Test : Shadow Bug sur Nintendo Switch

Shadow Bug

Genre : PLATEFORME, ACTION, AVENTURE, REFLEXION
Développé et édité par MURO STUDIO
Sortie France : 30/03/2018
Prix : 8,99€ sur l’eShop
Taille : 809 Mo

Site Web Officiel

Et bien rien de plus simple, nous allons découper du monstre ! Enfin nous, plutôt un petit être de forme sphérique, muni de 2 bras, 2 jambes. Un Ninja de surcroît. Et ouais, rien que ça, il est tout mignon, mais il manie du katana en sautant partout. Badass.

Sa mission est d’éliminer les vilaines créatures qui ont investi sa forêt et le reste de l’univers, les méchants sont vraiment sans gêne.

Si le scénario est classique, il suffit d’une poignée de secondes pour être saisi par l’atmosphère de Shadow Bug et pas plus longtemps pour comprendre que ça va être surprenant et bien foutu.

Le jeu lancé, s’affiche un 1er écran permettant de choisir entre le mode tactile en version nomade ou avec joycons sur grand écran. J’ai opté pour les joycons dans un premier temps et tactile dans un second.

Sans transition, on se trouve aux commandes de notre petit Ninja dans un didacticiel, sous forme d’un niveau très court visant à nous familiariser avec des commandes on ne peut plus simples : Joy con gauche pour diriger le personnage au stick, joy con droit pour pointer la mouche (si, si, la mouche) qui nous accompagne sur l’ennemi et valider avec le bouton A, afin d’être projeté sur lui et le découper à l’aide de nos 2 katanas, bouton Y pour recentrer notre compagnon ailé. Après avoir zigouillé 2 monstres à l’effigie du studio Muro, le didacticiel se termine, les stats du niveau s’affichent, les choses sérieuses peuvent commencer.

La mécanique du gameplay est la grosse surprise de ce jeu de plateforme, le principe est de viser un ennemi afin de quasi se téléporter sur lui et le trancher. Si tu touches l’ennemi sans le frapper d’un coup de katana, il te bouffe, tu es mort. Si tu touches un projectile, tu es mort. Les puzzles peuvent amener à enchaîner les coups d’un monstre à l’autre sans toucher le sol, à éviter de se faire scier (j’ai bien dit scier et pas un autre mot qui y ressemble) ou bien d’autres saletés qui tuent sans ménagement. Ce concept est juste génial. Pour ceux qui connaissent, ça ressemble pas mal à la maîtrise « frapper » de la merveille « Ori and the blind forest ». Il faut être précis, très réactif et bien vif, prévoir la cafetière remplie à proximité.

Mister Ninja va également affronter des boss, mécanique identique et challenge réel, ça ne plaisante pas.

Concernant les 2 modes de jeu, à savoir avec joycons ou tactile, ma préférence va sans hésitation vers le tactile ! Trop d’imprécisions avec le joycon droit et de bugs avec la direction de celui de gauche, c’est largement plus fluide et agréable avec le tactile !

Visuellement excellent ! Les personnages en ombres chinoises (une petite infidélité au choix du thème d’ensemble), les décors travaillés et harmonieux, ce design stylé japonais qui colle avec notre petit Ninja et la bande son qui va bien.

Les bruitages se fondent dans les musiques, peut-être un peu trop présentes, mais à l’image du jeu : dynamiques et entraînantes.

Shadow Bug se décompose en 36 niveaux dont 6 boss bien corsés, pas toujours évident au 1er abord de comprendre comment leur casser la tête.

On retrouve les fonctions habituelles des jeux de plateforme, à savoir la possibilité de refaire tous les niveaux à volonté, afin d’améliorer ses stats (temps réalisés, collectables récupérés, points obtenus grâce aux kills effectués).

En moyenne, 1h30 de réflexion et de fight pour Shadow Bug, comptez 2h pour ceux qui comprennent vite mais auxquels il faut expliquer longtemps. Comme moi.

Si vous avez le goût du défi, vous pouvez bien sûr prolonger l’expérience en tentant de faire mieux dans les niveaux que vous souhaitez.

Quel bon moment passé aux côtés de cette petite boule armée de Katanas ! Un héro dont le design est aux antipodes de celui attendu pour un Ninja, un gameplay innovant avec sa mécanique particulière, complètement addictif et surprenant. Le level design est impeccable, décors, personnages, la difficulté des puzzles, les boss bien relou, tout y est (en plus de se coucher moins bête en apprenant ce qu’est le Mesmerizing art).

Une expérience vidéoludique très plaisante, fun mais pas trop, faut bien souffrir un peu quand même…sinon justement, c’est pas drôle.

En résumé, un jeu de plateforme pas comme les autres à expérimenter, dépaysement et plaisir garantis !

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