses qui lorgnent du côté du die and retry. Rien de bien insurmontable toutefois, tant la petitesse des niveaux encourage le joueur à recommencer à quatre ou cinq reprises afin d’enjamber ce fameux gouffre un peu plus hasardeux que le précédent. Cet amusement immédiat fait du titre un compagnon de voyage idéal, et nul doute que le joueur occasionnel se plaira à sillonner quelques tableaux entre deux gares.

Graphiquement, les développeurs ont opté pour un pixel art à l’ancienne. L’esthétique reste assez charmante même si, de nos jours, l’inspiration rétro ne surprendra plus grand monde. On déplorera en outre un réel manque d’identité dans ce gigantesque parc robotique, à tel point que l’on en vient à littéralement oublier le maigre contexte scénaristique pour se consacrer entièrement à un divertissement purement mécanique décroché de toute implication réelle dans un univers fictif.

La bande-son se révèle quant à elle minimaliste et rapidement oubliable. On louera cependant sa relative discrétion : jamais les thèmes musicaux ne se montreront envahissants. C’est un point honorable car on sait à quel point la redondance d’une OST peut constituer un réel frein dans un jeu de réflexion et de casses-tête.

Chacun des quatre biomes comporte 24 niveaux assez courts. Il faudra entre deux et trois heures pour en faire le tour, et l’on déplorera l’absence de contenu-post game. On aurait apprécié un niveau caché à la difficulté relevée, mais il n’en est rien. De surcroît, hormis quelques passages plus techniques, le voyage est un peu trop aisé. Enfin, on peut être surpris par l’absence totale de boss, lesquels auraient parfaitement pu exploiter les capacités du Mekabolt au service de combats ingénieux mêlant action et réflexion…

Et il sera difficilement question de miser sur une quelconque rejouabilité. Le jeu se parcourt d’une traite et rien n’invite le mécano en herbe à se lancer une seconde fois dans la chasse aux batteries. Ironiquement, celle de la Nintendo Switch n’aura pas eu le temps de s’épuiser lorsque le générique de fin pointera le bout de son nez. Frustrant tant l’expérience, relativement classique, s’avère gentiment plaisante.

Mekabolt s’apprécie comme une petite sucrerie. Occupant le joueur durant une poignée d’heures, il offre d’humbles séquences de plateforme couplées à d’aisés puzzles que saupoudrera une pincée de die and retry. Malgré une expérience brève et éphémère, nous pouvons saluer la volonté des développeurs d’offrir une progression constamment réinventée, ajoutant ça-et-là de nouveaux éléments de gameplay. Une agréable promenade rétro-futuriste, en somme, pour les amateurs de jeux à la sauce automate.

 

Test réalisé par Yorick sur une version offerte par l’éditeur
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