Test : Port Royale 4 sur Nintendo Switch

Test :

5.9

SCENARIO

7.5/10

GAMEPLAY

5.5/10

GRAPHISMES

4.0/10

BANDE-SON

5.5/10

CONTENU ET DUREE DE VIE

7.0/10

Les plus

  • Un jeu de gestion dans les Caraïbes
  • Du commerce et de l'exploration
  • Des batailles navales

Les moins

  • Un didacticiel trop long
  • Un gameplay imprécis
  • Des graphismes pas très beaux
  • Des ralentissements

Test : Port Royale 4 sur Nintendo Switch

Genre : Stratégie, Gestion
Langues : Multilingue
Développé par Gaming Minds Studios
Édité par Kalypso Media
Sortie France : 28/05/2021
Prix : 49,99€ sur l’eShop, 24,99€ version boîte
Taille : 6458 MB
Joueurs : 1
Age minimum : 12+

Site Web Officiel

SCENARIO

Cela fait presque 20 ans qu’existe la licence Port Royale. Initiée sur PC en 2002 sous l’impulsion d’Ascaron Entertainement, la voici donc de retour en 2020 sur PC et sur Nintendo Switch cette année grâce aux développeurs de Gamind Minds. Il s’agit d’un jeu de gestion de colonies se déroulant au XVIIe siècle dans les Caraïbes. Nous y incarnons un gouverneur espagnol, français, anglais ou néerlandais et devons faire fructifier nos îles grâce au commerce, à l’exploration et aux batailles navales, ces dernières augmentant notre réputation.

Port Royale 4 nous propose tout d’abord de découvrir les mécaniques du jeu grâce au didacticiel. Ce dernier nous expose le contexte et nous explique étape par étape comment gérer nos villes, et plus largement, nos îles. La concurrence est rude et il faut assoir sa suprématie à l’aide des marchandises et du bonheur de nos colons.

Cette étape d’apprentissage est obligatoire et nous montre à quel point le jeu est poussé et complexe dans ses mécaniques. Tellement qu’on en a pour 2-3 bonnes heures. Ceci fait, le mode campagne s’offre à nous. Mais il est dommage que pour un début, le didacticiel n’ait pas été inclus directement dans le scénario, comme le font très bien les jeux de gestion les plus connus.

GAMEPLAY

Après avoir choisi notre personnage, avec ses bonus et ses malus, nous pouvons donc démarrer une vraie partie. En vue du dessus, nous passons de villes en villes et de ports en ports pour commencer à produire des marchandises. Le plus difficile, c’est se souvenir de tout ce qui a été vu pendant le didacticiel, car les informations sont nombreuses! On se souvient surtout qu’il faut jouer sur l’offre et la demande, et exporter des produits dans les villages qui ne peuvent pas en avoir. Et inversement.

Tout se fait via nos bateaux, qui pourront naviguer une fois obtenue une licence. Ceci fait, il faut apprendre à gérer ses routes commerciales en programmant les matériaux qui seront à importer/exporter et les villes à rejoindre. Mais pour produire plus de marchandises, il faut gérer les différentes îles.

On pourra ainsi construire des édifices, gérer la production et la productivité, et développer l’artisanat. Nos colons sont parfois fébriles et il faut sans cesse se préoccuper de leur humeur et surtout de leur situation. Une fois que ceci est bien maîtrisé, les biens circulent à foison et l’argent coule à flot.

Enfin, dernière étape, et pas n’importe laquelle : les batailles navales. Puisque tout se passe en plein milieu des Caraïbes, il ne sera pas rare de se retrouver en conflit avec des pirates ou l’empire adverse. Il faut s’assurer d’avoir de bons navires, et surtout, un bon équipage, sinon c’est la défaite assurée. Les combats s’effectuent au tour par tour, en automatique ou en manuel, et différentes options s’offrent à nous, comme l’abordage ou le naufrage.

Cela demande malgré tout un certain temps d’adaptation pour tout maîtriser car les menus sont nombreux et pas toujours très intuitifs. Port Royale 4 est avant tout un jeu conçu pour être joué avec souris et clavier, et c’est là que le bas blesse. Sur Nintendo Switch, la prise en main est compliquée, puisqu’il faut jongler entre chaque bouton pour arriver à nos fins. Il faut de plus être précis dans nos clics et il arrive très souvent de ne pas sélectionner la bonne ville. En conséquence, il faut abuser du zoom, mais là encore, il nous manque tout le recul nécessaire pour trouver les bonnes îles à relier ainsi que les navires qui sont en chemin.

GRAPHISMES ET BANDE-SON

Comme la plupart des portages, des concessions ont dû être faites pour ne pas enchaîner les crash de la console et les surchauffes. Résultat : Port Royale 4 manque cruellement de vie et de charme. C’est vide et peu animé, les textures sont de plus peu détaillées. Les mers sont lisses et les villages pixellisent très souvent. Enfin, des chutes de frame rate interviennent en général en mode portable ou lors des cinématiques. Il n’est donc pas facile de s’immerger pleinement dans le jeu avec un tel rendu.

Nous avons tout de même le plaisir de pouvoir interagir avec l’écran tactile de la console. Cela permet de naviguer de lieu en lieu en se prenant moins la tête, même si ce n’est pas toujours l’idéal. La fonction gyroscope des Joy-Cons n’est cependant pas prise en charge.

Les musiques sont sympathiques avec des thèmes liés à la piraterie, mais rien de bien exceptionnel.

CONTENU ET DUREE DE VIE

Les jeux de gestion sont par nature longs et sans limites. Libre à chacun des joueurs de s’approprier les parties pour enchaîner les victoires, ou malheureusement, les défaites. Globalement, en prenant en compte le didacticiel et les différents scénarios, ce sont plusieurs dizaines d’heures qui nous attendent. Mais pour cela, il faut bien avoir en tête qu’une partie du temps de jeu se concentre sur l’apprentissage des commandes.

Port Royale 4 est un jeu exigeant qui demande un certain investissement. Non seulement la prise en main est difficile, mais en plus, les mécaniques sont poussées et complexes. L’univers est plutôt cool avec ses îles, ses eaux pures, ses cocotiers et ses pirates amateurs de rhum. Néanmoins, ce portage n’est pas vraiment adapté pour la Nintendo Switch. Si le mode tactile est un plus, il n’éclipse pas les soucis de précision, ni les ralentissements et le manque de détails des graphismes. Dommage pour ce soft qui est pourtant si beau sur PC…

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