Test : NieR:Automata The End of YoRHa Edition sur Nintendo Switch

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Test : NieR:Automata The End of YoRHa Edition sur Nintendo Switch

Test : NieR:Automata The End of YoRHa Edition sur Nintendo Switch

Genre : Action, RPG
Langues : Anglais, Japonais Sous-titres : Français
Développé par Platinum Games
Édité par Square Enix
Sortie France : 06/10/2022
Prix : 39,99€ sur l’eShop, 34,99€ version boîte 
Taille : 11153,00 MB
Joueurs : 1
Age minimum : 18+

Site Web Officiel

SCENARIO

NieR:Automata est arrivé il y a cinq ans déjà sur Playstation 4. Sorti de l’imaginaire de Yoko Taro (Drakengard), il a marqué les joueurs de manière quasi instantanée. Il traverse les années sans vieillir et sans être boudé par toute une communauté qui le considère comme un des meilleurs RPG de tous les temps. Jusqu’à présent limité aux consoles de salon, le soft débarque pour notre plus grand plaisir sur la l’hybride de Nintendo dans sa version NieR:Automata The End of YoRHa Edition, grâce aux développeurs de Platinum Games.

Nous sommes dans un futur post-apocalyptique. La Terre a été attaquée par une race extraterrestre belliqueuse. Cette dernière a utilisé des hordes de robots pour envahir la planète. Les humains ont été contraints de fuir sur la Lune, mais ils n’ont pas abandonné la lutte. Sur une station orbitale, ils préparent la contre-attaque au sein de l’organisation YoHRa, et envoient des androïdes entrainés au combat.

Nous incarnons 3 personnages différents et suivons l’histoire selon leur point de vue. Tout d’abord 2B, une androïde de combat qui manie le sabre avec dextérité. Puis 9S, un scanner, tacticien, capable de pirater des machines. Et enfin A2, un modèle obsolète, mais tout aussi redoutable. A travers leur combat pour libérer la Terre, ils vont découvrir les vraies motivations des machines et s’interroger sur leur propre condition.

GAMEPLAY

NieR:Automata se présente comme un jeu mélangeant éléments d’action/beat ’em all et RPG. Après un niveau complet servant de tutoriel, nous nous rendons rapidement compte de la variété du gameplay proposée par l’équipe de Platinum Games. Nous avons par exemple des phases de shoot ’em up, à bord d’un avion de combat, qui alternent scrolling horizontal et vertical avec une aisance déconcertante.

Nous pouvons également contrôler notre personnage en mode 2D avec des séquences de plateforming. Puis ensuite, passer sur de la 3D open-world et parcourir des vastes étendues désertiques.

Cette diversité permet à la fois ne pas s’ennuyer mais aussi de découvrir les capacités de nos personnages. Les phases d’action sont particulièrement nerveuses, proches de celles de Devil May Cry. Les combos sont nombreux, soutenus par la grâce et l’habileté de 2B, qui tranche ses ennemis et les cognent, du sol jusque dans les airs. Les machines sont elles aussi variées et deviennent de plus en plus intelligentes. Douées de parole, elles tentent parfois de jouer avec nos sentiments. A nous de les réduire en pièces détachées grâce à notre sabre et notre pod de combat, qui tire des salves de balles avec ou sans visée automatique.

A côté de cela, nous avons également des phases d’exploration, nécessaires pour découvrir le monde qui nous entoure et farmer des objets précieux. Au fur et à mesure, nous rencontrons certaines poches de résistance qui nous confient des quêtes annexes. Comme tout RPG qui se respecte, ces dernières sont un bon moyen de monter en niveau, développer des compétences et améliorer notre équipement. Même si certaines quêtes sont dispensables, d’autres mettent en exergue la personnalité de nos androïdes. Et contrairement aux apparences, ils en ont une !

2B est calme et habile dans ses combats tandis que 9S est réfléchi et enthousiaste. Mais nous n’avons pas l’impression d’avoir affaire à des machines. Au contraire, ils sont attachants, se posent de vraies questions existentielles et leur dialogues sont remplis d’émotions. En définitive, ils nous paraissent plus humains que les humains eux-mêmes et c’est une des forces de ce NieR:Automata.

