Test : Monster Hunter Generations Ultimate sur Nintendo Switch

Test : Monster Hunter Generations Ultimate

Test : Monster Hunter Generations Ultimate

Genre : Action, RPG
Langues : Multilingue – Sous-titres : Multilingue
Développé et édité par Capcom Co., Ltd.
Sortie France : 28/08/2018
Prix : 59,99€ sur l’eShop, 40,95€ en version boîte ici
Taille : 12,2 Go

Site Web Officiel

Le Soleil se levait lentement à l’horizon, diffusant sa lumière chatoyante sur le col en contrebas. Au sein de cet immense paysage montagneux, la silhouette d’une chasseuse se dessina au loin sur le chemin de terre, marchant d’un pas déterminé. Après avoir observée les alentours, la femme s’arrêta un moment pour vérifier sa carte des environs, avant de reprendre son ascension. Un mouvement qui porta ses fruits : elle aperçut après quelques efforts supplémentaires de nombreux enclos dans les hauteurs, où des moofahs broutaient tranquillement l’herbe verdoyante qui se balançait au grès du vent frais. Aucun doute n’était possible, l’envoyée de la Guilde des Chasseurs avait bel et bien atteint le village Bherna.

À son arrivée sur la place centrale, le chef du hameau remarqua rapidement le charisme qui se dégageait de cette guerrière atypique. Reconnaissant immédiatement la novice dont il était question à l’académie quelques jours plus tôt, il la salua et l’accueillit fièrement à bras ouverts. Malgré l’effervescence qui régnait parmi les villageois, le brave homme parvint à expliquer, avec l’aide du chercheur en chef, l’étroite coopération entre la Guilde et la Wycadémie sur l’étude de différentes espèces dans leur milieu de vie, à l’origine du recrutement de nouveaux combattants pour assister et protéger les scientifiques. Une lourde tâche qui signe donc le début d’une longue carrière pour … vous !

Car tel est le quotidien d’un chasseur de monstres. Jouissant d’une grande popularité au Japon et gagnant de plus en plus de fans en occident, Monster Hunter est une franchise orientée action-RPG, signée de la main de Capcom, où vous incarnez un guerrier consacré à l’élimination ou à la capture de créatures. Tandis que le dernier opus a trouvé ce mois-ci sa voie vers les PC, la firme nippone en a décidé autrement pour la Switch. En effet, les possesseurs de la machine hybride pourront mettre la main sur le portage d’un titre sorti deux ans auparavant sur 3DS, sous une version « Ultimate » naturellement réhaussée techniquement, et au contenu étoffé.

Ainsi, Monster Hunter Generations fut développé dans l’optique d’intégrer les différentes générations de monstres et les terrains de chasse ayant vu le jour avant 2016, afin de créer une véritable célébration de la licence pour les vétérans, et une belle entrée en matière pour les néophytes. En conséquence, la copie d’aujourd’hui est identique en matière de mécaniques de gameplay au jeu d’origine. Cependant, aucune raison n’est valable pour ne pas en rappeler les points essentiels, ou pour négliger les bonus apportés par cette édition définitive.

Dans un premier temps, le titre vous introduira son système de création de personnages, aux choix assez limités si vous désirez concevoir le chasseur de vos rêves. En particulier, attendez-vous à des visages prédéfinis, constituant un contraste important par rapport aux formules avancées que de nombreux jeux bénéficient aujourd’hui, où chaque élément peut être déterminé avec finesse. Un aspect qui aurait pu être remanié, surtout qu’une grande variété de voix, de coiffures et de couleurs de peau sont disponibles en dépit de ce manque.

Toutefois, les traits qui détermineront vos stratégies à employer dépassent de loin tout ce que propose la personnalisation par leur richesse. Un total de six styles aux bonifications uniques sont mis à votre disposition. À titre d’exemples, la classe « Bushido » offre des atouts lors d’esquives et de parades de dernière minute réussies, tandis que celle intitulée « Guilde » est axée sur la polyvalence et se contentera donc d’augmenter le nombre d’arts, ou compétences actives, pouvant être équipés. Et comme si ce n’était pas assez, cet ensemble dépend également de la catégorie d’armes sélectionnée.

Grande épée, corne de chasse, fusarbalète lourde … Que vous choisissiez d’être épéiste ou artilleur, sachez que les décisions prises au départ ne sont en aucun cas définitives. Que ce soit le style, les arts, ou l’équipement, le jeu vous autorise à changer votre manière de chasser du jour au lendemain, donnant ainsi une énorme flexibilité au gameplay. De plus, avec une demi-douzaine de classe et jusqu’à quatorze catégories d’armes, les configurations possibles sont abondantes, de quoi bien mettre son talent au service des autres.

