Test : Storm Boy sur Nintendo Switch

STORM BOY

Genre : Aventure
Langues : Anglais
Développé par Blowfish Studios
Édité par Blowfish Studios
Sortie France : 20/11/2018
Prix : 5,99€ sur l’eShop
Taille : 575 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 3 ans

Site Web Officiel

Storm Boy est un jeu atypique, le titre nous conte l’histoire du livre éponyme écrit par l’auteur australien Colin Thiele, célèbre pour sa littérature jeunesse. Storm Boy est un jeune garçon, et il vit en ermite avec son père Hide-Away Tom et un aborigène, Fingerbone, sur une île au sud de l’Australie. Un jour, l’enfant trouve un nid de pélicans abandonné dans les dunes, avec trois oisillons affamés à l’intérieur, ni une ni deux, il les prend sous son aile et va leur sauver la vie. Deux d’entre eux, qu’il va nommer Mr Proud et Mr Ponder, se remettent très vite sur pattes, mais le dernier, Mr Percival, va prendre plus de temps à être soigné, et Storm Boy va passer ses jours et ses nuits à son chevet, une relation plus forte se créant alors entre les deux protagonistes. Vient le jour où les trois oiseaux sont prêts à prendre leur envol, et le garçon leur fait ses adieux avant qu’ils s’élancent haut dans le ciel, par delà la mer. Mais Mr Percival ne peut pas se résoudre à quitter son ami, et il décide de rebrousser chemin pour passer sa vie à ses côtés.

Ensemble, ils vont passer leur temps à découvrir la nature qui les entoure, faire les 400 coups, et même sauver des naufragés. Leur amitié est infaillible, et c’est avec plaisir, et enfin tristesse, que l’on va suivre leurs pérégrinations au cours de la partie.

Le jeu est divisé en 4 chapitres racontant chacun une partie de l’histoire. Au début de l’aventure, on incarne le jeune garçon sur l’île, et on peut se déplacer à droite ou à gauche, et lorsqu’on avance des phrases de l’histoire apparaissent dans le ciel ou au sol, tirées du conte Storm Boy. Tout s’apprend avec le texte, même lorsque les personnages parlent entre eux, aucune voix n’est audible, juste les bruits de la mer et la musique douce et calme. Comme je l’ai dit, c’est un livre interactif, donc il n’y a pas grand chose à faire si ce n’est avancer pour découvrir l’histoire et participer à quelques mini-jeux, comme déterrer des coquillages pour le repas du soir, dessiner dans le sable, ou bien contrôler Mr Percival pour amener une corde à des naufragés et les sauver de la tempête.

C’est en avançant que le texte se découvre, et il faut parfois revenir en arrière si on a été trop rapide et qu’on n’a pas pu tout lire, ce qui implique bien souvent de rester immobile pour avoir le temps de savourer l’histoire. Difficile de pouvoir appeler cela un jeu à proprement parler, mais c’est une mise en scène poétique d’un conte interactif, quelque chose d’assez unique en son genre.

La direction artistique de Storm Boy est une réussite, elle se rapproche de certains jeux comme Old Man’s Journey, des fresques oniriques et calmes où les graphismes et la musique sont au service du scénario. Ici, le style artistique se rapproche des illustrations que l’on pourrait trouver dans des livres jeunesse, c’est donc un gros point fort qui donne l’impression de tourner chaque page en se promenant dans les dunes et sur la plage. Une scène particulière nous permet de plonger dans l’eau et d’observer les fonds marins, qui sont modélisés avec brio, utilisant des couleurs très vives telles qu’on pourrait les voir dans Arc-en-Ciel le plus beau poisson des océans, elle est très marquante et donnerait malheureusement l’envie d’en découvrir plus, bien que la zone de plongée soit très restreinte.

La musique est apaisante et colle parfaitement bien à l’histoire et aux paysages que l’on traverse dans le conte. En plus de cela, on nous offre des chants d’oiseau, le bruit de vagues, et tout un tas de bruitages forts agréables à écouter si l’on aime s’imaginer au bord du rivage.

Le jeu se termine très rapidement, en une vingtaine de minutes, comme si on lisait le conte de Thiele. Chaque chapitre demande uniquement de se déplacer et de lire les textes, qui sont d’ailleurs uniquement en anglais, les non anglophones ne pourront donc pas apprécier l’histoire, et parfois de participer à des mini-jeux très rapides.

En un sens, le jeu serait très vite monotone s’il durait plus longtemps, mais il est évident qu’acheter un soft pour jouer seulement quelques dizaines de minutes peut faire grincer des dents. Cependant, c’est tout de même une expérience assez unique, je n’ai pas souvenir d’avoir pu lire un livre de cette manière là, et les enfants fâchés avec la lecture sauront certainement plus l’apprécier, c’est une idée innovante, bien que limitée.

Storm Boy n’est pas un jeu dans le vrai sens du terme, c’est une adaptation interactive d’un livre pour enfant qui ne dure que le temps de narrer un conte, soit quelques dizaines de minutes avant d’aller dormir. Sa direction artistique fait tout son charme, elle est apaisante et dessert l’histoire comme pourrait le faire des illustrations enfantines. Le titre raconte une belle histoire bien que tragique, et cette façon de la mettre en image est rafraîchissante. Storm Boy a déjà connu des adaptations au cinéma, mais c’est la première fois que l’oeuvre est adaptée sur console, peut être que le parti pris ne sera pas apprécié de tous, notamment pour la rapidité de boucler le jeu, mais cela reste une bonne idée, nul doute que les enfants sauront l’apprécier, pour peu qu’ils parlent la langue de Shakespeare.

Test réalisé par Natingle42 sur une version offerte par l’éditeur
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