Test : Selma and the Wisp sur Nintendo Switch

Selma and the Wisp

Genre : Aventure, Plate-formes, Casse-tête
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Russe
Développé par Toucan Studios
Édité par Ultimate Games
Sortie France : 31/05/2019
Prix : 9,99€ sur l’eShop
Taille : 523,24 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12 ans

Site Web Officiel

Vous êtes vous déjà inquiétés de ce qui pouvait se trouver sous votre lit ? Avez-vous déjà imaginé que les portes de votre armoire pouvaient s’ouvrir sur un monde parallèle ? Cela peut vous paraître irréaliste et c’est pourtant le début de l’aventure de la petite Selma dans Selma and The Wisp, développé par Toucan Studio et édité par Ultimate Games, sur Nintendo Switch.

Guidée par un esprit de lumière, la fillette quitte sa chambre et est invitée (si l’on peut dire) à parcourir un univers onirique totalement tiré de l’imaginaire enfantin. L’histoire pourrait s’apparenter au célèbre Monde de Narnia et pourtant, il s’agira ici d’une ambiance plus proche de Stranger Things. Selma y sera confrontée à ses peurs (les araignées notamment) et à une profonde obscurité. La seule chose qui pourra la sauver sera la petite lueur d’espoir que représente le point lumineux que vous contrôlez.

Vous voilà donc en train d’incarner une petite étincelle bleue. Vous devrez guider l’enfant au travers de son périple, telle une veilleuse. Pour cela, il vous suffira de vous déplacer à l’aide du stick directionnel. Un rapide tutoriel vous apprendra les deux seules commandes du jeu : un bouton vous permet d’interagir avec des éléments tandis qu’un autre indiquera à la fillette de rester sur place. Sans cela, cette dernière vous suivra, s’arrêtant toutefois devant certains obstacles ou précipices qu’elle n’est pas en mesure de franchir. A l’instar d’un Limbo ou d’un Brothers : A Tale of Two Sons, vous devrez traverser des tableaux en résolvant des énigmes. Le titre se démarque toutefois de ses deux prédécesseurs par son intéressant gameplay : le fait de devoir coordonner les deux personnages rendra les puzzles attrayants (bien qu’ils fassent rarement preuve d’une difficulté importante). Dommage cependant que quelques déplacements ratés de Selma vous forcent à recommencer à plusieurs reprises les mêmes passages. Par chance, la fréquence très régulière des points de sauvegarde automatiques ne vous demandera pas de refaire de trop longs tronçons de chapitre.

Des décors parfois colorés en “low-poly”

De manière générale, les casse-têtes sont assez diversifiés. Vous devrez tantôt faire tomber des objets, tantôt activer des interrupteurs, tantôt ouvrir des voies (notamment lors de courses folles en wagon) ou encore aider la petite à éviter des attaques d’ennemis. L’opus reste toutefois très linéaire et on comprend rapidement ce qui est attendu (d’autant qu’un indicateur à l’écran vous montrera les zones avec lesquelles il faut interagir).

Les traversées en wagon

Le dernier aspect digne d’intérêt du gameplay concerne la durée limitée qui vous sera accordée pour venir à bout des tableaux. En effet, votre luminosité tendra à diminuer à mesure que le temps passe. Pour vous « recharger », vous pourrez récolter des points lumineux mais ces derniers ne se renouvelleront pas. À noter également que chaque interaction avec l’environnement consommera une portion de votre barre de lumière. De plus, la fillette possède une jauge d’endurance qui s’amenuisera très rapidement si vous vous éloignez trop d’elle. Attention donc lorsque vous lui ordonnez de rester immobile…

Une référence bien placée

Par son choix d’utilisation de graphismes « low-poly » (les objets se présentent sous forme de polygones), le soft fait preuve d’une jolie direction artistique. Les décors en 2D sont très colorés mais s’assombrissent à mesure que vous perdez en luminosité, jouant ainsi très bien avec le thème central du jeu et créant une atmosphère inquiétante et parfois très lugubre. Quelques fort plaisants jeux de lumière viendront encore accentuer cet aspect.

Des jeux de lumière visuellement intéressants

Chaque niveau possède sa propre ambiance. De la ville fantôme au vieux parc à thème abandonné, le level design est soigné et rempli de clins d’œil cinématographiques. Il nous garde sans cesse dans les rêveries cauchemardesques de Selma.

Une référence qui attire l’oeil

La bande-son se résume globalement à une musique d’ambiance. Rien de très marquant donc mais elle a tout de même le mérite de nous maintenir dans la noirceur de l’opus.

Au total, vous aurez à parcourir onze chapitres en tout et pour tout. Chacun d’entre eux vous demandera une quinzaine de minutes pour en venir à bout, en incluant les quelques morts qui risquent de subvenir ponctuellement et les temps de chargement. Ces derniers sont en effet assez longs compte-tenu de la vitesse à laquelle on termine chaque niveau. En outre, vous aurez le choix entre trois modes de difficulté qui n’aident toutefois pas réellement à améliorer la durée de vie (si ce n’est en mourant quelques fois supplémentaires en difficulté maximale).

Des morts parfois violentes

Autrement dit, l’aventure se termine en deux à trois heures, pas plus. Et c’est là un des défauts majeurs de ce titre. Ce dernier ne propose en effet aucune rejouabilité. Aucune quête annexe ne viendra alimenter vos sessions de jeu. Les succès présents sur d’autres supports ne le sont pas dans sa version sur Nintendo Switch. Le rêve ne dure donc pas très longtemps…

Des traductions un peu trop mot à mot

Selma and The Wisp nous conte l’histoire sombre d’une petite fille, prise au piège dans un cauchemar et luttant pour en sortir. Il nous offre une expérience originale de par son choix de gameplay. Le fait d’incarner l’esprit lumineux qui guide la fillette au cours de son périple rend la résolution des puzzles plutôt innovante, même si on peut noter par moments un manque de maniabilité et une difficulté plutôt modérée. Les graphismes et la bande-son nous plongent bien dans l’univers lugubre des peurs enfantines et on prend un grand plaisir à découvrir les références cinématographiques disséminées dans les différents tableaux. On déplorera toutefois la très faible durée de vie du soft et l’absence de rejouabilité. À noter également que la traduction française, si elle pourrait être un réel atout malgré le peu de texte, est très littérale et souffre malheureusement de quelques erreurs.

Test réalisé par Milou sur une version offerte par l’éditeur
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