Chaque village comporte son propre comptoir de quêtes, où chercheurs et autres clients déposent des annonces afin d’engager des chasseurs capables de répondre à leurs besoins. Ces missions à la difficulté variable vont vous amener à explorer des régions avec des écosystèmes variés, et composées de plusieurs zones. Préparez-vous donc à arpenter le pays entier, des crêtes enneigées aux terres les plus arides en passant par des collines chatoyantes, pour mener à bien vos tâches. Contempler ces paysages est une bonne chose, mais ne soyez pas distrait trop longtemps, car une quête doit être validée en accomplissant un objectif spécifique avant la fin du temps imparti.

À l’aide des fournitures offertes de la Guilde, et des objets achetés avant votre départ ou collectés sur place, vous devrez survivre au sein de ces environnements hostiles, en vous rassasiant et en soignant vos éventuelles blessures, pour rester en forme et effectuer vos mouvements de course ou d’esquive sans souci de fatigue. Votre santé et votre stamina sont ainsi des clés essentielles pour réussir votre mission, mais pas seulement. En combattant pour recharger et dégainer vos arts et en utilisant divers pièges, votre technique est votre allié le plus précieux pour chasser avec succès.

Bien entendu, tout travail mérite salaire. La Guilde vous récompense avec des outils et des zennies, la devise officielle et reconnue par les marchands, mais aussi en points Wycadémie, une monnaie aux applications différentes. Autre notion à connaître, certaines quêtes ont un objectif secondaire et optionnel, mais qui rapporte une jolie plus-value aux gains initiaux si complété en amont. Enfin, les ressources amassées peuvent aussi être conservées, leurs avantages étant inestimables pour vos futures sorties.

Après une dure journée de travail, rien de tel que de rentrer chez soi pour profiter d’un repos bien mérité ! Avec votre butin en poche, vous aurez l’occasion de vous remémorer sur le chemin du retour les nombreux panoramas croisés, et ainsi de juger l’aspect technique du titre dans tous les sens. Petite piqûre de rappel, la copie a transité d’une console portable de 2011 à une machine récente à la fois de salon et nomade. Avec son statut de portage, et non de remaster ou de remake, il est donc inutile de s’attendre à un remaniement profond des graphismes, ce qui est malgré tout dommage.

Plus précisément, certaines caractéristiques visuelles auraient pu bénéficier de la puissance accrue de la Switch pour être améliorées. Le rendu de l’eau, les effets de lumière et de particules paraissent datés pour le hardware en question, et auraient pu faire l’objet d’une refonte totale. D’autre part, le passage entre les animations n’est pas toujours fluide, et accompagné d’un léger aliasing. Souligner en tant qu’écarts techniques le flou de quelques textures et le manque de modèles 3D pour décrire certains objets du monde serait naturel, mais est-ce vraiment nécessaire ?

Certes, l’ensemble visuel décrit précédemment est en retrait par rapport aux productions actuelles. Pourtant, grâce à un excellent souci du détail, les développeurs présentent un univers associé à une solide direction artistique, donnant ainsi naissance à des paysages non dénués de charme et intéressants à contempler. D’ailleurs, cette belle cohésion est renforcée par une haute résolution, avec pour conséquence une image bien plus nette que sur 3DS. La maxime  » De beaux graphismes ne jouent pas le rôle de clef de voûte d’un jeu » n’a jamais eu autant de sens qu’ici. « 

Quant à l’ambiance sonore, le titre offre de jolies compositions originales et entrainantes, toujours en accord avec le thème visuel du lieu concerné, et avec des instruments aux sons clairs et authentiques. De même, les bruitages sont de bonne qualité et renforcent votre immersion, en particulier lors de vos explorations. Sans doute un choix artistique pour faire la part belle aux effets sonores, certains d’entre vous regretteront l’absence de musiques calmes pendant cette phase.

Ainsi, tous ces efforts pour vous impliquer dans l’univers sont en totale contradiction avec le manque flagrant d’un scénario, qui par exemple aurait pu servir à rendre les tutoriaux plus attractifs. Bien que clairs et généreux en informations utiles pour les novices, les didacticiels existent sous la forme d’infobulles qui, malgré l’enthousiasme du Maestro du Style, le meilleur instructeur du monde (de son point de vue), rendent ses entraînements assez ennuyeux. À défaut de miser sur une histoire digne de ce nom et plutôt sur un contexte, la mise en scène reste satisfaisante, surtout avec les cinématiques d’introduction pour les grands monstres.

Pour faire face à des menaces de plus en plus imposantes, vous devrez compter sur du matériel de qualité supérieure. Les différents hameaux ne font pas seulement office de point de départ pour une mission, ils concentrent aussi de nombreux commerçants prêts à marchander avec vous au plus offrant. Forger et améliorer son propre équipement vous donnera cependant plus d’alternatives que l’achat d’armes et de pièces d’armure, avec un contrôle renforcé sur les statistiques que vous voudrez augmenter, comme les dégâts ou la résistance à un certains éléments.

