Test : Red Siren – Space Defense sur Nintendo Switch

Red Siren : Space Defense

Genre : Shoot ’em up, Arcade, Action
Langues : Anglais Sous-titres : Anglais
Développé et édité par isTom Games
Sortie France : 04/06/2019
Prix : 9,99€ sur l’eShop
Taille : 433 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7+

Site Web Officiel

Alors qu’il était exclusif aux plateformes mobiles, le shoot ’em up horizontal Red Siren : Space Defense débarque en ce début de mois sur Nintendo Switch. L’éditeur isTom Games est en effet en train de porter une partie de son catalogue sur la petite console hybride, certains d’entre eux rencontrant un franc succès sur iOS et Android.

En 2138, les ressources de la Terre sont épuisées. Pour faire face à la pénurie, l’entreprise Exacorp collabore avec les sociétés civiles pour coloniser de nouvelles planètes et ainsi exploiter leur minerai. Cependant, la technologie minière n’est destinée qu’aux plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas bénéficier de ces avantages. Ils commencent alors à former des groupes organisés pour piller les planètes. Pour pallier ce problème, Exacorp a créé la brigade “Red Siren” qui lutte contre les raiders. Nous incarnons un jeune officier recruté pour défendre les bases et endiguer la menace.

Cette version Switch reprend les mêmes bases que le jeu mobile. Nous choisissons notre vaisseau et notre équipement, sélectionnons le niveau, prenons connaissance des missions et partons en guerre contre les dissidents. Nous démarrons directement au quartier général, le point de défense, qui se situe en plein milieu de la carte. Les ennemis (vaisseaux, chars, mechas…) arrivent par la gauche et par la droite, et il faut aller d’un point à un autre pour les éliminer. Car oui, le but du jeu est assez simple : tout détruire !

Nous nous déplaçons avec le stick gauche et tirons avec le stick droit. Ces commandes ne sont pas intuitives sur le coup car n’importe quel amateur de shoot ’em up a l’habitude d’utiliser l’un des quatre boutons (A, B, Y ou X) pour faire feu. Ici, il faut simplement diriger son stick dans la bonne direction. Gare aux crampes dans le pouce !

Une fois le jeu pris en main, nous nous rendons compte que le gameplay ne varie pas d’un iota. Les niveaux s’enchaînent et se ressemblent. Il faut tirer à droite ou à gauche, récupérer de temps à autre des power up (bouclier, soin, puissance…) et mettre de côté tout sens de la stratégie.

Tous les stages sont construits de la même manière : QG au centre, ennemis arrivant en nombre variable par les deux côtés. Il n’y a ni obstacles ni boss pour freiner notre progression. Seule la difficulté augmente au fur et à mesure, et il faut être précis dans nos tirs pour éviter la destruction de notre base.

Il y a trois missions secondaires par niveau permettant d’améliorer son mérite et de gagner plus d’argent. Elles n’ont aucun impact sur l’issu du combat et manquent de diversité. On devra ainsi terminer le stage en moins de X secondes, abattre X vaisseaux, ou utiliser X power up. Plus de pression dans l’accomplissement de ces missions aurait été apprécié.

La customisation de notre vaisseau, elle, est plutôt cool. Avec l’argent gagné, il est ainsi possible d’upgrader notre équipement. Différents styles sont disponibles ainsi qu’une amélioration des mitrailleuses et des lasers. On peut aussi débloquer des bombes et des missiles. Point négatif : toutes ces options sont bien trop coûteuses par rapport aux récompenses obtenues en fin de mission. Il faudra alors farmer un maximum pour obtenir le vaisseau de ses rêves.

Red Siren offre des effets graphiques et visuels plutôt pas mal. Nous n’avons aucun mal à rentrer dans cet univers futuriste rempli de grosses machines. Les planètes sont plutôt jolies, mais peu nombreuses. En effet, nous n’en visitons que quatre et il n’est pas toujours évident de les distinguer tant leur identité visuelle est proche. Seule Hawaii se démarque par ses plages et ses palmiers.

Le design des vaisseaux, chars et mechas est bien fichu. Mais là encore, on aurait aimé rencontrer plus d’ennemis. On a vite fait le tour et on a toujours l’impression d’affronter les mêmes raiders.

La musique orchestrale est martiale et grandiloquente. On se croirait dans un grand film d’action avec ces cuivres imposants et ces violons tempétueux. Quelques éléments électroniques mettent en avant l’ambiance futuriste que veut dégager Red Siren. De côté là, il n’y a rien à dire.

Cette version Switch propose-t-elle du contenu supplémentaire ? Absolument pas. Il s’agit du parfait équivalent de la version mobile. On ne visite pas plus de planètes. Les missions restent les mêmes et il y a toujours une vingtaine de niveaux. En conséquence, la durée de vie se retrouve sensiblement impactée.

En jouant en ligne droite, il faut deux heures pour réduire en cendre les dissidents. Farmer n’est même pas une nécessité puisqu’un équipement moyennement amélioré est suffisant.

Sur Nintendo Switch, Red Siren : Space Defense aurait pu bénéficier d’une version augmentée et d’une plus grande richesse dans le gameplay. Malheureusement, il faudra se contenter du portage pur et simple d’un jeu mobile, sans nouveautés ni prises de risque. Il n’est même pas possible d’utiliser l’écran tactile, un comble ! Malgré tout cela, ce shoot ’em up est plutôt sympathique, sans grande prétention. Son prix, en revanche, risque d’être rédhibitoire.

Test réalisé par Mataï sur une version offerte par l’éditeur
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