Test : Resident Evil sur Nintendo Switch

Test : RESIDENT EVIL sur Nintendo Switch

Test : Resident Evil sur Nintendo Switch

Genre : Aventure, Survival Horror
Langues : Anglais Sous-titres : Japonais, Français, Allemand, Italien, Espagnol, Chinois, Anglais
Développé par CAPCOM
Édité par CAPCOM
Sortie France : 22/05/2019
Prix : 29,99€ sur l’eShop
Taille : 15543,04 MB
Joueurs : 1
Age minimum : 18

Site Web Officiel

 

Resident Evil… On prend sa plus horrible voix en mode « monstre » et c’est parti. Qui n’a jamais entendu parler de cette franchise ? Que ce soit en jeux-vidéo ou films.
Sorti initialement en 1996 sur PlayStation et édité/développé par Capcom, le titre est à l’origine du terme désormais culte de « Survival Horror ».

Jill et Barry ne sont pas au bout de leurs peines.

Porté par la suite sur Saturn et Windows en 1997, la franchise Resident Evil a marqué plusieurs générations et il semble que ce soit bien parti pour que cela perdure.
Nous ne nous attarderons pas sur les différents opus en version remastérisée et haute définition car il nous faudrait la patience d’un GRR Martin pour rédiger cet article. Capcom nous offre donc « Resident Evil 1 » sur notre Switch adorée.

Chris ne semble pas en sécurité.

La peur du néophyte

Je précise, car j’estime que c’est important, que je n’avais jamais joué à un épisode de la saga. Certains pourraient hurler au scandale mais il s’agit d’un choix assumé. Il est intéressant de proposer l’avis de néophyte. Cela permet aux nouveaux joueurs d’avoir un point de vue « novateur ». Pour les fans invétérés qui sont d’ores et déjà en train de lâcher leurs dobermanns zombies… Du calme, je vais tenter de faire honneur à vos S.T.A.R.S préférés.

Le scénario est assez simple, l’histoire se déroule à Raccoon City, ville fictive des États-Unis avec en toile de fond le puissant lobby pharmaceutique qu’est Umbrella Corporation.

Les extérieurs du manoir grouillent de monstres horribles.

Suite à de nombreuses disparitions d’habitants l’équipe Bravo des S.T.A.R.S. (Special Tactics And Rescue Service) une unité spéciale de police, est envoyée en reconnaissance au manoir des « Spencer ». Bien évidemment la team ne donne plus signe de vie et les Alpha (Albert Wesker alias le mec qui garde ses Ray-Ban en pleine nuit, Chris Redfield, Jill Valentine, Barry Burton, Joseph Frost, Brad Vickers) étant tout inquiets pour leurs collègues sont eux aussi envoyés à l’abattoir…pardon… en renfort. Bah oui ! Après être tombés 100 fois sur messagerie vocale on commence un peu à s’inquiéter ! Même si le réseau n’est pas en 4G à Raccoon City, un petit sms pour dire que tout est ok ça ne coûte rien.

Nez à nez avec le serpent !

Promenade de santé

Bref, tout commence avec notre escadron de secours qui part le cœur serré vérifier ce que font les potes de Bravo.
Dois-je vous spoiler et vous avouer que les choses vont très mal se passer ? Je vous laisse le plaisir de regarder la cinématique d’introduction où je m’attendais à voir débarquer Milla Jovovich, d’un instant à l’autre… Déception.

Quel est ce bruit étrange ?

Nous voici donc chargés d’une mission, et il ne s’agit pas d’attraper du Pokémon, avec pour choix de personnage la charmante Jill ou Chris le type musclé et tatoué. Il vous faudra également choisir entre 3 modes et là ATTENTION ! En tant que pure noob assumée, je n’avais pas compris qu’il fallait à chaque fois sélectionner le mode « facile » si l’on décède avant d’avoir pu faire une première sauvegarde.
Me voici donc en mode hardcore gamer pour mon tout premier Resident Evil ! Je vous conseille donc fortement de bien sélectionner votre mode de jeu car j’ai failli « rage quit » après mon dixième essai et mes morts atroces, égorgées par un chien démoniaque.

