Test : Sephirothic Stories sur Nintendo Switch

Sephirothic Stories

 

Genre : Aventure, RPG
Langues : Japonais, anglais
Développé par Exe Create
Édité par Kemco
Sortie France : 04/04/2019
Prix : 14,99€ sur l’eShop
Taille : 225,44 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Le monde de Shendoah repose sur l’arbre de Sephiroth, et plus précisément sur ses fruits, source de la vie, deux élus récupèrent ces derniers, afin de leur accorder un réceptacle, pour donner naissance à des individus, humains ou humanoïdes.

Mais il faut d’abord faire le tri entre les bons fruits, et ceux touchés par l’obscurité. Ces derniers seront confiés aux fées, afin d’être purifiés.

Un village en danger

Mais le murk est de plus en plus fort, alors que Sephiroth s’affaiblit. Les monstres se multiplient, et les villages sont en danger.

Côté gameplay, Sephirothic Stories est un JRPG assez traditionnel.

Les combats se déroulent au tour par tour, avec une barre indiquant quel sera le prochain combattant à agir, que ce soit côté monstre ou héros. Pour les actions, les classiques attaques sont là, mais aussi la défense, les objets, les compétences spéciales, et la fusion (l’enchaînement de plusieurs compétences). Celles-ci sont de deux types : les sorts, de différents éléments, et les capacités spéciales liées aux armes.

Car le point intéressant de ce jeu est que si les équipements sont imposés à chaque personnage – un épéiste ne pourra pas manier la hache ou la lance – il est possible de personnaliser quatre slots par arme. Cela peut être des augmentations de statistique, des chances d’infliger des malus aux ennemis (comme le poison), ou des éléments. Et ces derniers peuvent gagner de l’expérience, débloquant de nouvelles magies plus puissantes.

Les combats

Autre élément lié à la personnalisation, la forge. Car il est possible de fusionner des armes entre elles, ce qui permet de transférer ses capacités, et d’augmenter son attaque. Il est facile de récupérer de l’armement, les ennemis pouvant en laisser tomber, ainsi que des tickets ou des points SEP. Ceux-ci donneront l’accès à des loteries qui proposeront, outre des graines permettant d’améliorer les statistiques des personnages une fois écloses, des armes comme gains. Et certaines sont tout simplement dévastatrices, avec des bonus surpuissants (comme un soin à chaque tour ou une diminution notable de la consommation de MP).

Hors des combats, le jeu consiste en l’exploration de donjons, avec quelques petites énigmes à résoudre, et des chemins labyrinthiques à parcourir, remplis de monstres que l’on voit hors combat. Il n’y a pas de carte du monde, et un village sert en quelque sorte de hub, pour lancer la suite de l’aventure.

Le monde de Shendoah, malgré la menace de l’obscurité, est coloré. Que ce soit la majorité des monstres ou les personnages, les modèles 3D sont dans un style assez chibi, mignon. Quant aux artworks 2D que l’on voit dans les phases de discussions, ils sont très beaux, (cependant, les textures sont beaucoup plus simples) même si ils ont tendance à être toujours un peu dans la même veine.

Différents personnages

Heureusement, les musiques d’ambiance, si elles peuvent être identiques d’un labyrinthe à l’autre, sont de très bonne facture, et bien adaptées aux situations, on peut cependant regretter un manque de diversité.

Sephirothic Stories est beaucoup plus court que d’autres JRPG, puisqu’il peut se finir en une petite dizaine d’heures. Il y a certes des quêtes annexes, mais pour les obtenir il suffira d’aller dans une maison du seul village du jeu, pour récupérer les missions au comptoir. Il vous faudra ensuite aller éliminer les ennemis voulus, ou récupérer tel objet perdu, pour que la quête soit automatiquement validée, et les récompenses obtenues.

L’exploration des donjons se fait assez facilement, surtout qu’il est possible d’éviter les monstres, immobiles, et que les énigmes ne sont guères difficiles, demandant la plupart du temps de simplement choisir le bon personnage dirigé (chacun ayant ses propres capacités) ou amener une caisse au bon endroit. Il y a bien un système lié au murk qui fait qu’on ne peut pas rester indéfiniment. Quand le 100% est atteint, on est automatiquement téléportés au village. Des points de téléportation sont présents à différents endroits, pour ne pas avoir à tout recommencer.

Le début d’un donjon, avec son point de téléportation

Les combats aussi seront assez rapides, le jeu proposant une vitesse accélérée, ou des combats automatiques.  Cela donne un enchaînement assez rapide, entre l’exploration du donjon, le retour au village pour avancer dans le scénario, et un nouveau donjon.

Sephirothic Stories ne révolutionne pas le genre du JRPG, mais il propose une bonne aventure.

Son contenu est un peu faible comparé à d’autres ténors du genre, tout comme ses graphismes, mais son scénario réserve quelques surprises une fois qu’il est lancé, et les personnages ont leur charme. En outre, la possibilité d’éviter les combats, ou de passer en mode automatique, tout comme celle d’avoir des armes surpuissantes, permet de ne pas ressentir de lassitude que pourrait créer l’enchaînement village-donjon-village.

Test réalisé par Marron sur une version offerte par l’éditeur
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