Test : New Super Mario Bros. U Deluxe sur Nintendo Switch

NEW SUPER MARIO BROS. U DELUXE

Genre : Plateformes
Langues : Anglais, Allemand, Français, Espagnol, Néerlandais, Italien, Portugais, Russe, Japonais, Chinois, Coréen
Développé par Nintendo
Édité par Nintendo
Sortie France : 11/01/2019
Prix : 59,99€ sur l’eShop, 49,99€ version boîte en vente ici
Taille : 2696,94 Mo
Joueurs : 1 à 4
Age minimum : 3 ans

Site Web Officiel

A ce jour, tout le monde s’est mis d’accord pour affirmer que la Wii U a été un immense échec commercial pour Nintendo, partant d’une bonne idée mais pas assez menée à bien, en quelque sorte, elle a été un bon prototype pour la Switch, donc on peut tout de même la remercier pour cela. Néanmoins, que la console ne se soit pas vendue est une chose, mais la qualité des jeux qu’elle abritait en est une autre, car de nombreux softs Wii U sont de vraies réussites, et la marque en est consciente puisqu’elle s’attelle à porter un maximum des meilleurs titres du catalogue de la U sur notre fétiche Nintendo Switch. Le dernier portage en date concerne le jeu dont nous allons parler aujourd’hui, New Super Mario Bros. U, qui se paye le luxe d’arriver en version Deluxe sur la nouvelle console, compilant New Super Mario Bros. U et New Super Luigi U. Ai-je réellement besoin d’expliquer l’histoire d’un jeu New Super Mario Bros. ? Sauf si vous avez vécu en ermite pendant les 30 dernières années, vous savez déjà ce qui va se tramer : comme toujours, Peach est capturée par Bowser, et il revient à Mario d’aller la délivrer. Après avoir été catapultés hors du château au tout début de l’aventure, Mario et ses amis doivent traverser les mondes pour retourner à leur point de départ et libérer la princesse. Entre Mario et Peach se dresse néanmoins une horde d’ennemis, composée des Koopalings, de Bowser Jr. et de ses nombreux sbires.

Loin de moi l’idée de critiquer le scénario d’un plateformer si réputé, mais il serait peut être temps pour Nintendo d’étoffer un tout petit peu l’histoire de ses Mario 2D, comme ils ont réussi à innover notamment dans Mario Odyssey, il est certain que c’est en leur pouvoir. Voyons maintenant comment ce Mario tient la route 5 ans après sa sortie initiale.

La série des New Super Mario Bros. mise tout sur le gameplay, qui a la chance d’être sensationnel car le reste est souvent assez fade. New Super Mario Bros. U Deluxe est donc un plateformer Mario en 2D classique, se maniant comme n’importe quel Mario que chacun a un jour tenu entre ses mains, avec ce que cela suppose de perfection en termes de mécaniques. On voyage sur une carte du monde similaire à celle que l’on pouvait trouver dans Super Mario World, où chaque monde a un thème défini et un certain nombre de niveaux. On démarre l’aventure dans une plaine herbeuse au pied d’un grand chêne, mais très vite on sera confronté aux niveaux gelés, désertiques, forestiers, à peu près tout ce que l’on a déjà vu par le passé et il est intéressant de noter que tout n’est pas linéaire, le jeu nous permettant en effet parfois de choisir dans quel monde on souhaite se rendre en premier, voire même de totalement en passer un.

C’est un gameplay standard à la sauce Mario : on saute, on écrase, on frappe, on vole, on plane, on nage et j’en passe pour aller jusqu’au bout du niveau, et même s’il y a un air de déjà-vu, il y a quelques bonnes idées de level design une fois que l’on passe le premier monde. De plus, il y a beaucoup de pouvoirs très mignons, mais rien d’aussi iconique que dans les anciens titres, il y a par exemple le super gland qui transforme notre héro en écureuil volant (plutôt planant en réalité) qui est très similaire à la cape de Mario World ou au costume de raton laveur de Mario 3, il existe même sa version améliorée, le gland P, qui permet de voler indéfiniment, mais ces deux nouveautés manquent un peu de personnalité pour être tout à fait honnête. De même, la tenue de pingouin que l’on avait déjà pu enfiler dans Super Mario Bros. Wii manque toujours d’imagination.

