Test : Omega Labyrinth Life sur Nintendo Switch

OMEGA LABYRINTH LIFE

Genre : Aventure, RPG
Langues : Japonais Sous-titres : Anglais, Japonais
Développé par Matrix Software
Édité par D3 Publisher
Sortie France : 01/08/2019
Prix : 59,99€ sur l’eShop, 56,05€ version boîte en vente ici ou 112,11€ version collector en vente ici
Taille : 3186,62 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 16 ans

Site Web Officiel

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je pense qu’il est bon de faire un rapide historique de ce qu’est Omega Labyrinth Life (parce que je ne vais pas mentir, je n’avais aucune idée de ce sur quoi j’allais poser les mains avant de lancer le titre pour la première fois). Ce jeu est mystérieusement apparu dans les recommandations de nombreuses personnes sur la Switch, sans que l’on comprenne réellement le pourquoi du comment, il semble que l’algorithme des tendances de la console soit encore plus obscur que celui de YouTube. La licence est relativement récente, d’autant plus en Occident où elle a été visée par de nombreuses critiques. Le premier jeu est tout d’abord sorti sur PlayStation Vita au Japon, mais Sony a refusé de le sortir en Europe. Omega Labyrinth Life est le troisième titre de la série, et il a également été le sujet d’une controverse puisque les développeurs se sont pliés aux exigences de PlayStation en enlevant des éléments du jeu pour pouvoir le sortir chez nous. Nous devons actuellement nous trouver dans un univers parallèle très étrange puisque Nintendo a autorisé la sortie de ce jeu sur Switch sans aucun type de censure, la version PS4 n’est donc pas l’originale, alors qu’elle l’est sur la console hybride. Quand on connaît le passif de Nintendo vis à vis de la censure de nombreux titres en Occident, c’est forcément très étrange de découvrir cela.

L’histoire d’Omega Labyrinth Life prend place dans une université d’élites pour filles où les bancs sont occupés par des premières de la classe, et l’école abrite également un magnifique jardin très renommé. Pour la première fois dans l’histoire de l’établissement, une étudiante y est transférée depuis une autre école, et c’est elle qui va nous servir d’héroïne et de protagoniste principale. Nous allons donc contrôler Hinata, mais malheureusement dès son arrivée le jardin magnifique qui ne fane jamais, même en hiver, commence à mourir. Certaines de ses camarades vont ainsi l’accuser puisque la coïncidence est trop grosse, et Hinata va alors vouloir prouver son innocence en allant combattre dans des donjons au sein d’un monde parallèle dangereux et féerique que cache le jardin pour trouver de précieux nectars qui vont permettre de rendre au parc sa gloire d’antan. L’histoire n’est pas la plus exceptionnelle que l’on puisse inventer, mais elle a au moins le mérite d’être tenue jusqu’à la fin.

Qu’est-ce donc qu’Omega Labyrinth Life ? Et bien c’est un RPG et ce qu’on appelle un “dungeon crawler” où l’on va s’aventurer de plus en plus loin dans des donjons pour se battre contre des monstres et des boss. Pour ceux qui ont déjà joué à Chocobo’s Mystery Dungeon ou bien à un Pokémon Donjon Mystère, vous savez déjà à peu près tout des grandes lignes du gameplay. Ce titre-ci est un peu plus hardcore cependant, puisque les donjons sont générés aléatoirement, et qu’ils sont remplis de pièges. Quand vous vous déplacez un pas par un pas sur une grille qui crée l’environnement, les ennemis font de même. Vous allez pouvoir vous déplacer en diagonale, faire des boosts, ramasser des objets sans savoir leur quantité ni ce qu’ils font au premier abord, et lorsque vous finirez le donjon et en sortirez vivant, votre niveau retombera à 1. Comme il est toujours nécessaire de monter de niveau à chaque nouveau donjon, le jeu ne devient pas plus facile avec le temps, ce qui en fait un titre plutôt complexe dans la veine des dungeon crawlers.

