Test : Streets Of Rage 4 sur Nintendo Switch

Test : Streets Of Rage 4 sur Nintendo Switch

Genre : Beat ’em up, Arcade
Langues : Multilingue
Développé par Dotemu, LizardCube et Guard Crush Games
Édité par Dotemu
Sortie France : 30/04/2020
Prix : 24,99€ sur l’eShop, 39,99€ version boîte
Taille : 3330.00 MB
Joueurs : 1-4
Age minimum : 12+

Site Web Officiel

Streets Of Rage est une série de beat ’em up qui est devenue en l’espace de trois ans seulement (de 1991 à 1994) l’une des sagas les plus cultes de la sphère vidéo-ludique. Après son ultime épisode il y a vingt-six ans, personne ne s’attendait à son retour. L’annonce d’un 4e opus, développé par Lizardcube, Dotemu (Wonder Boy : The Dragon’s Trap) et Guard Crush Games, était donc inespérée. Il en fallait donc peu pour générer un élan d’excitation intense chez les fans.

Ce Streets Of Rage 4 n’est pas un reboot mais une suite directe de SOR3. L’action se déroule 10 ans plus tard. Mr X a été vaincu, son syndicat du crime a été démantelé, et la paix règne à Wood Oak City. Mais ses enfants, les jumeaux Y, comptent bien reprendre le flambeau. Leur nouvelle organisation criminelle sème la terreur. C’est le moment pour Axel Stone et Blaze Fielding de reprendre du service pour mettre un terme à l’héritage de Mr X. Ils sont accompagnés de deux nouveaux acolytes : Cherry Hunter et Floyd Iraia.

On retrouve le beat ’em up horizontal caractéristique des années 90. Nos personnages marchent et ne parent pas les coups. De plus, les commandes ne sont pas nombreuses. Mais derrière ce gameplay rétro et limité se cache des mécaniques de jeu plus modernes : rebond, armes récupérées au vol, attaque chargée, coups spéciaux, combos, étoiles. Il faut par conséquent s’adapter à ces petites nouveautés pour mieux les maîtriser.

Ceci fait, nous parcourons des niveaux atypiques dans lesquels il est parfois nécessaire d’analyser la situation. En effet, foncer tête baissée est très souvent regrettable. Les ennemis ont de nouvelles aptitudes et armes prévues pour nous en faire voir de toutes les couleurs. Les interactions avec l’environnement sont aussi plus nombreuses et nos adversaires savent bien s’en accommoder.

Nous pouvons casser des gros objets, la plupart révélant des items cachés comme de l’argent pour gonfler son score ou de la nourriture pour régénérer sa santé. On trouve aussi des armes puissantes de cette manière, mais attention, les ennemis sont malins et se les emparent pour mieux nous mettre la pâté.

Au début, nous étions très sceptiques quant à la direction artistique adoptée. En effet, on quitte le milieu du pixel art pour s’orienter vers des graphismes dessinés à la main style « comics ».

Les cinématiques, enchaînant une série d’images fixes, renforcent cette influence américaine à la Comix Zone. Finalement, le rendu est superbe. Les personnages sont plus détaillés et leurs animations plus réalistes. Les décors, eux sont de toute beauté. Un vrai régal pour les yeux !

Pour autant, l’identité visuelle de Streets Of Rage est respectée. On retrouve les ruelles de Wood Oak City avec ces néons flashy, les égouts toxiques et le métro aérien. Les ennemis emblématiques (Galsia,  Y. Signal, pour ne citer qu’eux) sont de retour, accompagnés de nouveaux personnages hauts en couleur et souvent plus féminins. Il y a aussi des clins d’œil à d’anciens niveaux de SOR ou à d’autres licences de SEGA. Le fan service est donc au rendez-vous, sans gâcher notre plaisir.

La série Streets Of Rage est aussi connue pour sa musique. Celles des deux premiers épisodes sont d’ailleurs de grands classiques. Cet épisode ne déroge pas à la règle ! Olivier Derivière (Vampyr, A Plague Tale : Innocence…) est le principal compositeur. Mais il est aussi accompagné des compositeurs historiques Yuzo Koshiro et Motohiro Kawashima ainsi que des invités Yoko Shimomura (Kingdom Hearts, Street Fighter II), Harumi Fujita (Final Fight) et Keiji Yamagishi (Ninja Gaiden).

On a ainsi une musique neo-retro mélangeant synthwave et électro moderne (drum’n bass, dubstep), chaque musicien apportant sa touche personnelle. Si certains morceaux classiques ont été réorchestrés, d’autres sont originaux. On reste dans un style dynamique et punchy, avec des moments de grâce qui ne peuvent que rester en tête. Oui, la BO est aussi une pure merveille.

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus, des options permettent de tout modifier en adoptant le pixel art et les vieilles musiques au synthé. De quoi jouer à l’ancienne sur un jeu moderne!

Streets Of Rage 4 ne lésine pas sur les différents modes de jeu. Le mode Histoire, avec ses douze stages, peut être fait aussi bien en « Facile » qu’en « Mania ». Autant dire que les niveaux de difficulté s’adaptent à tous les types de joueurs. Il faut toutefois savoir que le nombre de vies, d’étoiles et d’ennemis varie en fonction de cette difficulté.

A côté de cela, nous avons le mode Arcade pour jouer à l’ancienne, c’est à dire, avec un unique crédit. Combat de boss est fait pour tester notre endurance face à des ennemis coriaces. Enfin, Duel à 1VS1 brisera des amitiés.

Pour la première fois, il est possible de jouer en local jusqu’à 4 joueurs, contre 2 auparavant. Réunir ses forces n’a jamais été aussi facile et ce, sans baisse de frame rate. En plus de cela, il y a une dizaine de personnages à débloquer, grâce à un système de scoring. Les 4 héros de ce Street Of Rage 4 pourront guerroyer aux côtés de leur anciennes versions pixelisées, à condition d’avoir cumulé suffisamment de points au fur et à mesure des parties.

Pour ceux qui n’ont pas d’amis à proximité, pas de panique ! Le mode Online offre la possibilité de jouer à deux en ligne avec un ami ou un inconnu. Le service ne souffre presque pas de latence, il n’est donc pas nécessaire d’avoir un adepte de baston chez soi pour tester le mode deux joueurs.

Enfin, les développeurs nous ont gâté avec une petite section « Extra » révélant les concept arts de cet épisode. Dessins préparatoires, choix des couleurs, idées non retenues, nouveaux personnages…

Il n’y a pas de doute à avoir. Streets Of Rage 4 a été élaboré par des fans pour des fans. Et cela se ressent dans tous les aspects du jeu. Le gameplay, le level-design, les décors soignés et les musiques mémorables rendent hommage à la trilogie sortie sur Mega Drive. Lizardcube et Dotemu ont respecté à la perfection l’esprit de la licence, tout en la modernisant. Même s’il est adapté aux courtes sessions, cet opus garantit de nombreuses heures de jeu, comme à l’époque. Les vingt-six années d’attente sont donc bien méritées.

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