Test : Shin Megami Tensei: Strange Journey Redux sur Nintendo 3DS

Shin Megami Tensei: Strange Journey Redux

Genre : Donjon RPG / Donjon Crawler
Langues : Japonais Sous-titres : Anglais
Développé par  Atlus
Édité par Deep Silver
Sortie France : 18/05/2018
Prix : 39,99 € sur l’eShop / 39,99€ / 36,99 (en promo)  version boite sur Amazon
Taille : 13667 blocs

Site Web Officiel

Dans cette histoire résolument atypique et apocalyptique, vous incarnez un jeune soldat. Vous travaillez pour les Nations-Unies et êtes envoyé dans l’Antarctique, afin de vous renseigner sur quelque chose ressemblant à une faille dimensionnelle. Vous y découvrez le Schwarzwelt, une masse sombre, prête à submerger toute la surface de la terre.
Le Schwarzwelt est une ombre envahissante, qui est née, peut-être, de la décadence des hommes, de leur profanation envers une planète qui l’a pourtant vu naître. C’est en quelque sorte la réponse de la Terre face à l’occupation humaine ainsi que tout le mal que l’on a pu lui faire jusqu’à présent.
Cette énergie négative veut nous éliminer, éradiquer l’être humain de la surface. Et notre petit mais fort soldat, va devoir comprendre pourquoi, et aussi vous l’avez deviné, éliminer la source du problème… (qui n’est pas nous, vous l’avez compris).

Pure science fiction ou futur jeu d’anticipation nous ne le saurons sans doute jamais.

Apparu en 2009 sur DS, Strange Journey revient donc avec cette mouture 3DS appelée Redux, avec un petit rajout dans le scénario. En effet, vous allez rencontrer Alex, un nouveau personnage qui ne vous veut pas que du bien. Au fil des heures et de votre aventure, vous en découvrirez plus sur cette mystérieuse nouvelle venue.
Vous devrez affronter des démons. Certains chercheront à mettre fin à votre vie et à celle de toute l’humanité pour annihiler notre quête de domination totale, afin de mettre fin à nos pêchers capitaux.
A contrario d’autres démons chercheront à nous comprendre, à nous connaître, à savoir qui nous sommes et réellement savoir ce que l’Homme avec un grand H désire le plus pour le bien de l’humanité.

Nouvelles fins, nouveau donjon, nouveaux démons et nouvelle recrue, ce remaster de Shin Megami Tensei Strange Journey Redux aurait sans doute pu aussi s’appeler Deluxe  (car en latin redux cela ne signifie pas ‘réduit’, mais ‘qui est de retour’).
Prenez les commandes d’une équipe de démons et avec votre scaphandre/armure appelé(é) Demonica et dirigez-vous vers cette belle aventure remplie de moments troublants.

Au début, comme à chaque fois dans la série, cela discute pas mal et si l’histoire qui nous est contée est intéressante, les dialogues du début sont clairement sans intérêt. Heureusement tout s’arrange rapidement  et cela devient même accrocheur. A ce titre, les textes sont en anglais mais sans réelle difficulté notable.
Vous allez devoir donner un nom à votre personnage, le fameux soldat qui sauvera le monde. J’ai décidé de l’appeler John Mclane, parce que vous le savez tous, les Héros s’appellent John.
Votre équipe part donc au centre de l’Antarctique, près du pôle Sud où les vaisseaux spatiaux de votre groupe tombent mystérieusement en panne, suite à une attaque invisible. L’inquiétude gagne votre supérieur hiérarchique qui semble en connaître bien plus qu’il ne laisse le croire. Lors de l’attaque, vous perdez connaissance et trois personnes inconnues vos posent moult questions. Vos coéquipiers vont vous réveiller. Un peu choqué et perdu vous devez dores et déjà subir un long briefing.
Vous allez écouter une partie de votre équipe vous expliquer les capacités de votre scaphandre Demonica (pour DEMOuntable Next Integrated Capability Armor) qui vous servira d’armure et de bien plus encore, comme notamment le Demon Summoning Program.

