Test : Miles et Kilo sur Nintendo Switch

Miles & Kilo

Genre : Arcade / Plateforme / Run & Jump / Die & Retry
Langues : Français
Développé par Four Horses
Édité par Four Horses
Sortie France : 05/07/2018
Prix : 7,99€ sur l’eShop 
Taille : 171,97 MB

Site Web Officiel

 

Miles & Kilo est un petit jeu indé, développé par un homme seul, Michael Burns, pour le studio Four Horses. Ce jeu est, je ne vous le cacherai pas plus longtemps, une très belle surprise, que dis-je un coup de cœur.
Car derrière ses petits graphismes et sa bande son 8bits, ainsi que sa petite histoire toute mignonne, Michael Burns a fait de Miles & Kilo une petite merveille de jeu de plateforme.


Vous êtes donc un jeune garçon avec son chien de retour de voyage. A bord d’un petit avion, tout se passe pour le mieux jusqu’à l’apparition d’un spectre pas très sympa et moqueur. Ce dernier jette un sort à votre monture et voici que votre engin tombe en panne et s’écrase sur une île étrange.
Votre avion réduit en miettes est réparable, malheureusement 5 vilains vont vous dérober les pièces maîtresses de votre monoplan.
C’est parti pour une promenade sur 5 petites îles décomposées en 7 niveaux (8 pour la dernière).

Pour aller récupérer les pièces de votre avion, le principe est simple. Sur un niveau en 2D que vous devez traverser via un scrolling horizontal, il vous faudra aller chercher vos pièces manquantes auprès du boss.
Sauter, courir, envoyer des fruits sur vos adversaires pour terminer chaque stage, un peu à la façon d’un Wonderboy premier du nom, mais à la difficulté proche d’un Crash Bandicoot, voilà ce qui vous attend.
La particularité intéressante du jeu est clairement dans son gameplay très rapide et où il faudra de fait, être très réactif. De plus, le défilement de l’écran vous oblige à anticiper le moindre saut ou les ennemis arrivants sur vous. Il sera important de connaître chaque pixel de chaque plateforme car un saut long n’est pas forcement suivi d’un saut du même type. Le tout sera clôt par un petit glissé, ou un petit dash (comme pour les derniers Sonic) afin de détruire des blocs bas ou des ennemis.

Tout ce gameplay vous le retrouvez chez le jeune garçon Miles, mais aussi chez Kilo votre chien. Car oui, assez souvent vous prendrez le contrôle de votre animal de compagnie. Et vous n’aurez pas le choix. Le système reste le même, mis à part le tir que le garçon possède, remplacé par le dash.
B pour sauter, monter sur les murs, Y pour dasher, tirer ou glisser… et c’est tout. Vous avez dit simple ? Oui c’est simple et c’est super efficace. Seul petit défaut à la chose, votre personnage glisse quelque peu, comme c’était le cas dans WonderBoy 3 par exemple, il faudra donc faire très attention à ne pas tomber dans les trous.
A coté, histoire de varier un peu les plaisirs, vous aurez aussi la possibilité de vous promener sur une planche de surf, un chariot de mines, ou bien encore une tyrolienne, rappelant là aussi notre hérisson bleu préféré dans ses aventures rétros.


Le jeu fonctionne à la façon d’un Die & Retry c’est à dire que lorsque votre personnage meurt, vous reprenez immédiatement au début du niveau. Et les pièges sont nombreux, vous risquez de souvent perdre bêtement à cause d’un saut mal calibré ou mal anticipé.

Pour les boss il vous faudra les toucher 3 fois, pour les mettre KO. Mais sachez que si les patterns sont simples, ils vous surprendront les premières fois.

Miles & Kilo est plutôt mignon. Les pixels sont beaux, pas grossiers. Graphiquement ont flirte entre la 8 bits de NEC et 16 bits de Sega. Pas de mode 7, pas de zoom, pas d’effets spéciaux inutiles, ce jeu est simple et c’est ce que j’aime. Les niveaux sont plutôt bien construits et demandent une concentration constante. Visuellement ils sont tous plus ou moins différents, hormis ceux en sous-terrains qui possèdent les mêmes décors. Gros coup de cœur pour le magnifique niveau avec le couché de soleil.

Si visuellement le jeu me plaît, c’est aussi le cas pour la partie musique. C’est un pur bonheur. Composée par Chris Kukla j’oserai dire que le titre de For Horses égale le roi Ducktales de la NES.
Chaque morceau est un régal auditif. Celle qui nous est proposée pour les boss est très addictive.
Autre point fort, lorsque vous perdez, la musique continue et ne reprend heureusement pas du début. Cela permet d’éviter une overdose et ça c’est bien vu, surtout lorsque l’on enchaîne les bourdes lors des sauts et qu’il faut refaire le niveau depuis le départ encore et encore.

Une heure, voir deux et le jeu sera terminé. Cependant il y a un petit côté rejouabilité assez sympa, grâce à des notes données en fin de niveau. En effet suivant votre dextérité à terminer rapidement le niveau, à récupérer toutes les pièces et avec tous vos fruits en poche, vous verrez afficher une lettre de D à S. Vous pourrez donc vous amuser à tenter d’obtenir la meilleure note possible. En outre une fois le jeu fini, un mode Time Attack s’ouvrira à vous, histoire de faire exploser le meilleur chrono.

 

On peut critiquer le nombre imposant de jeux indépendants sur la console nomade de Nintendo, car un certain nombre d’entre-eux sont juste bons, sans plus. Heureusement arrivent de temps à autre de petites pépites, certes ici elle n’est pas forcement originale, mais avec un gameplay tellement au point et un coté fun si évident que le jeu devient un indispensable.
Si vous aimez les jeux de plateformes, simples, percutants, rapides, qui font honneur aux jeux des années 80-90, foncez !

Test réalisé par C2ric sur une version offerte par l’éditeur
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