Test : Omega Strike sur Nintendo Switch

Omega Strike

Genre : Jeu de tir, Action, Arcade
Langues : Allemand, Russe, Chinois, Anglais Sous-titres : Allemand, Russe, Chinois, Anglais
Développé par Woblyware
Édité par Digerati Distribution
Sortie France : 24/12/2018
Prix : 14,99€ sur l’eShop
Taille : 87,03 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7+

Site Web Officiel

Afin d’augmenter son efficacité, l’armée lance un projet de renforcement biologique sous la houlette du Professeur Oméga. Après quelques tâtonnements, la formule miracle voit le jour avec des résultats impressionnants. Le haut commandement décide donc d’administrer le produit à grande échelle. Comme vous vous y attendez, c’est là que les choses basculent…

Le Professeur Omega et sa prise de pouvoir

En effet, les soldats se transforment après quelque temps en féroces mutants à la botte du Professeur. Celui-ci en profite ainsi pour prendre le contrôle du pays. La résistance s’organise sous la forme d’une milice secrète. Le joueur se retrouve à diriger trois soldats d’élites aux compétences complémentaires et bien décidés à libérer la population du joug de ce nouveau tyran.

Dans Omega Strike le gameplay se veut simple et efficace. Il y a quatre actions de possibles : tirer, sauter, switcher de personnage et le “spécial”. Afin d’éviter de martyriser à outrance nos boutons, le tir automatique est même disponible de base. Si on apprécie la chose, malheureusement, cela facilite un peu trop certains passages (comme lors des boss). Il est possible de s’allonger pour esquiver les tirs ennemis ou encore de tirer à la verticale.

Notre fine équipe au complet

La principale originalité du titre vient de la présence des trois héros possédant chacun leurs propres compétences. Passé le tutoriel, où vous pourrez vous familiariser avec les commandes, vous ne vous retrouverez qu’avec Sarge. C’est le chef de l’escouade, avec une cadence de tir et une portée importante, mais des dégâts en retrait. Son utilité arrive avec son spécial, à savoir la roulade qui permet de passer dans les passages étroits puis sa capacité à s’accrocher aux tuyaux. Sa première mission sera de retrouver ses camarades capturés.

Sarge le spécialiste de l’infiltration

Vient ensuite Bear, le costaud de l’équipe. Il est armé d’un lance-grenade dont les projectiles suivent une courbe et peuvent rebondir. Bien pratique pour dégommer les ennemis en contrebas ou cachés derrière un obstacle. Il est capable de pousser les gros blocs entravant la progression ou qui serviront de plateforme intermédiaire. Je vous laisse la surprise de la seconde capacité spéciale…

Le chemin est bloqué ? Bear est là !

Pour finir, vous trouverez Dex. C’est le ninja de l’équipe avec la possibilité d’effectuer un double saut bien pratique pour atteindre certaines plateformes trop hautes ou encore esquiver les ennemis. Il est armé d’un fusil à pompe. Ses dégâts sont élevés mais la portée est très courte. Tout comme pour Bear, je vous laisse la surprise de l’autre spécial !

Un double saut est tout est plus simple !

Le titre de Woblyware est ce que l’on appelle un Metroidvania. En effet, le jeu est découpé en zones différentes et il vous faudra revenir les arpenter plusieurs fois au fur et à mesure que vos compétences se débloquent. Il y a également une pointe de RPG avec la possibilité d’augmenter la portée et la puissance des différentes armes en échanges des pièces et trésors glanés au fil des niveaux. Si une mini-map se complète en automatique au fur et à mesure de notre progression, elle souffre malheureusement d’une trop grande simplicité. Il aurait été agréable de pouvoir zoomer sur une salle et ainsi savoir ce qui nous a bloqué. Au lieu de cela, il faudra s’en souvenir, ce qui se soldera parfois par quelques allers et retours fastidieux.