C’est le moment où une entité inconnue attaque votre vaisseau, laissant derrière elle de nombreux cadavres. C’est l’occasion de tester votre Demonica et aussi d’aller voir ce qu’il se passe.

Votre premier combat se fera seul. C’est à l’issu de cette première rencontre, que le jeu débute pour de vrai. Ce premier combat est court, mais il permet rapidement de comprendre les principes de base. Les habitués de Donjon RPG ou Donjon Crawler ne seront évidemment pas dépaysés. Moi-même qui n’avais pas réellement touché à ce style de RPG depuis le géant Shining The Holy Ark sur Saturn, j’ai pu y retrouver mes marques assez facilement.

Les phases “exploration” sont en 2d avec vue à la première personne. Une caractéristique des deux premiers épisodes de la série.
Le temps est représenté par des phases de lune comme pour la plupart des épisodes.
Combat en vue à la première personne sur l’écran du haut et possibilité de choisir attaque, défense, items,etc… sur l’écran du bas. Sur ce dernier on y voit aussi la liste de vos personnages, leur stamina, leurs stats, ainsi que tout le menu. A noter que tout est jouable au pad ou bien avec le stylet.
Concernant l’écran du haut, vous ne pourrez pas utiliser la 3D native de la 3DS. Quel dommage que le portage n’ai pas pris en compte cette possibilité car cela aurait donné un rendu très convaincant et réellement bluffant dans ce genre de jeu. C’est un petit point certes anecdotique dans le gameplay, mais cela aurait pu être un plus vraiment vendeur.
Lors des combats, vous aurez la possibilité de connaître aussi les stats des démons en face de vous.
Chose intéressante, que l’on retrouve dans la plupart des Shin Megami, vous avez la possibilité de discuter avec les démons qui vous attaquent. Ainsi, s’ils sont de bonne humeur (en phase avec la lune pour être précis) vous pourrez les intégrer à votre équipe en échange d’un objet, de Macca (l’argent dans le jeu) ou de HP. La plupart d’entre eux acceptent avec plus ou moins de difficulté. Attention toutefois car si ils refusent, ils attaqueront en premier, ce qui donne un réel désavantage pour le combat.
Par moment ce seront les démons eux-même qui viendront à vous pour vous rejoindre. Le dialogue se lance d’ailleurs automatiquement à leur rencontre. Ils veulent en savoir un peu plus sur les humains et pensent que vous vous battez pour une cause juste. N’hésitez donc pas à vous promener sur la map pour rencontrer un maximum de potentiels alliés. En même temps cela permettra à votre XP d’augmenter.
Le jeu est assez difficile et il sera bon de s’acharner un petit peu. A ce titre il existe un mode automatique censé vous aider. Je l’ai trouvé assez efficace au début, malheureusement l’IA semble oublier trop souvent l’utilisation de soins pour votre équipe, ce qui, lors des combats plus ardus, vous envoie directement au Game Over.

Vous avez la possibilité d’obtenir jusque 18 démons. Seulement 3 seront sélectionnés pour être à votre coté durant le combat. A la suite de ces derniers, les démons dans votre équipe obtiennent un taux d’expérience qui leur est reversé même s’ils ne sont pas en phase de combat. Cela ne nous oblige pas à faire tourner constamment nos alliés. Une fois un nouveau niveau acquis, si ils sont satisfait de vous, vos démons vous offriront des objets rares.
En outre durant les phases de combat vous aurez la possibilité de faire des ‘Weak’ avec vos alliés. C’est une combinaison d’attaques qui se réalise lorsque vous touchez la faiblesse d’un ennemi.

Au fil de l’aventure, votre Demonica se complétera de nouveaux équipements, pour cela il faudra retourner au Red Sprite (votre vaisseau, où il faudra toujours revenir pour de nouvelles missions) avec certains objets particuliers, que vous demanderont les scientifiques restés sur place. En passant par le laboratoire votre Demonica se verra donc upgradé. Le pouvoir de discuter avec les démons, ou bien encore un radar permettant la découverte d’objets rares viendront rejoindre votre équipement de base.

