Test : My Time at Portia sur Nintendo Switch

My Time at Portia

Genre : Aventure, RPG, Simulation
Langues : Anglais, Allemand, Français, Espagnol, Italien, Japonais, Chinois
Développé par Pathea
Édité par Team17
Sortie France : 16/04/2019
Prix : 29,99€ sur l’eShop, 39,99€ version boîte ici
Taille : 2576,35 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7

Site Web Officiel

Après avoir créé votre avatar, vous commencez l’aventure alors que le protagoniste arrive à Portia, une cité-état située proche de la mer. Son père, bien qu’absent, lui a légué son atelier, quelque peu vétuste. Loin de se décourager, votre personnage va réparer cette demeure pour en faire un toit décent, proche du village côtier, bien décidé à se faire une place parmi les habitants. Si le héros est au départ totalement novice dans la matière et en concurrence avec d’autres artisans de l’île, l’artisanat deviendra son gagne-pain et c’est avec plein de courage et de détermination que cette nouvelle vie commence.

Dans un monde post-apocalyptique où la vie a repris son cours normal, vous allez vous faire un nom avec votre travail acharné, puis qui sait, rencontrer l’âme soeur et fonder à votre tour une famille.

My Time at Portia tire son gameplay de plusieurs inspirations que vous reconnaitrez sans doute lors de vos sessions de jeu. Sans créer un concept réellement innovant, Team17 a malgré tout réussi à façonner un titre maîtrisé en proposant une juste dose de variété et de complexité.

Votre personnage se trouve dans un monde évoluant en temps réel dans un cycle jour-nuit avec des heures bien précises. À la manière de la série Animal Crossing, les habitants vaquent à leurs occupations pendant la journée, menant sans interruption leur routine habituelle jusqu’à ce que vous veniez leur adresser la parole. Un calendrier liste d’ailleurs tous les événements de l’année, à surveiller si vous ne voulez pas rater des occasions de booster vos liens. En effet, la relation que vous entretenez avec chaque personne représente un aspect important du titre. Lier des amitiés ou des amours, accepter des requêtes, offrir des cadeaux, se combattre ou faire un pierre-papier-ciseau, toutes ces interactions impacteront la vision que chacun a de vous.

Cependant, si vous vous contentez de discuter quotidiennement avec chaque individu, vous risquez de passer beaucoup de temps avant de vous faire de véritables amis. La meilleure solution reste de réaliser les quêtes. Ces dernières se récupèrent en s’adressant à une personne ayant un point d’exclamation au-dessus de sa tête, ou encore en acceptant une requête au tableau présent dans le bâtiment de la guilde du commerce. Ce qui nous amène finalement au cœur du gameplay : l’artisanat.

Votre atelier abrite de nombreux éléments. Pour commencer, l’établi vous permet de fabriquer les outils basiques. C’est de cette façon que vous obtiendrez vos premières haches et pioches, indispensable pour récupérer des ressources dans la nature. Très rapidement, de nombreuses machines deviendront indispensables pour manipuler vos matériaux de base sous différentes formes. Si le cuivre pourra être fondu dans le fourneau, il sera par la suite transformé en tuyau dans le broyeur, pour construire un grill. La diversité de manipulations possibles en déroutera plus d’un au départ, mais le titre monte progressivement en complexité, en même temps que vous gagnerez en assurance et en compréhension des mécaniques. De plus, un carnet de schéma vous récapitulera tous les matériaux nécessaires à la fabrication de nombreux éléments.

Mais où trouver toutes ces ressources? Le monde ouvert que vous traversez regorge d’arbres à abattre, de pierres, minéraux à briser et également de ruines. Dans ces dernières, l’exploration se fait avec un radar permettant de trouver des reliques d’un ancien temps. Un air familier de Minecraft prendra le dessus au moment où vous commencerez à creuser les grottes en créant de véritables tunnels sans queue ni tête.

La physique du titre s’avère parfaitement exploitée dans ces phases de jeu et donne la sensation de miner où on le désire, sans restriction. Malheureusement, il vous arrivera de vous coincer dans les petits tunnels creusés, la faute à une caméra capricieuse aussitôt que l’on se retrouve sous terre. Mais les développeurs ont pensé à tout ! Dans le cas où vous vous êtes retrouvés trop loin dans les profondeurs, un jetpack vous permet de vous propulser assez haut pour remonter, tandis qu’une option simple dans le menu vous renverra au début du donjon. Et si ce dernier vous semble épuisé en matériel, vous pourrez le réinitialiser, moyennant quelques pièces d’or. En plus des ruines, de véritables donjons renfermant des boss sont présents. Ne vous attendez pas à un défi insurmontable, les combats sont globalement tous les mêmes et se basent simplement sur des attaques à l’arme et des esquives, tout ce qu’il y a de plus classique.

