Test : Onimusha: Warlords sur Nintendo Switch

Onimusha: Warlords

Genre : Action, Aventure, Hack’N’Slash
Langues : Japonais, Français, Allemand, Italien, Espagnol, Chinois, Anglais
Développé par Capcom
Édité par Capcom
Sortie France : 15/01/2019
Prix : 19,99€ sur l’eShop
Taille : 10362,03 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 16

Site Web Officiel

Onimusha: Warlords a une histoire fictive, mais ancrée dans le contexte historique du Japon de l’époque Sengoku (fin du XVIème siècle). Le clan Saito, dirigé par Yoshitatsu, affronte le clan Oda du seigneur Nobunaga. Ce dernier remporte la victoire, mais une flèche lui transperce aussitôt la gorge. Une poignée de jours plus tard, un jeune samouraï dénommé Samanosuke Akechi reçoit une lettre de la princesse Yuki Saito, datée du 20ème jour du 8ème mois de l’Ere Eiroku, dans laquelle elle l’informe que le château d’Inabayama est frappé par de multiples disparitions depuis que des démons ont assiégé le royaume. Alerté par la situation, le héros rejoint l’héritière, qui se fait enlever sous ses yeux. Afin de la sauver, il entame un périple accompagné de Kaede, une kunoichi ; périple au cours duquel il découvrira de nombreux secrets et l’identité de la personne derrière l’assaut des démons. Saurez-vous incarner ce guerrier dans le but de restaurer la paix ?

Le titre de Capcom est un hack’n’slash accompagné de quelques énigmes. En gros, votre samouraï doit découper tout ce qui passe devant lui en essayant de résoudre des casse-têtes lui permettant de déverrouiller des portes et des objets tels que des documents révélant des pans de l’intrigue ou des biens pouvant enclencher divers mécanismes nécessaires à votre progression. Bien que les mécaniques du jeu soient simples, celles-ci n’en demeurent pas moins très efficaces. Néanmoins, même si le tout est facile à prendre en main, il est dommage que certaines fonctionnalités ne soient pas bien expliquées, notamment en ce qui concerne la possibilité de viser et d’esquiver, deux éléments pourtant fort utiles.

L’originalité de cet opus, c’est qu’il propose un gantelet magique à l’origine d’une bonne partie du gameplay. Cet objet est une sorte de réceptacle qui permet d’absorber les âmes libérées par les monstres que vous tuez. Plus vous en absorbez, plus son pouvoir augmente. Par ailleurs, selon la couleur de l’âme, vous pouvez vous soigner (jaune), collecter des orbes (rouge), ou charger votre jauge d’oni (blanche). Les orbes ont également un rôle important à jouer, puisque c’est grâce à elles que vous pourrez améliorer les katanas ainsi que les armes secondaires (flèches de l’arc et balles de l’arquebuse) de votre personnage, en passant par les items de soin (herbes et médicaments). Quant à la jauge d’oni, on pourrait la comparer à des MP. Celle-ci permet de déchaîner une puissante attaque qui, selon le katana utilisé, aura un effet différent. A noter qu’ils sont chacun lié à un élément : foudre, feu, et vent. Enfin, vous pourrez entre autres collecter des espèces de talismans en forme de Yin et de Yang afin d’augmenter votre vie et votre oni.

L’autre point positif c’est que dans certaines phases de jeu, vous devrez incarner Kaede dans le but de résoudre des énigmes en manipulant les deux personnages. Vous pourrez également vous battre avec la kunoichi à coup de dague et de kunai. Malheureusement, celle-ci reste très secondaire et son gameplay n’est pas du tout étoffé puisqu’il consiste simplement à marteler la touche d’attaque. C’est dommage, car si elle avait été mieux développée, elle aurait pu apporter une force non négligeable au jeu de Capcom.

Maintenant que vous avez ces éléments de gameplay en tête, venons-en donc aux touches que propose la version Switch : bouger (stick directionnel) ; parler/sélectionner (A) ; absorber les âmes (B) ; attaquer (Y) ; enclencher la jauge d’oni (X) ; parer (L) ; viser (R) ; équiper l’arc rapidement (ZL) ; équiper un des katanas rapidement (ZR) ; afficher l’écran de pause (–) ; afficher l’inventaire (+).

Les développeurs ont opté pour une vue à la troisième personne. Samanosuke évolue dans des décors 2D, mais le reste est modélisé en 3D. Ce choix est à la source des principaux défauts de ce titre qui, rappelons-le ici, est en fait un remaster de la version PS2 sortie initialement en 2001. En effet, la caméra peut être problématique, car elle provoque non seulement quelques problèmes de lisibilité lors des combats à cause des angles de vues fixes, mais elle engendre aussi des difficultés dans les déplacements. De plus, les décors souffrent de soin, notamment sur les textures qui semblent presque avoir été mises de côté. À cela s’ajoute également des soucis d’animation, en particulier au niveau de la bouche des personnages. Ces défauts sont flagrants lorsque la console est dockée, mais le rendu est heureusement nettement meilleur en mode portable. Cela est regrettable, car l’univers du jeu est intéressant et les quelques cinématiques sont de bonne qualité.

En ce qui concerne la bande-son, les musiques d’ambiance ainsi que les bruitages collent à l’ambiance assez angoissante du soft. L’opus propose aussi un doublage en anglais, ce qui pourra ravir certains joueurs, mais il n’est honnêtement pas très réussi, car les voix peinent à convaincre.

Pour mener à bien votre quête (mode facile ou normal), comptez environ 4 heures de jeu. Vous pourrez en rajouter quelques-unes, voire même doubler le tout, si vous souhaitez accomplir tous les « actes de bravoure », c’est-à-dire les achievements, car certains de ces actes s’adressent aux speedrunner (boucler l’aventure en moins de 3 heures), aux hardcore gamers (compléter le jeu avec la difficulté « Ultime »), aux collectionneurs (débloquer les objets selon diverses catégories), ou à ceux qui aiment réaliser des petits challenges variés. Pour les plus curieux et ceux qui aiment trouver tous les secrets, il y a aussi certains trophées cachés, histoire de vous motiver à fouiller tous les recoins du soft, une façon assez moderne — qui ne conviendra pas à tout le monde — de prolonger la durée de vie du titre.

Onimusha: Warlords sur Nintendo Switch est un remaster convaincant. Bien que le jeu souffre de quelques défauts assez gênants, dont notamment la caméra et le manque de soin sur les textures ou les animations, son gameplay autour du gantelet, des katanas et des âmes est plutôt addictif, d’autant que le scénario avec ses nombreux documents cachés donne réellement envie de rassembler les pièces du puzzle afin d’en connaître tous les détails. Les musiques d’ambiance ajoutent une touche d’angoisse à la formule, ce qui rajoute de la richesse à l’univers du soft. Enfin, les « actes de bravoure » sont un ajout intéressant permettant de rallonger la durée de vie convenable du titre, vendu au prix de 19€99. Malgré tout cela, le plus grand regret que l’on peut formuler est le suivant : pourquoi les développeurs n’ont-ils pas proposé un remaster de la trilogie ?

Test réalisé par LYNIX WITT sur une version offerte par l’éditeur
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