Une carte pas assez détaillée

Côté maniabilité, c’est un sans-faute. Nos soldats sont très réactifs. On appréciera particulièrement la possibilité de changer de direction pendant un saut. Cela permet d’aborder les quelques phases de plateforme bien plus sereinement et vous ne devriez jamais avoir envie de jeter votre console par la fenêtre. Les hits box sont très bien définies, aussi bien sur nos soldats que sur les ennemis. Cette absence d’approximation rend l’expérience de jeu agréable.

Graphiquement, Omega Strike fait la part belle aux pixels dans la pure tradition des années 90. Le titre s’inspire clairement de certaines productions de chez SNK. L’ensemble est propre avec des couleurs flashy. Les sprites sont suffisamment détaillés et ne tombent pas dans la bouillie de pixels. Point important, ennemis et éléments destructibles s’intègrent bien dans les éléments du décor tout en restant visibles. On regrettera qu’il n’y ait pas plus de pointes d’humour tout au long du jeu : on en trouvera uniquement au village principal lors des rares discussions avec les PNJ.

Des boss différents, mais trop simples

Les différents environnements se démarquent bien les uns des autres. Chaque zone profite de son type d’ennemis et de leurs attaques spécifique. L’effort de diversité et louable et renouvelle la curiosité du joueur. Malheureusement, passé les premières minutes de chaque niveau, la surprise laisse la place à une petite routine dont le jeu n’arrive pas à sortir. Il manque clairement quelques animations en arrière-plan, un peu plus d’effets pyrotechniques (Sur les boss par exemple dont les explosions sont… sommaires), ou un level design un tantinet plus poussé pour vraiment continuer à nous garder en haleine. Idem pour les “zones secrètes” renfermant les capsules de vie… Qui ne sont pas spécialement secrètes puisque visibles en arpentant les niveaux. Dommage !

Des zones secrètes, pas si secrètes…

Il n’y a pas grand chose à dire sur la bande son. Celle-ci fait, elle aussi, honneur aux années 90 avec des sonorités qui rappelleront des souvenirs aux joueurs ayant connu cette époque. Mais comme le reste du jeu elle ne se démarque pas spécialement et reste très convenue. Elle a au moins l’avantage de ne pas nous taper sur les nerfs.

C’est à cinq zones aux ambiances variées que vous allez devoir vous frotter et à pas moins de douze boss bien différents. Au fur et à mesure que l’on avance, de nouvelles capacités vont être débloquées pour nos trois héros. Cela leur permettra principalement de pouvoir accéder à de nouvelles sections au sein des niveaux déjà fait. Si l’idée est bonne, il n’y a rien qui nous indique le type d’obstacle qui nous a obligés à faire demi-tour ! La conséquence étant une perte de temps assez frustrante dans la deuxième moitié de l’aventure. Un conseil, munissez-vous d’un papier et d’un crayon pour le noter, ça pourrait vous servir.

Seul endroit qui vous fera sourire, le village principal

Autre point en demi-teinte : le manque de nervosité du titre. Une fois passée la première heure et les effets de la nouveauté envolés, on regrette un peu le manque de peps lors des affrontements. Le rythme des attaques des ennemis aurait aussi gagné à être un peu plus élevé par exemple. Cette sensation est renforcée par une difficulté générale un peu trop faible, à tel point que l’on en oublie parfois de regarder la jauge de vie qui peine à se vider. Un conseil, basculez directement en difficulté élevée pour un tout petit peu plus de challenge. Comptez entre six et huit heures pour voir les crédits de fin.

Omega Strike est donc un savant mélange de différents ingrédients qui en font un jeu correct ; mais le titre de Woblyware n’arrive pas à transformer l’essai de façon efficace. En effet, entre un level-design trop gentil et qui ne met pas assez en avant le principe des trois héros interchangeables, une difficulté trop peu élevée et un rythme global trop mou, le joueur reste dans l’attente de la poussée d’adrénaline qui hisserait le jeu au rang d’expérience inoubliable. Heureusement, son gameplay peaufiné et très réactif ainsi que ses graphismes le sauvent de l’oubli. Si vous avez fait le tour de ce que propose la console alors il vous fera patienter un attendant mieux.

Test réalisé par Patbol1 sur une version offerte par l’éditeur
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