Test : ROCK BOSHERS DX: Director’s Cut sur Nintendo Switch

ROCK BOSHERS DX: DIRECTOR’S CUT

Genre : Arcade, Action, Aventure
Langues : Anglais
Développé par Tikipod
Édité par Tikipod
Sortie France : 01/12/2018
Prix : 6,99€ sur l’eShop
Taille : 400,56 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7 ans

Site Web Officiel

De nos jours, la nostalgie est un moteur dans le monde du jeu-vidéo, et particulièrement sur Nintendo Switch avec des jeux comme Celeste et Shovel Knight se servant de l’ère 8 et 16-bit avec brio pour recréer une aventure vidéoludique comme on pouvait la vivre il y a 20 ans, avec la puissance d’une console moderne. Cependant, peu de jeux récents ont essayé de repartir plus loin dans le temps que la NES, et c’est ce que ROCK BOSHERS DX a tenté de faire : le titre puise ses codes des très anciennes consoles du début des années 80, comme la célèbre ZX Spectrum.

L’histoire se déroule dans une version steampunk de Londres à l’époque Victorienne, où l’humanité a réussi à voyager sur Mars et à y fonder une colonie. On incarne la jeune Reine Victoria qui s’est lassée de sa vie de régente et qui se faufile incognito dans une navette en direction de la planète rouge. Malheureusement, elle découvre vite que tous les humains sur la planète ont été réduits en esclavage par les martiens, ils vivent sous la surface et doivent casser des rochers inlassablement, elle va donc chercher à leur rendre leur liberté et à s’échapper de cette planète infernale, dans une aventure pleine d’humour anglais.

Quand on démarre la partie, on apprend vite qu’il va falloir récupérer 3 items dans chaque niveau : une tasse de thé, du fromage et un scone à la confiture (le jeu est British jusqu’au bout !). Ces objets permettent de finir à 100% un niveau, si l’on arrive aussi à battre le meilleur temps pour obtenir le score le plus élevé. Réussir ces deux tâches est très compliqué, surtout la première fois que l’on joue, mais on a la possibilité de revenir dans un niveau terminé pour essayer d’améliorer son score.

ROCK BOSHERS DX se joue avec les deux joysticks : on avance avec le gauche et on tire avec le droit. La première arme du jeu a des munitions illimitées, mais en avançant dans l’histoire d’autres armes vont se débloquer, comme un uzi ou un bazooka, qui elles ont un nombre limité de cartouches. Il est très facile de passer d’une arme à une autre avec ZR et ZL. Comme chaque niveau est indépendant, il ne faut cependant pas hésiter à utiliser toutes les armes, car elles disparaissent dans le niveau suivant.

Certains stages demandent de résoudre des puzzles plus ou moins ardus, en détruisant des terminaux pour désactiver des tourelles par exemple, ou bien en trouvant des clés pour déverrouiller des portes. Chaque niveau se termine lorsque l’on arrive à prendre l’ascenseur qui nous rapproche de plus en plus de la surface. Les premières zones servent de tutoriel en nous présentant les différentes armes, les ennemis et les menaces qui pourront peser sur nous tout au long de l’aventure. Le gameplay est simple et facile à maîtriser, mais comme on peut s’en douter la difficulté est old-school et il va falloir s’accrocher ! On démarre chaque niveau avec 5 vies, mais on peut en rajouter en trouvant des cœurs.

Au cours de l’histoire, on va également rencontrer des PNJ qui finiront par se retourner contre les gardes afin de nous donner un coup de main. Par moment, on pourra même contrôler des tourelles ou des tanks, ce qui est un avantage majeur bien évidemment, le gameplay est ainsi très complet.

Une fois que l’aventure est terminée, le titre inclus 4 jeux d’arcade qui se débloquent en récupérant le bon nombre de tasses de thé, de fromages et de scones. L’humour est présent jusque dans ce mode, où l’on va avoir la joie de découvrir des scénarios loufoques, comme par exemple en incarnant le chat de la Reine Victoria qui va voyager dans une réalité alternative pour protéger une plateforme de forage de lait sous-marine…

Dans l’ensemble, les développeurs de ROCK BOSHERS DX ont fait un excellent travail en essayant de recréer l’expérience de jeu d’une ZX Spectrum ou d’une Commodore 64. Les graphismes sont simplistes et colorés, peu de pixels composent les personnages et les décors, mais assez pour les distinguer correctement et identifier les menaces ou les alliés. Ils ont même poussé le concept en allant jusqu’à autoriser certaines couleurs à baver sur les autres par moment, comme c’était le cas sur les consoles d’antan. On nous propose même de choisir entre un affichage 8-bit console ou ordinateur, moyennant quelques changements de couleurs et de lumière, c’est au goût de chacun.

Tout transpire le rétro, jusque dans les musiques et les sons chiptunes si représentatifs de cette ère redécouverte depuis peu. Les nostalgiques vont adorer !

Victoria s’échappe des mines martiennes en 24h, et chaque heure représente un niveau, qui, en général, se termine en moins de 5 minutes. Comme la difficulté est grandissante, vous mourrez de plus en plus souvent en vous approchant de la fin, il faudra donc compter environ 3-4h pour terminer le jeu, mais pas en le finissant à 100%, car il est très difficile de récupérer tous les objets dans chaque niveau ainsi que de battre le meilleur temps. Mais grâce au système du mode arcade qui se débloque en fonction de notre avancée dans l’aventure, le jeu sait nous donner envie de retenter notre chance pour enfin parvenir à obtenir ce dernier morceau de fromage oublié derrière un zombie belliqueux.

Comme à l’époque, il faut savoir prendre son mal en patience et parfois, c’est vrai, réfréner l’envie de massacrer une manette… Après tout ce sont ces jeux qui ont fait de nous des adultes (presque) responsables, n’est-il pas ?

30 ans en arrière (ou plutôt plus proche des 40 aujourd’hui), une partie de la joie de jouer aux jeux sur ZX Spectrum venait de leur idiotie assumée, comme par exemple la possibilité de jouer un tube de dentifrice, ou bien de tondre une pelouse. ROCK BOSHERS DX a su capter cet esprit délirant en mettant en scène la Reine Victoria quittant la Terre pour Mars, pour y découvrir l’esclavagisme des humains, mais dont la principale préoccupation est de trouver sa tasse de thé, son scone et son fromage for the blessed tea time ! Toute l’aventure pixelisée est parcourue d’humour très British autant que de nostalgie. Les développeurs de Tikipod ont fait un excellent travail pour essayer de recréer le sentiment de jouer à un jeu vieux de plusieurs décennies sur une console moderne, et le titre s’adresse aussi bien aux nostalgiques qui apprécieront cette lettre d’amour à une époque plus simple du jeu-vidéo, qu’aux plus jeunes qui auront le plaisir de découvrir toute une ère à travers un nouveau jeu sortant en 2018 !

Test réalisé par Natingle42 sur une version offerte par l’éditeur
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