Test : Saturday Morning RPG sur Nintendo Switch

Saturday Morning RPG

Genre : Aventure, Stratégie, RPG
Langues : Anglais Sous-titres : Anglais
Développé par Mighty Rabbit Studio, Inc
Édité par Limited Run Games
Sortie France : 26/04/2018
Prix : 7,99 € sur l’eShop
Taille : 939,52 Mo

Site Web Officiel

Marty, un jeune étudiant ordinaire, doit empêcher le commandant Hood, le chef d’une organisation criminelle à échelle mondiale, d’épouser Samantha, celle dont il est éperdument amoureux. C’est sur Gaia qu’il l’affrontera en combat singulier sauf que, très vite, le jeune homme va s’apercevoir qu’il ne fait pas le poids.

Il va donc être épaulé par un sorcier qui va lui faire don d’un ancien artefact renfermant de la magie.
À l’aide de ses nouveaux pouvoirs, il déjouera le plan du commandant et retournera auprès de sa princesse. Malheureusement pour Marty, il ne s’agissait là que d’un simple rêve.

Mais était-ce vraiment le cas ?

Comme le veut la tradition en matière de J-RPG, la progression du jeu est marquée par des phases d’exploration où se mêlent quêtes principales et quêtes annexes ainsi que des combats en tour par tour. Marty, seul contre un ou plusieurs ennemis, sans pièces d’équipement capables de booster vos statistiques de base. Heureusement pour lui, le sorcier lui a fait don d’un objet précieux et c’est là que résidera tout l’intérêt du gameplay. Le fameux artefact. Un objet au grand pouvoir, nécessitant la concentration de Marty.

Ce précieux sésame n’est rien d’autre qu’un carnet dont l’ergonomie laisse parfois à désirer.
Celui-ci est composé d’une couverture où des autocollants doivent être placés et d’une page où vous répertoriez votre inventaire. Ces trois composants sont la clé du gameplay. Tout au long de votre aventure, vous avez la possibilité de changer la couverture. Chacune donne un bonus différent au(x) stat(s) de base (force, vitesse, défense et santé) allant de +1 à +5. Les autocollants ont le même principe, la seule différence est que tant que l’on n’en déclenche aucun, les bonus ne s’ajoutent pas. À chaque début de combat, vous aurez la possibilité de gratter l’autocollant le plus vite possible dans un ordre totalement aléatoire afin de l’activer pour votre affrontement.

La page d’inventaire permet de stocker des objets qu’on a tendance à utiliser dans la vie courante ou dans l’époque où se situe plus ou moins le jeu. Ces objets sont l’équivalent des compétences magiques ou physiques que l’on utilise en dépensant des PM. Les actions sont vraiment funs ! Entre lancer des CDs, ou faire un pas de Moonwalk, notre cœur balance. Les PM servent également à faire des coups plus puissants en utilisant des piles et en augmentant le compteur de dégât critique, susceptible de donner des coups dévastateurs.
Attention, pour réussir une attaque, il faudra absolument passer par la case « QTE », le timing est parfois très serré.

Selon la vitesse, les dégâts, les parades qu’on a faits en combat, on gagnera un certain nombre d’expériences nécessaire pour augmenter un des points qui constitue vos statistiques. Mais il y aura toujours un choix entre l’une ou l’autre. Jamais partout en même temps. Un choix qui s’avère des plus judicieux surtout quand la sauvegarde automatique est omniprésente.

 

La crème de la crème dans ce jeu est indéniablement sa bande-son.
Un bel hommage aux années 80-90 grâce à Vince DiCola, compositeur célèbre et réputé pour son travail sur Rocky IV ou encore Transformers de 1986. Même s’il collabore avec Kenny Meriedeth (Power Rangers, Duck Tales, X-men), le travail est juste génial ! Du rock avec un bon vieux synthétiseur. On a vraiment l’impression de suivre un dessin animé devant son écran cathodique de l’époque. Immersion totale !!

Les références à la culture pop de la période ciblée sont assez difficiles à distinguer sauf si vous êtes vraiment de cette génération. Par exemple, le sorcier du début de partie fait référence au film « Vidéokid », qui est un hommage au jeu vidéo, tout en traitant d’un sujet plus profond. On a aussi des clins d’œil à Transformers, Terminator, Les Bisounours, Retour vers Le Futur, etc.
Par contre, on déchante totalement avec le mélange pixel-art pour les personnages et 3D pour le décor. Certains peuvent adhérer, d’autres pas.

Comme un petit enfant des années 80, il faudra mettre sur « play » une cassette intitulée « Épisode 1 » sur votre TV. Votre étagère totalise 5 épisodes, ni plus, ni moins. Il faut environ une heure et demie pour venir à bout d’un chapitre. Six heures devront suffire à venir au bout de l’aventure en prenant le temps de faire les quêtes annexes, de viser le rang S de fin d’épisode et en débloquant tous les succès du jeu.

Pour prolonger l’expérience de jeu, un mode d’affrontement de PNJ est disponible. Le but est similaire à un jeu de combat où le joueur est en pleine partie d’arcade. Il faut simplement battre le plus d’ennemis possible. Malheureusement, l’intérêt est absent. On ne débloque rien de particulier.

Si vous êtes un joueur rencontrant quelques difficultés au long de votre aventure, une fois le premier épisode achevé, des options seront disponibles dans le menu du titre. Trois possibilités de mise à niveau : vos ennemis s’ajustent automatiquement en difficulté recommandée, s’ajustent selon le niveau du joueur, s’ajustent au niveau que vous désirez allant de 1 à 50.
La difficulté de base suffit déjà, même si la majorité des combats se font en 1 vs 3 déséquilibrant ainsi pas mal la partie d’où l’importance des autocollants que vous équipez à votre personnage.
Après, le jeu est par moment mal équilibré car la seule manière de se guérir est d’utiliser une compétence ou de terminer le combat. Il faut donc utiliser les parades obligatoirement avec un timing pas toujours très clair. À vous de sentir s’il faudra passer par la case « ajustement ».

 

 

Comme un bond dans le temps, un retour en arrière à la fois bon et mauvais.
C’est l’impression que m’a laissée Saturday Morning RPG. À la fois un bel hommage et une déception.
Parfois émerveillé, parfois dans l’incompréhension sur la direction artistique. Pourquoi avoir mis telle référence et pas une autre. Le jeu est par moment mal équilibré malgré une histoire avec des scénarios drôles. Et pour la compréhension, rassurez-vous, pas besoin d’avoir bac +2 en anglais.
Pourquoi ne pas avoir réfléchi à d’autres épisodes pour cette version Switch ?
L’ambiance sonore m’a tellement marqué qu’à l’instant même où cette dernière ligne sera achevée, sonnant la fin du test, je vais me plonger dans un petit dessin animé en ressortant mes enregistrements VHS.
Et vous ?

Test réalisé par Serial_Gameur sur une version offerte par l’éditeur
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