Egalement, nous avons un système de progression. Les montées de niveau améliorent nos statistiques d’attaque, de défense et de rapidité. Mais il y a aussi l’obtention ou la modification des armes. De nombreux sabres et épées sont récupérables tout au long de l’aventure. De la même manière, un système de puces permet de personnaliser les caractéristiques de notre personnage. A nous de profiter des nombreux emplacements de puce pour “fabriquer” un androïde à notre image, avec ses forces et faiblesses. Une idée très intelligente! Et si nous mourons ? Notre “conscience” est transférée dans un nouveau corps. En revanche, pour récupérer nos puces et équipements, il faut retourner sur les lieux de notre “mort” et inspecter la dépouille.

GRAPHISMES ET BANDE-SON

Les portages de jeux Playstation 4 sur Nintendo Switch ne se passent pas toujours comme prévu. Entre latences, bugs, graphismes appauvris, que vaut donc ce NieR:Automata sur console hybride? Eh bien, cette version est relativement solide! C’est fluide, avec de rares chutes de frame-rate. Les combats sont punchy et souvent explosifs. Les phases de shoot ’em up sont réactives, que ce soit en mode docké ou en mode portable. On privilégiera toutefois une manette aux Joy-Con, ces derniers étant trop petits pour enchaîner correctement les combos. A noter que la fonction gyroscope peut être activée.

Les graphismes sont tout à fait corrects, mais manquent de détails. On a parfois des textures manquantes, de l’aliasing et une faible distance d’affichage. En exploration, cela se fait d’autant plus ressentir lorsque la mini-map nous indique des ennemis qui apparaissent presque au dernier moment. C’est moins gênant dans la mesure où le monde de NieR:Automata est plutôt vide de vie. Il y a peu d’éléments auxquels se raccrocher, à part à l’occasion quelques animaux.

C’est un point négatif qui peut également être perçu comme positif. Nous naviguons dans de vastes villes en ruine, des déserts chauds hostiles, des forêts désolées ou des zones industrielles détruites. Le côté post-apocalyptique est prédominant, réhaussé par des couleurs ternes, presque sépia. Qui ne s’est pas arrêté pour contempler la vue ?


Enfin, parlons des personnages, dessinés par Akihiko Yoshida (Final Fantasy). Le chara-design est très soigné, avec des protagonistes charismatiques, presque réalistes.


Les musiques, signées Keiichi Okabe et Keigo Hoashi, sont contemplatives. On alterne parties atmosphériques et mélancoliques au piano et plus épiques ou mécaniques, et d’autres émotives avec des chants lyriques. La bande-son, qui accompagne notre périple, est magnifique.

CONTENU ET DUREE DE VIE

NieR:Automata a une durée de vie tout à fait exceptionnelle. Il dispose de plusieurs fins (26!) dans des New Game + incitant le joueur à varier sa méthode de jeu. Car faire ou ne pas faire telle ou telle action n’est pas dénué de conséquences ! On compte donc une bonne trentaine d’heures pour une première partie, et le double voire le triple pour tout terminer à 100%.

Cette version de NieR:Automata The End of YoHRa inclut le DLC 3C3C1D119440927 qui comprend trois types d’arènes pour se défouler (amphithéâtres) ainsi que des épreuves. Trois types de costumes inspirés des personnages de NieR Replicant peuvent être obtenus en tant que récompenses.

Est-ce que ça vaut le coût de s’attaquer à NieR:Automata The End of YoRHa Edition sur Nintendo Switch? Eh bien, oui. Malgré ses défauts, environnements vides et ses graphismes qui manquent de détails, il faut dire que ce soft a tout un tas de qualité. Des personnages attachants, un gameplay nerveux et riche, une histoire prenante et intelligente et une bande-son captivante. De plus, la Nintendo Switch a un argument de taille : la dualité de son mode de jeu, en docké ou en portable permettant à tout un chacun de profiter de son soft, n’importe où.

Test : NieR:Automata The End of YoRHa Edition sur Nintendo Switch

8.5

SCENARIO

8.5/10

GAMEPLAY

9.0/10

GRAPHISMES

7.0/10

BANDE-SON

9.0/10

CONTENU ET DUREE DE VIE

9.0/10

Les plus

  • Des combats fluides et nerveux
  • Un système d'amélioration bien pensé
  • Une bande-son aux petits oignons
  • Des personnages attachants
  • Une ambiance captivante

Les moins

  • Les Joy-Cons ne sont pas adaptés
  • Une fonction gyroscope inutile
  • Des graphismes peu détaillés
  • Un monde en ruine vide de vie
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