Si la récupération de matériaux vous ennuie, de nombreux autres loisirs existent: le jardinage, l’élevage de vaches, la pêche ou même l’équitation.

N’oublions pas un aspect important régissant My Time at Portia. Chaque action coûtera au personnage des SP (également appelé Fortitude dans les menus). Une fois cette jauge épuisée, vous serez incapable de réaliser la moindre action, sauf si vous mangez un plat ou si vous décidez d’aller dormir pour passer à la journée suivante. Finalement, ce facteur rythmera votre périple à Portia, vous restreignant dans vos actions quotidiennes et vous obligeant à bien planifier chaque journée. En vous éparpillant, vous risquez d’être bien moins efficace et de perdre un temps précieux. Heureusement, il existe quelques manières d’augmenter les SP comme en décorant votre maison avec différents mobiliers vous apportant des bonus, ou simplement en montant le niveau de votre personnage.

De plus, faire du leveling constitue un intérêt notable: votre avatar dispose d’un arbre de compétence complet, divisé en trois branches, de quoi varier les builds, d’autant plus qu’il est possible de réinitialiser vos points en allant faire une séance d’acupuncture.

Nous terminerons cette section par les détails qui fâchent. En premier lieu, des temps de chargement d’une longueur pouvant atteindre 30 secondes lors du test. Heureusement, Team17, conscient de ce défaut, a annoncé que ce souci sera patché au plus vite. En deuxième lieu, le titre accuse de quelques baisses de framerate au moment de récolter des matériaux ou de frapper un ennemi. Durant le test, nous avons également remarqué que les dialogues avec les habitants ne sont pas forcément cohérents avec la situation dans laquelle ils se trouvent, un petit détail qui aurait pu être peaufiné. Dernier point, même si le jeu nous aide avec des fenêtres de tutoriels, certains événements se déclenchent sans que l’on explique au joueur quoi faire ou comment y participer. À vous de découvrir par vous-même la multitude d’activités et d’événements existants.

My Time at Portia se dote d’un design coloré dans un monde enchanteur, fortement inspiré des créations du Studio Ghibli. En résulte des personnages au design marqué, parfois caricaturaux et amusants. La profondeur de champ est telle que l’on aperçoit les bâtiments ou les ruines au loin sans aucune difficulté, offrant une véritable impression de monde ouvert. Les musiques ont reçu une attention particulière, avec des pistes d’ambiance appelant à la découverte, contrastant avec d’autres sons bien plus entraînants ou mélancoliques.

L’utilisation des différents instruments est parfaitement adaptée pour installer l’émotion voulue au bon moment. Bien sûr, ne vous attendez pas non plus à des instants dramatiques vu le ton léger de l’ensemble de l’aventure.

On retrouve par contre quelques soucis d’affichage de texte qui débordent de leur bulle, mais heureusement, ces cas s’avèrent relativement rares.

L’aventure suit un fil conducteur de quêtes et il y a fort à parier que vous risquez de vous en détourner pour vaquer à vos occupations. Team17 a été généreux en diversité de contenu. Le temps passé à Portia risque de frôler la cinquantaine d’heures, si ce n’est plus grâce aux quêtes annexes.

À chaque avancée dans l’histoire, le jeu débloque de nouvelles possibilités, de nouvelles zones à explorer et des ressources à récolter. Finalement, la routine a du mal à s’installer, pour votre plus grand bonheur.

My Time at Portia fait parti des meilleurs titres du genre. Alliant différents gameplays, que ce soit la gestion de votre atelier, vos relations avec les habitants, les phases d’exploration des donjons, ou les multiples activités, il n’y aura jamais le temps de s’ennuyer. Le monde est vivant et vous verrez de véritables changements en avançant dans votre aventure. Démarrer avec un petit atelier sans prétention et agrandir son patrimoine s’avère particulièrement addictif. Bien sûr, le titre n’est pas exempt de défaut et des petits détails viennent entacher le tableau, sans être bloquant, excepté pour les temps de chargement qui devraient être raccourcis dans un prochain patch. Dans tous les cas, il s’agit d’un charmant jeu de gestion dont vous aurez du mal à décrocher à partir du moment où vous plongerez dedans, grâce à un concept ô combien addictif et bien amené.

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Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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