Aimer avoir peur

Au cas où vous ne l’auriez toujours pas compris… ce soft est terrifiant. Tout est mis en place pour vous faire sursauter, hurler à vous faire un polype aux cordes vocales et balancer votre manette en mode « OMG au secours ».
Le manoir est un vrai labyrinthe, les cartes obtenues au fur et à mesure de votre progression dans l’aventure, demandent un bon sens de l’orientation, d’autant plus qu’il faut inexorablement les consulter via la touche « A », donc pas de mini map sur l’écran.

Les salles de sauvegarde, les seuls coins paisibles de Resident Evil.

Les différentes énigmes sont particulièrement complexes à mon sens, et j’ai, plus que de raison, fait « appel à un ami » pour m’aider à m’en sortir. Ne me jugez pas vous allez tous sur « soluce » on le SAIT.
Comme si ce combo n’était déjà pas assez stressant, attendez vous (en fait vous ne pourrez quasiment jamais anticiper) à être agressés par des monstres à chaque coin de couloirs, portes, salles, toilettes… Et La caméra fixe ajoute au sentiment d’horreur total car vous ne pouvez pas faire du 360° pour vérifier si Médor le dobermann mutant, se trouve à proximité.

Barry semble préoccupé !

Comptez cependant sur différents « grognements » bien flippants, pour vous avertir d’un danger imminent ! Et au final on en arrive presque à regretter lorsque aucun son horrifique ne nous prépare à une attaque. Spéciale dédicace aux araignées géantes qui m’ont sauté dessus et failli causer un décès réel par crise cardiaque.
Effectivement le « bestiaire » est au top ! Serpents, araignées, requins… À mon niveau il ne manquait plus que les « tiques » pour compléter mon listing de phobies. Good point Capcom.

Ne restez pas immobile, son poison est coriace !

Choix qui divise

Je reviens sur le choix de caméra fixe car au delà du fait que cela permet une immersion réussie, il y a également un facteur panique lors des déplacements, qui est non négligeable.
Lorsqu’un hunter est à vos trousses, c’est un réel plaisir de faire sans le vouloir, marche arrière au détour d’un couloir. Certains pourraient mettre ce facteur comme point négatif mais ce n’est pas mon cas. Après tout, ce que je voulais lorsque j’ai fièrement demandé à tester Resident Evil, bah c’est d’avoir peur. Pari réussi ! Idem pour les temps de téléchargement. On pourrait se plaindre des 3 secondes d’ouverture de portes mais cela ajoute au côté horreur et « mais keski m’attend derrière ? »
Les différentes commandes sont simples sur le papier mais en jeu avec la panique on a tôt fait d’appuyer n’importe où en hurlant ! Il faudra donc un certain temps d’adaptation pour les néophytes. Pour les pro… Arrêtez de vous la jouer ! J’aurai aimé vous voir à l’action lors de votre première partie en 96.

Un titre qui vieillit bien

N’étant absolument pas fan des jeux old school avec des graphismes 8-bit ou des protagonistes anguleux, j’ai été agréablement surprise par ce Resident Evil. Sans être au niveau d’un « Outlast » les personnages sont convaincants et ne m’ont pas semblé une seconde, dater d’une autre époque et ce aussi bien en mode docké qu’en portable. Il est à noter qu’il peut être parfois difficile de ramasser des objets ou se mouvoir, ceci étant dû à la caméra fixe qui nous fait passer d’un angle à l’autre de façon légèrement frustrante. La bande-son n’en est pas véritablement une et c’est tant mieux. Entendez par là, que vous ne serez pas accompagnés d’une longue playlist.

Le manoir est lugubre !

Quoi de plus anxiogène qu’un silence pesant, un bruit d’horloge ou un grincement de porte ? Les voix anglaises des personnages sont convaincantes et les sous-titres/textes en français sont traduits correctement.

C’est compliqué pour moi de donner une durée de vie à ce titre car tout dépendra de vos capacités de joueur… pour les aficionados de la saga on me dit qu’environ 5-7 heures devraient suffire pour une aventure en ligne droite, voir beaucoup moins pour les speed runners qui connaissent le cheminement par cœur ! pour les néophytes comme moi… Comptez plutôt en jours ouvrables, d’autant plus qu’il y a 12 fins différentes donc il faudra être motivés pour toutes les découvrir.

