Test : Samurai Shodown sur Nintendo Switch

Test : Samurai Shodown sur Nintendo Switch

Genre : Combat
Langues : Français, Anglais, Allemand,  Espagnol,  Italien, Japonais
Développé par SNK
Édité par Koch Media
Sortie France : 25/02/2020
Prix : 49,99€ sur l’eShop, 44,99€ version boîte ici
Taille : 10377,00 MB
Joueurs : 1 – 10
Age minimum : 16+

Site Web Officiel

Le Japon féodal fait enfin la rencontre du Japon d’aujourd’hui… Eh oui, contre toute attente, Samurai Shodown fait son entrée sur Nintendo Switch ! Quelques mois après le lancement de sa toute nouvelle version sur PlayStation 4 et Xbox One, les heureux détenteurs de Switch pourront eux-aussi dégainer leur sabre avec loyauté et honneur.

Test : Samurai Shodown sur Nintendo Switch

 

Une histoire plutôt fugace

Dans un Japon de Tenmei en proie aux flammes, à la guerre et à la famine, un nouveau conseil prend le pouvoir dans l’optique d’une réforme. Mais une force étrange et obscure surplombe l’horizon rongée par un mal-être terrifiant.

C’est la promesse d’un prologue poétique compté par un vieillard dans un « Story Mode » simplet et traditionnel. Rien de bien original, notre combattant affronte une vague d’adversaires aux quatre coins du globe jusqu’au boss final. Il est vrai que le voyage tourne court. En revanche, il est rythmé par d’intéressantes cinématiques qui vivifient fortement l’expérience et le sauve d’une chute vers le trop anecdotique.

Combat à mains armées

La distinction entre les jeux Samurai Shodown et la plupart des jeux de combats se fait dans le port d’arme. À l’instar de Soul Calibur, on se munira d’un sabre pour vaincre notre adversaire. L’originalité du gameplay se fait aussi dans la possibilité d’être désarmé ou de désarmer, on se battra alors avec les poings, l’arme récupérable au sol.

 

Au fond du fourreau

Le jeu est assez simple à prendre en main. Trois coups de sabres d’ampleur variée, un coup de pied directionnel, une garde et des coups spéciaux. Ce sont les possibilités basiques qui s’offrent au joueur lorsqu’il tâte sa manette ou ses Joy-Con. Mais, le jeu est-il simple ? Non. Alors est-il difficile ? Non plus. C’est là tout le secret de la série Samurai Shodown basée sur le « Easy to learn but difficult to master » de Nolan Bushnell. Métaphoriquement, un novice jouera avec le sabre dans son fourreau tandis que le plus expérimenté sur le jeu jouera avec le sabre dégainé. En d’autres termes, plus on passera de temps sur le jeu plus on comprendra sa profondeur et toutes les options qui s’offre à nous pour battre un adversaire. Tout se joue dans une technique affûtée et une bonne notion du mind game – ou comment lire son adversaire.

De l’utilisation de la jauge de colère avec son explosion de rage, à prendre le risque de se battre à mains nues plutôt que de récupérer son arme, il y a toute une notion de « Risk and Reward » propre à tout jeu de combat qui se respecte. Mais dans Samurai Shodown, elle est constamment présente.

Pour autant, le jeu ne s’adresse ni aux débutants, ni aux experts. Libre à chacun de suivre la manière de jouer qui lui plaît à travers la multitude de modes qui sont mis à disposition du joueur. On pourra aussi bien s’amuser et spammer aléatoirement contre un ami que réfléchir ardemment au prochain coup porté en combat classé.

Un souffle d’Edo

À vrai dire, Samurai Shodown épate notamment par son incroyable direction artistique. Entre menus, cinématiques et chara-design, les graphismes 2D rappellent les estampes nippones de l’ère Edo, en lien avec le contexte historique de l’opus. L’écran de choix de stage fascine particulièrement grâce à son étonnante mise en scène en hanafuda – un jeu de cartes traditionnel japonais. Côté bande-son, il s’agit d’un condensé d’authenticité et de contemporain. Avec ses instruments traditionnels, elle plonge le joueur en immersion totale dans cet univers où l’on ne jure que par le bushido. Il en va de même pour le doublage et les effets sonores qui, bien que secondaires, offrent une véritable richesse artistique.

 

Un problème de compatibilité ?

Il y a, cependant, un gros bémol en ce qui concerne le design, sans aucun doute en lien avec la console. Il faut reconnaître que le jeu n’est pas au top de sa forme sur Switch, surtout en mode portable. En fait, les éléments d’UX et d’interface, particulièrement les textes dans les menus, sont tellement petits qu’ils sont quasiment illisibles. Même problème avec le texturing des graphismes 3D qui n’est pas aussi optimal que sur les autres consoles. Le jeu n’est clairement pas optimisé pour le mode portable, il faudra donc se reposer sur l’éternelle télévision pour se satisfaire d’une assez bonne qualité.

Un véritable attirail

À l’image de nombreux jeux de combats, plusieurs modes de jeux sont accessibles. Entraînement, tutoriel, mode en ligne, mode histoire, dojo et versus constitueront la panoplie du joueur et lui offriront d’innombrables heures de jeux.

Chaque mode est optimisé pour tout profil de joueur. En ligne, on peut aussi bien s’adonner à des combats casuels qu’à des combats classés. Pour les plus novices, le mode entraînement et son tutoriel apprendra toutes les bases du jeu, ou presque – je cherche encore comment ramasser mon arme…

Les plus expérimentés pourront aussi s’essayer au dojo avec un étonnant système de fantômes contrôlés par un ordi qui s’adapte à nos actions. Enfin, le menu combat propose des modes basiques tels que le contre la montre, la survie ou les tournois à la ronde en plus du versus classique avec un ordi ou un ami en local. Mais il faudra malheureusement noter que Samurai Shodown connaît quelques problèmes techniques. Notamment avec des temps de chargement long – même pour un simple tutoriel – ainsi que des problèmes de latence considérables en ligne.

Outre cela, le joueur pourra aussi accéder à sa base données où sont recensées toutes ses statistiques. On trouvera aussi une galerie contenant audio et visuel qui se remplit au fur et à mesure des achèvements. Un bon moyen pour constater son évolution au fil des parties.

 

Et le roster dans tout ça ?

C’est là aussi que le jeu fait sensation. Le roster est très bon avec des personnages variés et pour tous les goûts. Aucun combattant ne se ressemble, aussi bien en termes de chara-design que d’arme, de vitesse, de coup spéciaux… de gameplay tout simplement.

On peut toutefois regretter le nombre un peu maigre de personnages à disposition. Mais mieux vaut privilégier la qualité plutôt que la quantité. En ce qui concerne les plus gourmands, il restera toujours des DLC à disposition et qui sait… Peut-être quelques surprises lors des prochaines mises-à-jour.

Samurai Shodown est un véritable compromis entre folklore et modernité. Il subjugue par une direction artistique phénoménale qui se sert intelligemment d’un passé culturel très riche. Le port d’arme en fait indéniablement un jeu de combat original. Quant à la « simplicité complexe » du gameplay, elle contribue encore plus à son authenticité. Ainsi, les passionnés d’univers traditionnel nippon seront particulièrement comblés, aussi bien que les amateurs de fighting game.

Malgré quelques soucis techniques et une compatibilité Switch à retravailler, Samurai Shodown n’en reste pas moins un très bon jeu de combat.


 

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