Yoshi revient dans sa version la plus classique, en bon dinosaure vert, mais on nous présente aussi ses 3 formes bébé, que l’on avait pas vu depuis fort longtemps. Alors que Yoshi vert est plutôt celui auquel on s’attend, les bébés apportent une nouveauté, par exemple, le violet se transforme en montgolfière alors que le bleu crache des bulles. Bien qu’ils soient très amusants, il faut reconnaître qu’ils rendent les niveaux incroyablement faciles puisqu’ils avalent tous les ennemis qui passent à leur portée sans qu’on ait à appuyer sur un bouton.

On pourrait dire que le jeu se divise en 2 parties : le jeu en solo est appréciable, le level design est au rendez-vous et les challenges ne manque pas, mais l’on tourne vite en rond, alors que jouer en multijoueur dévoile une toute autre facette du titre, 2 à 4 joueurs s’allient pour venir à bout des niveaux, rendant l’expérience beaucoup plus coopérative et compétitive. Lorsque l’on arrive à rameuter 3 autres amis, la partie devient plus que fantastique, et elle est garantie de provoquer moults fou-rires. La beauté va résider dans les magnifiques accidents que chacun va inévitablement provoquer, soit en sautant sur la tête d’un allié en l’envoyant directement aux enfers, soit en attrapant un collègue et en le jetant dieu sait où, ou soit en volant la vie dont une personne avait mortellement besoin. Choisissez bien vos amis cependant, car les mauvais joueurs ne seront pas très hilares, mais sachez que le titre s’adresse aussi aux gens qui ne jouent que très rarement ou pas du tout aux jeux vidéos, et c’est un aspect sensible pour certains dont on se doit de parler. Bien que le jeu puisse présenter de vrais challenges même pour les plus grands gamers, Nintendo a inclus différentes aides pour ceux qui n’ont pas cette aisance en jouant, et c’est encore plus le cas dans ce portage. Si vous perdez trop de fois de suite dans un niveau, vous pouvez avoir accès au super guide qui vous amènera presque automatiquement à la fin. Carottin, nouveau personnage jouable, ne peut lui être touché par rien du tout, ce qui permet aux joueurs de finir aisément les niveaux. Toadette qui est elle aussi maintenant jouable peut obtenir une super couronne et se transformer en Peachette, ce qui lui confère des pouvoirs démesurés face aux autres. En ce qui me concerne, j’applaudis ces aides, car la difficulté peut parfois être frustrante, surtout dans New Super Luigi U qui a été développé à l’origine pour plaire aux gamers plus aguerris. Bien que je sois d’accord avec le fait qu’il ne faut pas non plus nourrir les nouveaux joueurs directement dans le bec, je pense que pour une très jeune audience ces additions sont très bienvenues pour les aider à réveiller plus aisément le gamer qui sommeille en eux. Ce qui m’a semblé étrange cependant est le fait que lorsque l’on joue à 4, le 4ème joueur est forcé de jouer Toadette ou Carottin, ce qui lui confère un avantage non négligeable, mais ce n’est qu’un détail.

En dehors des 2 campagnes, il y a quelques modes supplémentaires : la ruée vers l’or, qui comme son nom l’indique vous demande de ramasser le plus de pièce le plus vite possible dans un niveau, la course aux pièces, qui est semblable mais qui ne peut que se jouer en multijoueur, et les défis qui vont vous faire réaliser plein d’étranges tâches, comme finir un niveau très rapidement, collecter un nombre défini de pièces, ou même survivre le plus longtemps possible, et tous ces modes apportent encore une bonne dose d’amusement.

