Test : Prinny 1-2: Exploded and Reloaded

Test : Prinny 1-2: Exploded and Reloaded sur Nintendo Switch

Genre : Plateformes, Die ‘n retry
Langues : Anglais, Japonais Sous-titres : Français
Développé par Nippon Ichi Software
Édité par Nis America
Sortie France : 16/10/2020
Prix : 39,99€ sur l’eShop, 59,99€ en version boîte
Taille : 2 Go
Joueurs : 1
Age minimum : 12+

Site Web Officiel

Les amateurs de la série Disgaea connaissent bien les Prinnies. Ce sont de mauvais humains réincarnés en pingouins qui servent de chair à canon dans les combats. Effectivement, ces derniers explosent à l’impact dès qu’ils sont lancés. Ici, il n’est pas question de Disgaea mais de deux spin-off, Prinny : Can I Really Be the Hero ? et Prinny 2 : Dawn of Operation Panties, Dood!. Sortis initialement sur PSP en 2009 et 2010, ils mettent à l’honneur ces hilarants personnages.

Regroupés dans une même collection Prinny 1-2: Exploded and Reloaded, les jeux nous transportent dans des aventures bien loufoques. Dans le premier opus, la maîtresse Etna demande à ses Prinnies de lui trouver le dessert ultime, tandis que dans le second, c’est sa petite culotte qu’elle s’est faite chiper ! Les pingouins se rassemblent donc pour braver l’adversité, prêts à exploser si besoin.

Prinny 1 et 2 sont très similaires et possèdent le même schéma. On démarre avec une mise en contexte, le décor se pose, puis nous incarnons un Prinny naviguant dans un hub principal qui sert de carrefour entre chaque monde. Ces derniers sont au nombre de 10 et se compose d’un unique grand niveau grouillant d’ennemis, de plateformes et de dangers en tous genres. Le but est simple : parcourir chaque stage avec un total de 1000 vies et vaincre les différents boss en moins de 3 minutes.

1000 vies, cela paraît énorme, mais il y a une bonne raison. Prinny 1 & 2 ne sont pas de simples jeux de plateformes. Nous sommes dans du pur die ‘n retry, chaque saut devant être réfléchi. En effet, les contrôles sont assez rigides et ne nous permettent pas d’avoir une maîtrise totale de notre personnage dès que nous le faisons sauter. En s’élançant, il n’est pas possible de le faire aller dans le sens contraire. Une fois en l’air, il reste statique. C’est rageant de faire un saut trop long et de ne pas pouvoir le corriger en plein vol.

Côté action, les commandes du Prinny sont assez intuitives. On peut effectuer un coup de hanche pour étourdir nos ennemis ou bien les frapper avec une épée. Chaque coup fait augmenter une jauge de combo qui améliore notre puissance. Mais au moindre choc, tout repart à 0. Et les erreurs sont nombreuses ! Lorsque ce ne sont pas les sauts qui pêchent, ce sont les plateformes, placées pile poil à l’endroit où un monstre débarque sans nous prévenir.

L’agressivité de nos opposants peut freiner les joueurs occasionnels en quête d’un plateformer simpliste. Il faut dire que le niveau de difficulté est assez élevé. Non seulement nous ne pouvons nous faire toucher que trois fois avant de mourir, mais en plus il n’y a pas de power-up ou d’items pour nous revigorer. Heureusement, les checkpoints sont assez nombreux.

 

La première chose que l’on remarque, c’est le côté baveux des décors. Nous avons l’impression d’allumer notre bonne vieille PSP ou d’utiliser un émulateur. Effectivement, les développeurs n’ont pas ou peu amélioré la qualité visuelle de ces deux Prinny. Alors que cette collection aurait pu être l’occasion de remasteriser les graphismes, nous avons des textures parfois floues et des animations d’un autre temps.

La bande-son était déjà très bien à l’époque, elle l’est toujours aujourd’hui. Les musiques, orchestrales, sont assez cinématographiques, et mettent en avant différentes ambiances (forêts hantées, aventure sous-marine, japon médiéval etc). Les voix sont toutes en anglais, avec ce « dood » faisant office de clin d’oeil, et les textes intégralement traduits en français.

Cette version Switch n’apporte aucun contenu supplémentaire. Nous avons ici les deux épisodes Prinny, chacun composé de 10 grands niveaux, pour une durée de vie de 5-10h par jeu. Le temps passé dépendant de la patience et des compétences de chacun.

Heureusement, pour ceux qui ne souhaitent pas trop souffrir, Prinny 2 : Dawn of Operation Panties, Dood! ajoute la difficulté « couche culotte ».

Prinny 1-2: Exploded and Reloaded est un portage assez paresseux qui ne propose pas de réelles améliorations visuelles ni de nouveautés dans son contenu. On retrouve, presque dans leur version « brute », les deux épisodes PSP qui ont le mérite de mettre à l’honneur les Prinnies dans des jeux de plateformes exigeants. Ils ne sont pas faits pour être des héros, mais les incarner est un plaisir, car l’humour décalé est au rendez-vous.

 

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