Le labyrinth cauchemardesque

Comme expliqué précédemment, le manoir est un labyrinthe et vous allez en passer des portes qui ne vous mèneront pas au bon endroit, vous devrez escalader de nombreuses échelles pour les redescendre le plus rapidement possible car Bob le zombie vous attend de pied ferme. Sans compter sur votre inventaire ultra limité qui vous obligera à faire des allers-retours incessants vers les checkpoints, car ÉVIDEMMENT point d’auto-sauvegarde mais la vieille machine à écrire de mémé qui vous demandera un ruban encreur à chaque fois et qu’il faudra systématiquement replacer de nouveau dans votre malle aux trésors sous peine de ne pas pouvoir ramasser un objet essentiel au déroulement de l’histoire, car il est malheureusement impossible de jeter des items de votre inventaire, exception faites des clés et là encore ce sera une option proposée par le jeu et non un choix de votre part.

Première rencontre avec un Zombie qui dévore le pauvre Kenneth !

Une difficulté dosée

En ce qui concerne la fameuse malle à objets récoltés il vous faudra inlassablement la remplir et vider selon vos besoins. Il est donc impératif d’économiser votre stuff car nous ne trouvons pas de grenades acide à foison loin s’en faut. Autre point que je souhaite aborder, les boss. Personnellement je les ai trouvé moins effrayants et difficiles à battre qu’une meute de chiens mutants. Après je rappelle que j’ai joué en mode « casual » donc je ne peux pas vraiment me prononcer en toute impartialité sur la difficulté de ces derniers, le soft propose un système appelé « succès » qui récompense le joueur ayant complété certaines missions en lui offrant un trophée.

Des heures de jeu en perspective.

De la réflexion et stratégie

Cela incite les plus acharnés d’entre nous à prendre le temps nécessaire pour viser le 100%. À noter que plusieurs modes de jeu sont proposés tels que « new game + » (encore une fois in-game) qui est disponible avec 4 niveaux de difficulté : débutant, facile, normal et expert ou un mode survie qui complique encore plus les choses à la façon d’un koh-lanta avec les malles n’étant plus communes, c’est à dire que si vous avez placés vos grenades incendiaires dans une malle à un emplacement précis, il vous faudra retourner à ce dernier pour les récupérer. Les différents soins sont beaucoup plus rares et bye-bye la visée automatique ainsi que l’armement « bonus ». Pour les plus téméraires un classement des joueurs est disponible via le menu, vous pourrez regarder les temps spectaculaires réalisés par d’autres gameurs.

Le Tyran saura vous faire frémir !

Découvrir le Survival Horror

Je me permets de nouveau d’insister sur le parti pris de la rédaction de cet article par une néophyte car j’ai lu mes confrères/consœurs pointer négativement du doigt ce portage. « rien n’a changé tout, tout a continué » et je suis en désaccord avec ces avis que je trouve un peu trop élitistes. Capcom offre une belle opportunité à la nouvelle génération de gamers de tâter du zombie pour la première fois et sur Nintendo Switch. Il me semble important de penser aux néophytes et de ce fait, leur rédiger un test où ils pourront aisément s’identifier au rédacteur qui lui même découvre le titre.

Test : Resident Evil sur Nintendo Switch

Resident Evil est un survival horror connu, reconnu et qui mérite largement son portage sur Switch. N’ayant jamais joué au préalable à un opus de la saga, je donne donc un avis sans à priori. J’ai eu peur, très peur, hurlé souvent, frissonné… Je me suis beaucoup énervée en tentant de résoudre les énigmes. Je ne sors pas indemne de cette expérience de jeu. Le Survival Horror n’est pas un genre grand public (si si je vous assure) soit on adore, soit on déteste. La vraie et unique question à vous poser avant d’acheter Resident Evil 1 est : « Tu aimes les films d’horreur Sidney ? ». Si oui alors soyez prêts à « scream » et lancez vous sans hésiter car ce titre vous fera frissonner.

Test : Resident Evil sur Nintendo Switch réalisé pas Laetitia sur une version offerte par l’éditeur
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