Test : Paradox Soul sur Nintendo Switch

Paradox Soul

Genre : Action, Aventure
Langues : Anglais
Développé par Ritual Games
Édité par GrabTheGamesRatalaika Games S.L.
Sortie France : 05/07/2019
Prix : 4,99€ sur l’eShop
Taille : 59,77 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7 ans

Site Web Officiel

Un laboratoire coupé du monde au beau milieu de terres enneigées ; aucune communication avec les occupants… Qu’à cela ne tienne, vous voilà partie (car vous incarnez une femme) en exploration pour découvrir ce qui s’y trame, peu importent les horreurs que vous risquez d’y trouver.

Voilà grossièrement ce que l’on comprend du scénario de Paradox Soul, édité par GrabTheGames et Ratalaika Games (pour les versions consoles) et développé par Ritual Games. Vous devrez enquêter au cœur de la structure et tenter de résoudre le mystère qui l’entoure. En effet, à peine arrivée, vous vous rendrez compte que rien n’est normal : à l’instar d’un Doom premier du nom, vous serez face à des cadavres de scientifiques jonchant le sol et à des robots (et non pas des mutants cette fois) qui semblent se déplacer de leur propre chef.

L’entrée dans le laboratoire

Pour le reste du synopsis, il vous faudra faire fonctionner vos méninges car rien ne vous sera expliqué. On aurait apprécié de pouvoir trouver çà et là des documents ou des éléments nous apportant des réponses sur le pourquoi du comment, d’autant que le genre s’y prêterait. Ce ne sera pas le cas et vous devrez donc déduire vous-même les informations si l’histoire vous intéresse.

 

Si les randonnées pédestres parmi les corps en décomposition et les robots tueurs vous mettent en joie, vous êtes bien tombé. En effet, Paradox Soul est un Metroidvania d’action. Vous aurez donc une grande carte (visible via le bouton L) à parcourir. Dans cette dernière, vous pourrez trouver des bonus (améliorations d’armes, d’armures, bouclier), des zones cachées ou encore les éléments nécessaires pour débloquer de nouvelles salles.

La carte de la structure

Le volet action vous amènera à affronter de nombreux ennemis à l’aide de votre fusil (via la gâchette ZR ou le bouton Y) ou encore de grenades à retardement (via le bouton X).

Globalement, le gameplay se montre assez nerveux. Cette impression est accentuée par la possibilité de vous déplacer plus rapidement grâce au double saut (bouton B) et à la roulade (bouton A), qui ne rend pas invulnérable contrairement à ce que l’on pourrait croire.

Le bouclier de protection

Si la prise en main vous semblera difficile au premier abord (en particulier lors des phases de mise à couvert qui utilisent la même commande que la roulade, causant parfois les déboires que vous pouvez imaginer…), on s’habitue assez rapidement aux enchaînements d’actions. Plus vous avancerez dans l’aventure et plus la gestion de votre personnage deviendra plaisante. Un peu de patience et de persévérance, donc…

La double commande Rouler/Se mettre à couvert

A noter également que vous ne disposez que de deux points de vie (non-améliorables par ailleurs) ce qui rendra ardus les combats contre plusieurs ennemis.

Choix qui ne surprend guère plus dans l’univers du jeu indépendant, Paradox Soul dispose de graphismes pixel art en deux dimensions qui se prêtent malgré tout bien au genre abordé. En effet, la 2D rend le repérage spatial dans la carte (somme toute assez développée) relativement aisé.

L’ambiance « laboratoire de recherche désaffecté » est bien retranscrite, même si on pourra regretter le manque de variété des décors dans les différentes salles.

La bande-son, musiques électroniques plutôt dynamiques, cadre très bien avec le thème technologique de l’opus. Un bon point, si ce n’est encore une fois l’absence de diversité.

Comme dans tout Metroidvania qui se respecte, Paradox Soul propose une carte qui semble assez vaste de prime abord : elle fait état d’une cinquantaine de salles (hors zones cachées), dont certaines comprenant plusieurs étages. Chaque passage de l’une à l’autre tiendra lieu de point de sauvegarde. Trois d’entre elles contiennent des boss qu’il vous faudra vaincre pour continuer. Une fois leur routine analysée, ils ne présentent qu’une difficulté modérée. Cette dernière est par ailleurs assez bien dosée tout au long du jeu, bien qu’elle tende à s’atténuer au fur et à mesure que l’on débloque de nouvelles capacités.

Un boss

Une fois le dernier boss vaincu, il vous faudra reparcourir toute la map en récupérant deux objets nécessaires à l’ouverture de la porte principale. De quoi rallonger quelque peu la durée de vie et ajouter la pièce finale au scénario. Malheureusement, malgré tout cela, le titre ne vous demandera guère plus de trois heures pour en faire le tour. Un défaut non-négligeable, en particulier pour un Metroidvania.

Certaines salles présentent plusieurs étages

Paradox Soul se présente comme un sympathique petit Metroidvania. Il propose une histoire prenante (bien qu’assez peu originale) qui aurait mérité d’être étoffée, ainsi qu’une ambiance sombre et dérangeante appuyée par une bande-son bien choisie mais qui se renouvelle peu.

Le choix (un peu trop?) classique du pixel art en 2D (proprement réalisé par ailleurs) sert bien le genre du soft et permet une bonne lisibilité de la carte.

Malgré un gameplay agréable et très dynamique, l’opus souffre toutefois de sa trop courte durée de vie due à un manque de contenu. Dommage, car c’est un titre qui reste, au final, addictif mais dont on vient à bout avant d’avoir pu dire « ouf ».

Test réalisé par Milou sur une version offerte par l’éditeur
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