Test : Niffelheim sur Nintendo Switch

Test : Niffelheim sur Nintendo Switch

Niffelheim sur Nintendo Switch

Genre : Survie, Aventure
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Coréen, Portugais, Russe, Chinois
Développé par Ellada Games
Édité par Ellada Games
Sortie France : 20/09/2019
Prix : 14,99€ sur l’eShop
Taille : 1398,80 Mo
Joueurs : 1 joueur
Age minimum : 12 ans

Site Web Officiel

Initialement paru en 2018 sur PC, Niffelheim s’offre aujourd’hui un portage sur Nintendo Switch qui tente d’apporter sa recette « survival/aventure » sur la nomade de Big N. Nous y contrôlons un guerrier viking, qui perd malheureusement la vie au combat. Si la mort de notre héros n’est pas problématique puisque les portes du Valhalla s’ouvrent à lui, ce dernier déchantera lorsqu’il réalisera qu’il ne se trouve pas au paradis escompté mais dans un royaume maudit : Niffelheim.

Niffelheim sur Nintendo Switch
À la recherche des portes du Valhalla, vous explorerez de sombres donjons !

Notre but est donc simple : il faut parvenir à atteindre le royaume céleste tout en survivant aux dangers qui se nichent à Niffelheim. Pour cela, il faudra construire son camp de base, se battre, amasser des ressources et explorer de sombres donjons. Sur le papier, le scénario du titre propose assez de fantaisie pour enchanter le joueur. Cependant, une fois manette en main, on constate que le manque de détails sur l’univers et l’absence de contenu réellement scénarisé manque à l’appel.

Pour atteindre le Valhalla, il va falloir travailler dur. Couper des arbres, abattre de la roche et chasser seront vos premiers réflexes de survies en début de partie. Très vite, le jeu nous explique comment croître et construire nos premiers bâtiments. Très vite, on se prend au jeu et l’envie de se développer prend le dessus : il en faut plus, toujours plus. Les premiers instants de jeu sont donc convaincants et aguicheurs, mais cela est sans compter les petites erreurs qui apparaissent sur la longueur.

Niffelheim sur Nintendo Switch
Vous devrez faire croître votre base tout au long du jeu !

C’est précisément là qu’un premier détail vient frapper : l’inertie de notre avatar. Le jeu est en 2D horizontale, et certains allers-retours peuvent vite devenir longs au vue de l’inertie assez grande du personnage. Avancer, se retourner, abattre un arbre ou se battre : il y a un temps plutôt lent durant lequel l’action se déroule. Sur le long-terme, une légère frustration peut apparaître. Sentir que notre héros ne nous répond pas tout à fait à la millième de seconde près, et cela peut agacer.

Niffelheim sur Nintendo Switch
Certains déplacements peuvent paraître longs…

Ceci étant dit, le titre souffre d’un problème bien plus important : son manque d’ambition. Même s’il propose une recette assez variée qui peut séduire, on ne peut passer à côté des mécaniques de crafts, de combats et d’exploration qui auraient beaucoup gagnées à être un peu plus affinées. De plus, on constate un déséquilibre assez flagrant au niveau des ressources. Un coup, cela demande peu de moyens et un coup une quantité mirobolante, laissant le joueur seul avec son envie de farmer. En l’état, il en ressort un titre certes bon, mais qui donne en bouche un arrière-goût d’inachevé.

La direction artistique du titre est, en revanche, assez léchée et assez enivrante pour donner l’envie d’en apprendre plus sur le « lore ». Cependant, et comme cité plus haut, le manque de narration et de contexte scénaristique pénalisent la DA. Aussi belle soit-elle, elle ne reflétera jamais qu’un décor vide. Rendons néanmoins au titre ce qu’il lui appartient : son choix artistique est sa plus grande qualité, tant les décors sont riches et beaux.

Niffelheim sur Nintendo Switch
La direction est le gros point fort du titre : sublime et enchanteresse !

Pour le reste, c’est très dommage, car la bande-son fait également bien le boulot de retranscrire ce royaume vide peuplé de démon et d’ennemis en tout genre. Il en ressort un « tout » cohérent et très convaincant. Cependant, une direction artistique qui n’est pas aidée par une description de son univers perd un peu de sa saveur.

Le titre tend pourtant à se rattraper par le contenu qu’il propose. Les recettes de crafts sont nombreuses, tout comme l’équipement et les bâtiments que l’on peut bâtir sur notre base. En soi, le contenu est plutôt généreux et constitue une réelle force. Toutefois, ces éléments doivent être utilisés par des mécaniques de gameplay qui lassent au bout de quelques heures.

Niffelheim sur Nintendo Switch
Le jeu se veut redondant sur le long-terme !

Ce n’est pas tout, puisque si la version PC de Niffelheim pouvait se targuer d’avoir un mode multijoueur en ligne ou en local : chose absente de cette version Nintendo Switch. Cela aura probablement un impact sur votre ressenti en jeu. En effet, le parcourir seul avec ses défauts actuels n’aide pas vraiment à s’immerger totalement.

Niffelheim est donc un titre en demi-teinte. D’un côté, nous avons une belle proposition d’un jeu de survie/aventure dans un univers viking qui séduit. De l’autre, nous avons un titre est n’arrive pas se donner les moyens de ses ambitions sur le plan technique. Les mécaniques de gameplay ne sont malheureusement pas assez poussées. De plus, la lenteur générale et les quelques problèmes d’équilibrages sont autant d’éléments qui renforce une impression de « vide ». Comprenons-nous bien, le titre n’est pas mauvais en soi, mais manque d’une certaine justesse. Si vous pensez pouvoir apprécier Niffelheim en dépit de ses travers, vous pouvez tenter l’expérience. Dans le cas contraire, vous pouvez passer votre chemin.

Test de Niffelheim réalisé par Jibenc0 sur une version offerte par l’éditeur
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