Test : Saints Row IV : Re-Elected sur Nintendo Switch

Test : Saints Row IV : Re-Elected sur Nintendo Switch

Genre : Action, TPS
Langues : Anglais Sous-titres : Multilingue
Développé par Deep Silver Volition
Édité par Koch Media
Sortie France : 27/03/2020
Prix : 39,99€ sur l’eShop, 39,99€ version boîte
Taille : 8523.00 MB
Joueurs : 1-2
Age minimum : 18+

Site Web Officiel

Saints Row IV est un jeu qui commence à dater. Paru en 2013 sur Playstation 3 et Xbox 360, il a bénéficié quelques années plus tard d’un remaster pour Playstation 4 et Xbox One dans une édition HD « Re-elected ». Éditée par Koch Media, cette version fait son retour cette année sur Nintendo Switch.

Cette quatrième mouture est la suite directe de Saints Row : The Third. Notre incarnons The Boss, le patron du gang des Saints. Ses membres ont conquis bien plus que des quartiers et des villes. C’est le pays tout entier qui est régi par la bande, et notamment notre « Boss », à la tête de la Présidence des Etats-Unis. Contre tout attente, le monde est envahi par des extra-terrestres.

Nommés Zin, ils ont enfermé les humains dans des simulations de leur propre vie terrienne, à la manière de Matrix. Les Saints se retrouvent dans une version sombre et virtuelle de Steelport (la ville de Saints Row : The Third). Notre Boss président n’aura pas d’autre choix que de sauver le monde du joug des aliens.

La série Saints Row fait partie de ces jeux très influencés par GTA. Ce quatrième volet ne déroge pas à la règle : TPS, monde ouvert, liberté de mouvement, quêtes en tout genre, baston à gogo, etc. Le côté futuriste et sombre nous rappelle instantanément d’autres franchises du genre comme Prototype ou Infamous. The Boss a en effet réussi à prendre le contrôle de la « matrice » et à faire de sa ville virtuelle, son terrain de jeu. Le voilà donc doté de super-pouvoirs !

Saints Row IV : Re-Elected traite la lutte contre les aliens et l’utilisation des dons avec beaucoup de légèreté. Ici, on ne se prend pas au sérieux. Grosses armes déjantées, voitures catapultées sur nos ennemis, explosions, pouvoir de glace et tremblements de terre. Les moyens sont bons pour faire le maximum de dégâts.

On peut aussi grimper très haut et courir très vite. De quoi rendre obsolète les transports mis à disposition dans le jeu. A quoi bon prendre une moto lorsque l’on peut se faufiler à peu près n’importe où et passer d’un building à un autre?

Il faut aimer l’ambiance toute particulière de Saints Row, destinée à un public qui n’a pas peur de se lancer dans une aventure décalée où action rime parfois avec débilité. C’est en effet grandiloquent, sarcastique, barré et un peu bas du front. Mais lorsque le fun l’emporte (et c’est le cas ici!), tout ceci s’évanouit à nos yeux.

Les commandes sont rigides et demandent un certain temps d’adaptation. C’est le cas lorsque notre personnage court et saute dans tous les sens. Pas de demi-mesure, la verticalité peut à la fois être un atout mais aussi un défaut, en particulier dans des zones demandant de la précision. Sur Nintendo Switch, la fonction gyroscope des Joy-Con peut vite être fatigante car imprécise. Heureusement, elle peut être désactivée.

Derrière ce gameplay bourrin se cache un peu de finesse avec des quêtes et des défis qui mettent à l’épreuve nos talents. Comme dans un RPG, nous gagnons de l’expérience et collectons de l’argent et des clusters. On améliore alors nos compétences mais aussi nos pouvoirs et nos armes.

Parfois, nous obtenons des objets uniques. Mais pour cela, il faut mettre la main à la patte, s’amuser dans une histoire principale barjot ou s’embourber dans des missions annexes pas toujours originales, surtout faites pour le farming.

La Nintendo Switch met à l’honneur la version « Re-Elected », qui est déjà un remaster du jeu initial sorti en 2013. Il ne s’agit donc pas d’une édition spécifique à la console hybride.

On retrouve par conséquent les graphismes de 2015, parfois jolis, parfois datés. La ville numérique, souvent dans des tons de rouge et de noir, aurait pu bénéficier d’un peu plus de détails, mais dans le feu de l’action, ce n’est pas vraiment si important.

Par contre, les bugs inhérents au jeu sont toujours de la partie et n’ont pas été corrigés : bugs de textures, collision, etc. Quelques baisses de frame rate lors des grosses bagarres et aliasing apparaissent ici et là.

Le mode portable ne s’en sort pas si mal, malgré quelques graphismes baveux. C’est plus joli, net et fluide en mode docké, même si certaines textures ne paraissent plus trop d’actualité. Dans tous les cas, le jeu tourne bien et nous en fait voir de toutes les couleurs, malgré des temps de chargement un peu longuets.

Les musiques sont diversifiées. Nous avons le choix entre plusieurs radios qui délivrent des tubes d’artistes de renom, comme Aerosmith ou Haddaway. Bref, du rock, de la dance et plus encore. Niveau bruitages, c’est tout à fait correct avec des sons réalistes et des dialogues qui ne sonnent pas trop « à côté ».

Si l’histoire principale se termine en 10-15h, les quêtes annexes et l’amélioration des compétences permettent d’étendre la durée de vie du soft à une trentaine d’heures au total. On passe aussi un bon bout de temps sur la customisation du Boss, tant les possibilités sont nombreuses. Le président américain, homme ou femme, peut en effet avoir un look totalement improbable.

Si la version Nintendo Switch de Saints Row : The Third – The Full Package comprenait l’intégralité du jeu et de ses DLC, ce Re-Elected ne propose pas son extension « Gat out of Hell », privant les joueurs de cette ultime mission de folie. A défaut, on se contentera éventuellement d’un mode « Coop » pour la campagne principale.

Même si les années ont passé, ce Saints Row IV : Re-Elected reste toujours destructeur. Action décomplexée, humour décalé et pouvoirs exceptionnels sont caractéristiques de ce portage pour la Nintendo Switch. Les graphismes accusent leur âge, d’autant plus qu’aucune amélioration n’a été faite depuis 2015. On regrette la présence de quelques bugs et ralentissements, et l’absence du DLC « Gat out of Hell ». Malgré tout, le soft tourne bien et a un avantage unique : son mode nomade.

 

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