Maintenant que je viens de vous énoncer l’essentiel du gameplay, il est temps de rentrer dans le côté plus obscur de ce jeu. Le point le plus important de ce titre réside dans les seins des personnages, oui vous avez bien lu. Quand vous commencez l’aventure, Hinata commence avec un bonnet C, mais plus vous allez battre de donjons, plus vous allez gagner du “pouvoir Omega” qui va faire grandir son tour de poitrine. A quoi une telle mécanique peut-elle bien servir en termes de gameplay ? Souvenez-vous du moment où je disais qu’on ne peut savoir ce que les objets font en les ramassant, et bien pour le découvrir il va suffir de les frotter entre les seins des personnages, et plus ils seront gros, plus les objets pourront avoir un effet important. C’est pour le moins surprenant… Mais ce n’est encore que la partie immergée de l’iceberg. Je peux également parler du système de massages qui vous permet des masser les protagonistes pour obtenir de précieux nectars utiles dans l’aventure. Et je n’en dirai pas plus, au moins pour ne pas abîmer l’âme d’enfants de certains des lecteurs. Quand on ne se bat pas dans les donjons, on peut explorer l’extérieur de l’université et nouer des liens avec nos camarades de classe, c’est relativement mignon, mais attendez vous à rencontrer quelques personnages au discours très tendancieux…

Il existe enfin une mécanique de customisation où l’on va pouvoir recréer le jardin et obtenir des bonus grâce à cela, mais ce n’est pas très poussé et on s’en lasse très vite en toute honnêteté.

La musique du jeu est décente mais n’a rien de très mémorable, elle s’adapte bien au thème de l’aventure, de la même manière que l’environnement sonore de la partie dungeon crawling est convaincant. Les alentours de l’école sonnent également très aristocratiques et floraux, le pari est donc réussi de ce côté là. Le titre est également entièrement doublé en japonais, à la manière d’un Shōjo avec des notes très aiguës et des voix très enfantines, si vous n’avez pas aimé le doublage de Senran Kagura ou de Fate/EXTELLA par exemple, vous n’aimerez pas celui-ci non plus.

Les graphismes sont un point relativement faible, dans les moments où vous allez interagir et vous battre les personnages sont en mode chibi, on peut aimer ce style bien entendu, mais les textures sont clairement peu travaillées, on a l’impression que le jeu pourrait tourner en pleine vitesse sur 3DS. Les parties dessinées à la main quand l’histoire avance et quand on dialogue sont cependant magnifiques, mais on regrettera tout de même le mauvais goût d’animer seulement la poitrine des personnages dans ces moments là pour la faire ballotter dès qu’une phrase est prononcée, c’est gratuit et peu reluisant.

Difficile de dire si ce titre est plutôt long ou court, tout simplement parce que comme chaque donjon va devoir être réalisé en revenant constamment au niveau 1, le jeu est assez complexe et votre habileté dans le domaine des dungeon crawlers va donc peser dans la balance. Un DLC est également proposé, et comme on pourrait s’en douter vu l’aura du titre, il va permettre d’afficher les personnages en bikini… Le bon goût est resté à la porte depuis longtemps de toute façon.

L’éditeur a même poussé le vice jusqu’à proposer une édition collector au Japon avec bien évidemment le fidèle repose main représentant une fille à la poitrine plus que généreuse. Aurait-on pu s’en passer ? Oui certainement, mais après tout, autant aller jusqu’au bout du délire.

Dans l’ensemble, Omega Labyrinth Life est un titre plutôt moyen, le gameplay du dungeon crawling est relativement sympathique et complexe, mais la direction artistique est passable et le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, loin de là. Quand on rajoute à cela le relatif mauvais goût du fanservice avec des jeunes filles pauvrement vêtues mises en avant comme argument de vente, ce jeu là ne déroge pas à la règle : le jeu flirt constamment avec des sous-entendus sexuels, et comme souvent c’est pour cacher le fait qu’il n’a pas grand chose d’autre à proposer… Les fans du genre y trouveront peut-être leur compte, mais si vous cherchez juste un bon dungeon crawler, vous trouverez bien mieux ailleurs.

Test réalisé par Natingle42 sur une version offerte par l’éditeur
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