Test : Mutant Year Zero: Road to Eden – Deluxe Edition sur Nintendo Switch

Mutant Year Zero : Road to Eden – Deluxe Edition

Genre : Aventure, RPG, Stratégie
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Coréen, Portugais, Russe, Chinois
Développé par The Bearded Ladies
Édité par Funcom Oslo AS
Sortie France : 30/07/2019
Prix : 49,99€ sur l’eShop, 29,99€ version boîte
Taille : 5814,35 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 16 ans

Site Web Officiel

Initialement jeu de rôle sur table venu de Suède, Mutant Year Zero a été adapté et développé par The Bearded Ladies, studio suédois. Sorti avant tout en dématérialisé sur les plateformes PC, PS4 et Xbox One, voici que le titre est porté sur notre belle console, la Nintendo Switch. Il bénéficie également d’une parution en boite pour tous les supports le 30 Juillet 2019. D’après  la page officielle, les développeurs se sont inspirés de la licence X-COM pour réaliser ce soft mêlant phases d’explorations, infiltrations et de combats tactiques en tour par tour.

Débarquant dans un monde post-apocalyptique, vous incarnez deux protagonistes, transformés en animaux : un canard et un sanglier. Vous entrez en terre inconnue pour retrouver l’Arche, dernier endroit où une poignée d’humains gît encore. Mais loin d’être seuls, des mutants sont également présents. Parmi ces derniers, certains sont des Traqueurs, seuls personnages à pouvoir s’aventurer dans la Zone, représentant tout ce qu’il existe autour de l’Arche… Dans cette situation, ce sont Dux et Bormin, que vous contrôlez, qui vont partir en quête pour continuer à alimenter et faire perdurer leur lieu de vie. Durant leurs explorations, ils vont trouver des éléments de réponses concernant leur apparence, existence, évènements catastrophique, etc…

Dès vos premiers pas, vous débarquez dans une région à explorer. Les quelques contrôles sont assez rudimentaires puisqu’il s’agit principalement de déplacements. La  caméra sera contrôlable via  les sticks analogiques des Joy-Con. Au fur et à mesure de vos excursions, le soft va vous donner des conseils sur l’utilisation des boutons, des objets trouvés et des combats. Et si vous ne souhaitez pas vous encombrer avec ça, le didacticiel est désactivable dans les options.

Relativement simple, les phases d’exploration se contentent d’aller rechercher et récupérer de la ferraille, des pièces d’armes, des coffres et des artéfacts. Ces derniers débloqueront des améliorations pour vos armes, s’échangeront contre un meilleur stuff ou déverrouilleront des compétences. Tout cela est géré à l’Arche dans des boutiques spécialisées.

La stratégie va être au cœur des combats au tour par tour. Ne pensez pas attaquer de front mais si telle est votre envie, ce sera à vos risques et périls car oui, le titre n’est clairement pas fait pour être rushé. Préparer soigneusement votre attaque et effectuer une embuscade pour vous assurer de frapper en premier, vous donnera un avantage non négligeable. En plus de cela, certaines de vos armes bénéficient d’atouts comme le silencieux, ce qui permettra d’abattre une poignée d’ennemis avant d’engager un quelconque assaut. Durant cette phase, vos personnages pourront se déplacer, tirer, recharger l’arme, lancer une grenade, effectuer un tir de couverture, se retrancher ou utiliser le pouvoir d’une mutation. Autant d’éléments pour combattre les nombreux ennemis rencontrés sur la map.

Durant votre progression, la musique sera quasi inexistante laissant place à des bruitages en tout genre en lien avec un décor post-apocalyptique. La vie n’existant plus et la Zone étant un repère à monstres, c’est la nature qui fera office de fond sonore. A l’inverse, lors des phases de cinématiques, la bande-son a été grandement travaillée par le compositeur Robert Lundgren. Cette dernière donne de la profondeur à l’univers sombre de l’opus.

Les développeurs de The Bearded Ladies ont fait le choix d’un character design se rapprochant de la bande dessinée. Et il faut le dire, cela donne énormément de charme au titre. Cependant, lors du portage sur la Nintendo Switch, le jeu a baissé en qualité au niveau des graphismes et il se peut que vous soyez quelque peu déçu par cet aspect.

Comme dans tout RPG, au fur et à mesure des combats vous obtiendrez de l’expérience. Cette dernière va vous donner accès à un tableau de compétences et plus précisément aux mutations. Chaque personnage bénéficie de caractéristiques à débloquer avec le temps ( des points de vie en plus, des cases de déplacements supplémentaires ou de nouvelles mutations). Ces bonus pourront vous accorder un avantage décisif en combat.

Lors de vos explorations, vous trouverez des artefacts et pièces d’armes qui vont vous permettre d’améliorer votre stuff et vous octroyer des bonus. Dans la boutique d’Iridia, il sera possible d’acheter de l’équipement supplémentaire et dans l’atelier de Delta, d’équiper celui-ci ou celui trouvé dans la Zone. Enfin, chez Pripp, les artefacts vous donneront accès à de nouvelles compétences (prix moins cher, qualité des soins,…)

La Nintendo Switch accueille la version Deluxe Edition de Mutant Year Zero c’est-à-dire qu’elle contient le titre initial mais pas que ! Il y aura aussi les DLC Seed of Evil et Stalker Trial (Epreuve des Traqueurs, qui correspond à un défi où vous débutez avec tous les personnages et compétences débloqués).

L’opus débute avec le choix de la difficulté : Normal, Difficile et Extrême. Si vous découvrez le genre, privilégiez le mode normal, bien assez compliqué lors des phases de combat. Parfois, vous pourrez vous balader dans des zones secondaires mais pas forcément nécessaires pour continuer l’aventure principale. Les DLC amèneront des heures de jeu supplémentaires. Attention, vous pouvez faire le contenu Seed of Evil sans finir le soft et vous vous spoilerez toute la fin au travers des cinématiques.

Inspiré du gameplay du jeu X-COM, les développeurs ont réussi à transposer l’univers post-apocalyptique du jeu de rôle sur table Mutant Year Zero dans ce RPG-Tactique au tour par tour. Malgré des graphismes souffrant du portage et des phases d’exploration parfois redondantes, le point fort de cet opus réside dans son système de combat et de la stratégie et la patience qu’il faudra pour vaincre les nombreux ennemis. Les améliorations disponibles ainsi que les compétences déblocables donneront plusieurs façons de parvenir à vos fins. La difficulté est très bien dosée et foncer tête baissée ne sera clairement pas le but du jeu. De plus, le DLC Seed of Evil allongera la durée de vie et ajoutera des morceaux d’histoire à l’aventure principale.

Test réalisé par SuperPopux sur une version offerte par l’éditeur
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