Attention toutefois, les forgerons ne demanderont pas uniquement des zennies, mais aussi des ressources minières et des matériaux de monstre, des besoins auxquels le magasin général saura peut-être répondre. Sinon, celui-ci vous fournira pièges et autres consommables sans aucun problème de stock, à moins que vous ne préfériez combiner vous-mêmes herbes et champignons pour préparer vos potions de soins, que vous soyez en territoire ami ou en mission.

Enfin, rien ne vaut un bon repas à la composition personnelle pour vous tenir chaud au cœur et booster vos stats avant de partir à l’aventure. En quelques mots ? Un système de craft simple, mais efficace. Par ailleurs, certains services acceptent ou requièrent des points wycadémies pour être utilisés, tels que la collecte de ressources dans les fermes voisines par des felynes, vous permettant ainsi de garder votre précieux argent pour d’autres options.

En parlant d’individus mignons à deux pattes et adeptes de miaulements en tout genre, vous recruterez de nombreux palicos afin d’être assister correctement au combat. Disposant de leurs propres compétences passives et actives, mais aussi d’armes et de pièces d’armure adaptées à leur taille, ils vous aideront aussi bien à la chasse qu’à la cueillette grâce à leur inventaire personnel. À vous de sélectionner les deux felynes les plus aptes à vous accompagner pour votre prochaine quête. Vous pourrez même choisir d’en incarnez un avec le mode « Miaroudeur » et ainsi disposer d’une nouvelle variation de gameplay !

Puisque conçu en premier lieu comme une expérience multijoueur, le titre vous donnera donc l’occasion d’appeler d’autres chasseurs pour vous prêter main forte via Internet, mais aussi ceux autour de vous en réseau local. Ainsi, les Grands-camps sont des équivalents aux villages en matière d’infrastructures et d’articles à la vente. Cependant, le comptoir des quêtes y propose des missions plus difficiles qu’à l’accoutumée, parfaitement conçues pour être accomplies à plusieurs. Dernière possibilité, l’arène vous propose d’affronter une série de créatures en solo ou en équipe, avec un équipement néanmoins imposé.

Quelque soit la façon dont vous découvrirez le jeu, vous ne serez jamais à court d’activités. Une dizaine d’heures vous suffira amplement à comprendre que vous n’avez qu’effleurer le titre, tant le contenu offert est abondant, et en particulier avec cette édition finale, que ce soit avec les styles disponibles, les monstres aux attaques et aux mouvements variés, et les paysages qui réveilleront probablement la fibre nostalgique des premiers adeptes de la franchise. N’oubliez pas de vérifier si un DLC gratuit est téléchargeable depuis le bazar, ce serait regrettable de manquer l’opportunité d’allonger l’énorme durée de vie du titre.

Une dernière question reste toutefois sans réponse : êtes-vous en présence d’un portage de qualité ? Grande fonctionnalité introduite pour remobiliser les joueurs de la veille, le transfert des données depuis sa 3DS vers sa Switch vous permettra de récupérer vos sauvegardes pour reprendre votre partie dans les meilleures conditions possibles. Même si certains contesteront le fait de repasser à la caisse pour une copie déjà possédée, cet outil constitue une bonne surprise pour ceux désirant continuer leur aventure sur une console plus performante.

Avec un tel bonus, cela va sans dire que le changement de support du titre est propre dans sa globalité. Parce que passant d’une machine portable à une autre, l’interface a conservé toute sa clarté, accordant ainsi une belle lisibilité de l’action, qu’il s’agisse de la version nomade ou celle de salon. La fluidité de l’image est aussi au rendez-vous et qui combinée à la stabilité du jeu, témoigne d’une optimisation rondement menée par les équipes de Capcom. La maniabilité aurait pu cependant recevoir un traitement tout autant similaire. Rien d’alarmant, rassurez-vous, mais les artilleurs se plaindront d’une visée à la vitesse brute quelque soit l’inclinaison du joystick, surtout lorsque les Joy-cons incluent des gyroscopes taillés pour cette utilisation.

À partir d’un arc vieillissant, la flèche décochée par Capcom a touché avec élégance le centre de la cible. Malgré une technique accusant son âge, et surtout pour une console aussi jeune, Monster Hunter Generations Ultimate dépeint un univers à la fois riche en visuels et prometteur en péripéties.

Faute de constituer un point d’entrée idéal pour les nouveaux venus qui seront submergés par le nombre d’information à assimiler, la progression lente laisse la place à contenu gigantesque, avec un gameplay addictif et renouvelable à volonté. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter … bonne chasse.

 

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Test réalisé par TheAmazingNatpon sur une version offerte par l’éditeur
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