Saluons aussi l’utilisation des vibrations HD, une invention magnifique de Nintendo qui a toujours le don de m’impressionner, et bien que ce jeu ne soit pas celui qui les utilise à la perfection (la médaille revient toujours à Kirby) cela reste une amélioration non négligeable de l’expérience, sentir subtilement entre ses mains les pulsations lorsque le personnage attrape un pouvoir ou frappe un bloc procure un sentiment d’immersion plus important.

Penchons nous maintenant sur la direction artistique de ce Mario. Je ne vais évidemment pas critiquer la fidélité visuelle au jeu original, Nintendo sait faire son travail, et le boost pour passer au 1080p depuis la version Wii U est sans surprise une réussite. Cependant, force est de constater que le style est assez fade, il n’y a que très peu de personnalité, et un grand vide en ce qui concerne les détails, la faute sûrement à une deadline serrée lorsque le jeu a dû sortir en même temps que la Wii U, il manque réellement un petit quelque chose pour le faire ressortir face aux autres titres de la licence. Certains des mondes ont tout de même un style très original qui n’a encore jamais été vu, comme par exemple des fonds étranges calqués sur des peintures de Van Gogh, mais ils sont peu nombreux et clairsemés. Notons que le soft est fantastique en mode portable, bien mieux que sur le Wii U gamepad, c’est le jour et la nuit tant le jeu est beaucoup plus beau sur l’écran de la Switch, et il tourne avec une extrême fluidité  comme on peut s’y attendre de la part de Nintendo, je n’ai pour ma part rencontré aucune baisse de framerate.

La musique est plutôt faible pour un porte étendard de la firme japonaise, le légendaire compositeur Koji Kondo n’étant que superviseur ici, laissant sa place à Shiho Fuji et Mahito Yokota, qui se contentent de jouer la clé de la sécurité, les mélodies sont plaisantes, mais ne sont en réalité qu’un éternel remix d’un thème, ce n’est pas mauvais du tout, mais peu ambitieux, surtout pour un jeu Mario.

Avec New Super Mario Bros. U et New Super Luigi U, vous êtes assurés d’obtenir une quinzaine à une vingtaine d’heures de jeu si vous ne cherchez qu’à finir les modes aventure, mais si vous visez les 100%, obtenir toutes les grosses pièces ne sera pas une courte tâche. Deux jeux en un, plus les modes bonus, cela signifie beaucoup de plateformes sur lesquelles sauter, et Nintendo maîtrise le level design à la perfection, n’ayez crainte de ce côté là.

Et comme je l’ai déjà expliqué, le titre se transforme lorsque l’on joue à plusieurs, il prend un tout nouveau visage qui est certain de déclencher des fous rires, à défaut d’offrir une véritable compétition. Quand on joue à Mario, on cherche d’abord à s’amuser non ?

Au final, il est nécessaire de dire aux possesseurs de la version Wii U qu’ils n’ont pas réellement de raisons d’acheter ce portage, sauf pour les vibrations, la portabilité et les aides approfondies. Pour les nouveaux joueurs cependant, en l’absence de jeu Mario 2D sur Switch, New Super Mario Bros. U Deluxe est un ajout bienvenu au catalogue de la console, même s’il est probablement le moins inspiré de la licence. Le gameplay est fantastique, accessible à tous, et surtout complètement addictif et fun à plusieurs, il serait plus vrai de le vendre comme un party game, tant il est plus amusant en multijoueur. Le jeu est beau, même si un peu vide, il tourne merveilleusement bien sur la dernière née de Nintendo, et il était nécessaire de le faire découvrir au plus grand nombre, comme beaucoup de joueurs ont fait l’impasse sur la Wii U, et on ne peut pas leur en vouloir. Bientôt la Switch aura absorbée toutes les pépites de son aînée, et même si certains cyniques se plaignent de ces nombreux portages, à la sortie tout le monde obtient un jeu de qualité auquel peu de gens ont eu la chance de jouer, alors on ne peut qu’encourager Nintendo à continuer dans ce sens !

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Test réalisé par Natingle42 sur une version offerte par l’éditeur
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