Test : Smoke and Sacrifice Switch sur Nintendo Switch

SMOKE AND SACRIFICE

Genre : Aventure, RPG, survie
Langues : Français
Développé par Solar Sail Games
Édité par Curve Digital
Sortie France : 31/05/2018
Prix : 24,99€ sur l’eShop
Taille : 572,52 Mo

Site Web Officiel

Smoke and Sacrifice raconte la quête de Sachi, une jeune villageoise qui, au cours d’un rituel, a dû confier son fils à l’Arbre Solaire, représentant la seule source de lumière de son monde, et donc le seul moyen de survivre.

Mais sept ans après ce sacrifice, l’Arbre Solaire est victime d’un dysfonctionnement, et le village attaqué. Sur les conseils d’un étrange personnage, Sachi profite de cet événement pour se rendre dans le temple lié à ce culte, l’endroit même où s’était déroulé le rituel qui lui a pris son fils. Et c’est à cette occasion qu’elle se retrouve téléportée dans les bas-fonds, et que commence sa quête pour découvrir la vérité qui se cache au-delà du brouillard.

Dans Smoke and Sacrifice, le principe de base va être la survie, car les bas fonds sont extrêmement dangereux. Sachi peut attaquer et esquiver les attaques des nombreux ennemis qu’elle croisera sur sa route, et obtiendra rapidement un pouvoir lui permettant de se protéger. Mais l’environnement lui-même est un danger. Certains sols sont hostiles et ne peuvent être explorés sans équipement adapté, et à la nuit tombée, une épaisse fumée envahit les bas-fonds, ainsi que des créatures redoutables, et il faudra trouver de quoi s’éclairer pour survivre.

Heureusement, pour affronter ces dangers, Sachi pourra compter sur les ressources des bas-fonds, les arbres, les minéraux et les ennemis laissant tomber de précieux éléments qui, combinés entre eux, deviendront des armes, des équipements ou des plats pouvant restaurer la santé ou améliorer les statistiques.  Le craft est au cœur du jeu, et le joueur passera de nombreuses heures à récolter puis transformer ces ressources.

Ces recettes seront à découvrir soit en accomplissant des quêtes secondaires, soit en explorant les lieux, des listes d’ingrédients pouvant se retrouver inscrites sur des pierres ou des peaux tendues.

Si l’environnement est dangereux, il est également magnifique. Les décors, dessinés à la main, sont sublimes, les personnages et les ennemis ont chacun leurs animations, et les environnements disposent d’effets de lumière incroyables. Les flammes, la fumée ou le froid  par exemple sont parfaitement retranscrits. Le personnage de Sachi, très détaillé, évolue en fonction de l’équipement qu’on lui donne.

Comparé à cela, la bande-son est un peu en retrait. Lors de l’exploration, la musique se fait très discrète, même si les effets sonores sont eux bien présents, et contribuent à l’ambiance du jeu. On se sent inquiets quand on entend les cris de certains ennemis dangereux ou soulagés quand le signal indiquant le lever du jour retentit, par exemple.

La quête de Sachi n’est pas aisée, et il lui faudra parcourir durant de longues heures les bas-fonds pour espérer voir la sortie du brouillard. Heureusement, elle pourra compter sur l’aide des habitants locaux, qui lui offriront les moyens d’accéder à de nouvelles zones, en échange de services, comme récupérer des ressources dont ils ont besoin ou éliminer des ennemis gênants. Ces services pourront aussi donner lieu à des quêtes secondaires, dont les récompenses seront des objets ou de nouvelles recettes. Cependant, elles se révèlent assez répétitives, et il est parfois difficile de savoir où trouver la ressource demandée.

La durée de vie est aussi liée aux nombreux allers-retours nécessaires, car le jeu est exigeant.  L’environnement et les ennemis sont dangereux, et mettent à mal l’équipement de Sachi. Il ne sera pas rare de casser ses armes, ou de voir son armure ou ses chaussures détruites par un adversaire trop coriace. Il faudra donc bien gérer ses stocks pour ne pas se retrouver désarmé dans une zone hostile, la jeune villageoise ne disposant que d’un inventaire limité. Pour stocker les ressources, il faudra passer par des coffres disséminés un peu partout, mais indiqués sur la carte quand on les a trouvés.

Ces coffres permettront également de mettre en sécurité les denrées périssables ramassées par Sachi : à garder trop longtemps fruits et viande dans son inventaire, ils disparaîtront. Il n’est donc pas rare de partir récolter différents ingrédients afin de refaire des stocks de nourriture ou de matériaux pour se fabriquer de nouvelles armes, ou réparer des bottes nécessaires à l’exploration d’une des zones.

Smoke and Sacrifice propose une expérience intrigante, et l’on a envie de savoir ce que cachent les prêtres de l’Arbre Solaire, et si Sachi retrouvera Lio. Mais il faut être prêt à s’investir, ce jeu ne s’adressant pas à tous les joueurs.

Si la collecte de ressources, les nombreux allers-retours qu’elle implique, et les morts fréquentes vous font peur, passez votre chemin car l’expérience sera frustrante. Mais si vous êtes prêts à affronter les dangers des bas-fonds, vous aurez droit à un bon jeu de survie, avec des mécaniques de craft intéressantes, un système de combat classique, mais efficace et un monde vaste à explorer. Il est juste dommage que le plan narratif soit un peu en retrait.

Test réalisé par Marron sur une version offerte par l’éditeur
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