Test : Party Hard sur Nintendo Switch

PARTY HARD

Genre : Simulation, Arcade, Casse-tête
Langues : Japonais, Français, Allemand, Espagnol, Portugais, Russe, Chinois, Anglais
Développé par Pinokl Games et Kverta
Édité par tinyBuild Games
Sortie France : 22/11/2018
Prix : 14,99€ sur l’eShop
Taille : 1134,56Mo
Joueurs : 1-2 joueurs
Age minimum : PEGI 16

Site Web Officiel

Party Hard un nouveau jeu vidéo indépendant édité par tinyBuild Games (Hello Neighbor, The Final Station, Road to Ballhalla). Agréable visuellement et techniquement parlant, le titre se révèle assez complexe et très organisé. Le joueur incarne un meurtrier, qui, assommé par les fêtes nocturnes qu’organisent ses voisins, se décide à tous les tuer.

Mêlant une dose d’humour subtile, une narration soignée et un gameplay profond. Néanmoins, les quelques heures de jeu à passer devant le titre vous donneront une bonne idée de ses forces et de ses faiblesses.

Notre histoire se situe au pays de l’oncle Sam, où quelques cinématiques encadrent l’univers sombre et démoniaque de Party Hard. Un shérif très enragé voudra mettre la main sur cet assassin qui égorge sans scrupule ses victimes présentes dans de nombreuses fêtes. Le décor est planté, chaque épisode fera avancer l’histoire distribuée sous forme animée, courte et efficace. Le joueur incarne ce mystérieux tueur en série, il devra faire preuve d’adresse, de patience et de ruse. Laissons place à la partie gameplay.

Immergé dans l’univers dès la première ouverture du jeu, notre première mission consiste à tuer toutes les personnes présentes à une soirée assez arrosée.

Le premier personnage débloqué est une sorte de Jason (Vendredi 13). Un masque blanc, une arme blanche et le goût du sang. Les déplacements sont naturels, les coups d’arme sont bien réalisés, mais la complexité du titre est bien subtile.

Ainsi il vous faudra éviter de vous faire prendre, le joueur aura pour objectif d’éliminer ses victimes sans se faire remarquer sinon la police risque de débarquer. Certains dorment, d’autres s’embrassent dans un coin, quelques-uns fument une cigarette sur la terrasse et les derniers sont aux toilettes ; allez là où il y a peu de monde. Très fluide, clair et simple de prise en main, le jeu demandera, en revanche, beaucoup de technique pour parfaire ses embuscades.

Les objets du décor peuvent très souvent être sujets d’interactions uniques ou répétées pour vous accompagner dans votre massacre. Empoisonner l’alcool, jeter des corps au feu, dissimuler des cadavres dans les poubelles ou mettre en place des pièges ; la ruse est de mise, et il ne faudra pas hésiter à chercher à être sadique. Certaines animations très réussies risquent de vous paraître complètement folles, mais notre personnage n’en est qu’à ses prémices.

Le jeu est long, complexe et ne se répète pas. Chaque niveau redistribue les cartes, les objets varient. Qu’il s’agisse d’attacher un homme à un pilier électrique ou d’assommer une femme au sol pour la faire écraser par une voiture, la variété immense des coups tordus pour parvenir à votre objectif vous permettra de passer de bonnes heures entières sans donner l’impression de faire la même chose.

Les graphismes très soignés, dans un univers 2D, signent d’une bonne direction artistique. Coloré, sombre et cohérent au sein des niveaux, aucun d’entre eux ne vous donnera l’impression que le travail a été bâclé.

Néanmoins, certains n’apprécieront peut-être pas ce style assez particulier et n’éblouiront pas vos yeux vu les nombreux titres proposant une expérience graphique plus élaborée dans un style similaire.

Concernant la bande-son, les développeurs ont choisi avec soin chacun des sons que diffuseront les DJ de différentes soirées. N’hésitez pas à faire bouger le groove de votre meurtrier en même temps que les musiques très riches et clairement agréables.

Il y a une vingtaine de niveaux, et une demi-dizaine de meurtriers, sans compter les nombreuses minutes de cinématiques de très bonnes qualités, Party Hard se renouvelle assez facilement.

Un mode coop viendra parfaire vos exigences de massacre, et puis se la jouer Bonnie and Clyde ça donne envie ! N’hésitez donc pas à partager vos Joy-Con pour faire le mal à deux.

Finalement, le titre vous demandera plusieurs heures  pour compléter toutes les cartes. Mais les nombreux héros disponibles seront un moteur pour vous pousser à rejouer d’une manière différente les histoires étant donné que les armes ne seront pas les mêmes. Le microcosme d’une même carte a été également bien pensé, car si le joueur recommence le même niveau, le jeu modifiera l’environnement avec des pièges différents pour vous  éviter de répéter avec exactitude la même partie.

Agréable, dynamique et à tous les égards adapté au format de la Switch, Party Hard est l’un de ces jeux que l’on peut ressortir à tout moment pour passer le temps. La difficulté très prononcée et parfaitement calibrée évitera l’ennui tandis que la diversité des cartes et des assassins empêchera la monotonie. Le titre propose par ailleurs, une bande-son convaincante en parfaite adéquation avec l’univers.

Test réalisé par Enenra sur une version offerte par l’éditeur
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