Je dois dire que coté son, Atlus a réalisé quelque chose d’assez incroyable. La bande son est juste dantesque. L’ambiance est pesante et le coté symphonique et orchestral donne une véritable profondeur à l’univers si particulier du titre. Des moments oppressants dans les donjons à quelques passages plus apaisant lors des dialogues sur le Red Sprite, vous allez devoir gérer avec la pression.
Pour les dialogues, le Japonais est le seul choix possible. Souvent court, cela n’est jamais aussi long que les lignes de textes. Il faudra se contenter de quelques onomatopées ou juste de quelques phrases, limitations techniques obligent.

Graphiquement j’ai trouvé le jeu plutôt beau. Il faut dire que les développeurs ont entièrement retravaillé ce Strange Journey, avec une nouvelle modélisation des personnages. Le bestiaire est d’ailleurs très varié avec 350 démons à rencontrer. Ces derniers sont vraiment très différents et certains sont très recherchés au niveau de leur design/conception. Les donjons sont distincts les uns des autres et sont assez bien travaillés et longs. Les couloirs se ressemblent forcement un peu tous, mais malgré ce dédale de pièces et de murs on arrive facilement à s’y retrouver. Au cas où, la map visible sur l’écran du bas, vous évitera de vous perdre.

La particularité des Shin Megami, que cela soit des Personna, des Strange Journey ou bien encore des Devil Summoner est d’être assez longs. C’est forcement le cas ici aussi. Il vous faudra sans doute environ 75 heures de jeu (voir plus) pour voir le bout de l’aventure. La difficulté parfois élevée poussant à tourner en rond pour augmenter vos XP allonge la durée de vie. Je ne pense pas que cela soit réellement une façon de faire durer artificiellement le jeu, car il y a vraiment matière à la promenade. Les quêtes annexes, les fins multiples et le rajout du mode Womb of Grief (un nouveau donjon où vous êtes poursuivi par Alex) donnent envie de tout faire et de le faire bien.
Ajoutez à cela la quête de tous les démons avec cette possibilité offerte et obligatoire de fusionner ces derniers pour les rendre plus puissants et vous obtenez une excellente aventure de science fiction où le paranormal rencontre légendes et mysticismes en tout genre.

Ces petites choses ajoutées ici et là par Atlus ne sont réellement pas vaines. Comme dit plus haut, nous sommes vraiment en face d’une version XXL d’un jeu paru il y a une génération de console.
Si tous les remix et autres versions HD pouvaient posséder autant d’ajouts, de re-modélisations de cette qualité cela serait réellement avec plaisir que je referai le jeu. Les plus apportés ici sont clairement appréciables et ce Shin Megami Tensei Strange Journey Redux est à voir concrètement comme un nouveau jeu.

Vous allez découvrir des choses incroyables dans cette aventure où paranormal croise légendes et apocalypse biblique. Derrière un scénario qui peu paraître simpliste a première vue, se cache au final une histoire extrêmement bien travaillée et complexe. Elle accroche dès le début, avec ce coté mystique de la destruction de l’humanité par des démons nous reprochant beaucoup de choses.
Le travail réalisé par les équipes de Atlus est absolument remarquable.

Les fans du genre ne pourront qu’apprécier ce jeu au gameplay vraiment inspiré, complet et pourtant si limpide. Les gamers adorant les Etrian Odyssey s’attacheront bien plus à ce Shin Megami grâce à une histoire bien plus poussée et de toute évidence plus originale. Et avec son contenu très très riche il finira de vous convaincre.
Quelle évolution depuis 2009 et sa version DS, clairement un Must Have!
Fans de Donjon Crawler et de Donjon RPG, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

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Test réalisé par C2ric sur une version offerte par l’éditeur
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