Test : Shift Happens sur Nintendo Switch

Shift Happens

Genre : Action, Plateformes, Casse-Tête
Langues : Français, Allemand, Espagnol, Russe, Anglais
Développé par Daedalic Entertainment GmbH
Édité par Daedalic Entertainment GmbH
Sortie France : 10/10/2018
Prix : 14€99
Taille : 5050,99 Mo
Joueurs : 1-2
Age minimum : 3

Site Web Officiel

Dans l’usine d’un laboratoire douteux qui fait des expériences chimiques, un incident technique cause le mélange de diverses substances, provoquant par inadvertance la création de deux blobs, Bismo et Plom, via la liaison de composants compatibles. Livrées à elles-mêmes, les étranges créatures décident d’explorer les environs et de quitter les lieux afin de découvrir le monde qui les entoure.

Shift Happens est un jeu d’action, de plateformes et de réflexion. L’idée derrière le scénario est plutôt bien pensée. En effet, non seulement Bismo et Plom sont liés ensemble grâce à la chimie, mais cette liaison a eu un effet secondaire : ils sont à présent capables de changer et, surtout, d’échanger leur masse, c’est-à-dire leur forme. Le jeu se base entièrement sur cette mécanique qui vous permettra de jongler entre les caractéristiques des deux amis. Là où l’un est petit et agile, l’autre est grand et fort. Classique, mais efficace, tout dans le soft pousse à la coopération afin d’utiliser toutes les mécaniques incorporées au gameplay : lancer son partenaire vers une plateforme trop éloignée ou sur un mur afin de l’abaisser, rattraper celui-ci en plein vol avant qu’il ne touche un élément mortel (des pics, des lasers ou encore des éléments naturels tels que l’eau, le feu ou l’électricité), rebondir sur les trampolines à tour de rôle afin d’aller sur des plateformes très hautes, monter sur les ascenseurs pour accéder à de nouvelles zones ou libérer des passages, travailler ensemble pour actionner des leviers ou déplacer des caisses, et ainsi de suite.

À noter que le titre du jeu fait non seulement référence aux pouvoirs de nos deux joyeux lurons (to shift = changer, échanger, se transformer), mais également à l’accident qui a permis leur naissance ou aux dangers qui causent leur mort (shit happens = les emmerdes, ça arrive).

La direction artistique du soft est très soignée. Que ce soit sur l’écran de votre télévision ou de votre Nintendo Switch, vous serez probablement séduit par la qualité graphique. Les décors des 4 mondes sont très jolis avec leur effet dessin animé et leurs couleurs vives, mais il est dommage qu’ils soient inégaux, car certains sont plus travaillés et fournis que d’autres. On sent l’importance de la technologie au début du jeu (le laboratoire) et on note une progression qui va de plus en plus vers la nature. On y découvre une faune et une flore luxuriante (la forêt) pour au final retourner vers des niveaux plus désertiques (le canyon) ou glacés (la grotte). Certains niveaux se jouent en intérieur et d’autres à l’extérieur, tantôt le jour, tantôt la nuit. La variété reste présente malgré le nombre restreint de monde. Le chara-design, quant à lui, est plutôt original. Les deux blobs sont très mignons et on s’attache facilement à eux, ce qui nous pousse parfois même à nous en vouloir de devoir les sacrifier pour avancer.

La bande son quant à elle est très soignée. Les ambiances collent à la perfection au soft. Le tout est très calme et relaxant, toujours dans l’idée de rester en harmonie avec Dame Nature, probablement, mais aussi de ne pas trop énerver le joueur qui doit déjà gérer tous les puzzles du titre.

Ce jeu indépendant propose une durée de vie plus que convenable. Non seulement le jeu a été pensé pour le multijoueur, mais il propose également un mode solo qui ajoute quelques heures d’aventure, puisque les niveaux y sont différents. Comptez respectivement environ 40 et 30 zones à explorer, sans compter les quelques bonus supplémentaires. Pour les collectionneurs et ceux qui aiment finir les mondes à 100%, sachez qu’avec les énigmes qui se corsent de plus en plus, vous poussant à maîtriser chaque élément de gameplay à la perfection, vous ne bouderez pas votre plaisir. Effectivement, vous devez réunir 75 fragments pour obtenir 3 des 4 étoiles de chaque lieu visité. La dernière s’obtient avec le mode contre la montre qui vient, lui aussi, rallonger la durée de vie du soft. Vous pouvez donc compter un temps conséquent de jeu. Celui-ci variera évidemment selon vos capacités, votre façon de jouer, et en fonction des modes que vous adopterez.

Shift Happens est un jeu avec un scénario ainsi qu’un concept simples, mais ô combien efficaces. L’univers est cohérent avec sa direction artistique peaufinée. Le gameplay et les énigmes sont bien conçues, poussant la réflexion de plus en plus loin. Avec ses deux modes (solo et duo) complétés par une course contre la montre, quelques bonus, ainsi qu’un challenge bien présent pour ceux qui veulent finir les niveaux à 100%, la durée de vie de ce titre indépendant est conséquente. Pour environ 15€, c’est un plaisir à ne pas bouder si vous aimez vous creuser les méninges en faisant du platforming.

Test réalisé par LYNIX WITT sur une version offerte par l’éditeur
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