Test : Rain World sur Nintendo Switch

Rain World

Genre : Action, aventure, plate-formes
Langues : Français, Allemand, Italien, Portugais, Espagnol, Anglais
Développé par VIDEOCULT
Édité par Adult Swim Games
Sortie France : 27/12/2018
Prix : 19,99€ sur l’eShope
Taille : 2193,62 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7

Site Web Officiel

Rain World vous plonge dans un monde hostile où vit une famille de petites créatures ressemblant vaguement à des chats-limaces (portant le doux nom de slugcat), mais qui sont tout de même très mignons. On voit leur quotidien, dans une série d’images figées, touchantes et adorables, entre exploration de l’environnement, chasse, et repos bien mérité.

Une famille bien installée dans son nid

Mais tout change quand l’un d’eux, en traversant un pont, chute, et qu’un autre se précipite à son secours, plongeant à son tour. C’est là que débute votre quête pour que cette famille soit à nouveau réunie.

Rain World est un jeu d’action, avec des éléments de survie.

Dans sa quête, notre chat-limace va parcourir différents environnements hostiles. Heureusement, il est agile. Capable de se déplacer à quatre pattes ou debout (ce qui permet d’aller plus vite), il peut aussi sauter, ramper dans les tuyaux et canalisations pour passer d’un écran à un autre, ou ramasser des objets trouvés par terre et qui serviront de projectiles. Car des ennemis rôdent un peu partout dans les environnements, et la moindre rencontre peut être fatale.

Mieux vaudra contourner les prédateurs, pour ne pas se faire croquer. Car la mort est assez punitive dans ce jeu : l’avancée dans Rain World repose sur la découverte d’abris, abris qui ne se débloquent que si on a un certain niveau de « runes ». Pour l’augmenter, il faudra hiberner dans les abris, en ayant emmagasiné assez d’énergie (en mangeant des chauves-souris, par exemple). Mais quand on meurt, on perd un niveau de rune. Et on peut se retrouver bloqué si on n’a pas le bon niveau de rune.

Notre slugcat, se glissant à l’abri

Et cela peut être lourd de conséquences, surtout si des gouttes de pluie commencent à tomber. Car le plus terrible ennemi ne sera pas les différents prédateurs croisés, mais la pluie : si on n’a pas atteint un abri à temps, la pluie signifie le game over. Il faudra donc bien gérer l’exploration pour ne pas se retrouver trop éloigné d’un abri accessible, et avec suffisamment de nourriture pour pouvoir hiberner, nourriture qui se trouve notamment sur les chauve-souris, qu’il faudra attraper en cheminant.

Côté graphismes, Rain World retranscrit bien ce monde hostile, où il n’est pas vraiment plaisant de se promener. Des ruines et des canalisations accompagneront l’exploration, avec quelques touches de couleurs. Quant au pixel art, ce sera surtout une affaire de goût. Il est bien maîtrisé, les environnements sont détaillés, tout comme les animations, comme par exemple celle d’un prédateur qui se prépare nous sauter dessus. Cependant, il est parfois difficile de repérer les éléments que l’on peut ramasser, qui ont tous tendance à être noir, ce qui n’est pas très lisible dans des décors qui ont la même teinte.

Un décor post apocalyptique, et un prédateur

La musique s’adapte à l’univers : quand on explore, seuls les bruits de l’environnement se font entendre. Gouttes d’eau qui tombent lentement, bruit des pas… Mais quand la musique se lance, c’est qu’un prédateur arrive, et la pression augmente. De même quand la pluie s’annonce, ce sont les vibrations qui commencent, gagnant en intensité jusqu’à ce qu’un abri soit atteint, ou que les trombes d’eau s’abattent, amenant au game over.

Rain World est un jeu difficile. Le joueur n’est que très peu guidé, c’est à lui de deviner où il doit aller, comment. Quelques indications sur les touches sont certes données, et une créature jaune semble vouloir nous aider, à condition de comprendre les indications, mais il est facile de se perdre dans les environnements, surtout qu’il y a parfois un manque de lisibilité, notamment en mode portable, et il est facile de passer à côté d’un tuyau et de rester bloqué.

La difficulté réside aussi dans l’hostilité du monde, comme déjà évoqué. Entre les ennemis, qui se feront un plaisir de vous traquer, les pièges qui ne seront pas visibles avant d’être tombés dedans, la pluie qui pourra vous forcer à revenir sur vos pas, et la perte des runes en cas de mort, l’avancée sera longue. Différents modes de difficulté sont heureusement disponibles, mais même avec le mode le plus facile, la progression ne sera pas une mince affaire. Mais si on accroche au gameplay, à l’ambiance, à l’univers, on en a pour de longues heures d’exploration, et de découverte des secrets du jeu.

Rain World est un jeu difficile à tester. Il a clairement un parti pris qui plaît, ou ne plaît pas.

Difficile, avare en explications, il a aussi un univers qui peut plaire, pour peu qu’on apprécie les ambiances post-apocalyptiques où chaque élément vivant est un danger. A réserver à des joueurs patients, qui ne sont pas rebutés par le die and retry et des aller-retours incessants, et prêts à accorder plusieurs heures pour découvrir le jeu.

Test réalisé par Marron sur une version offerte par l’éditeur
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