Test : Streets of Red sur Nintendo Switch

Streets of Red – Devil’s Dare Deluxe

Genre : Beat Them All
Développé par Secret Base Pte Ltd
Édité par Secret Base
Langue : Anglais /  Sous Titre : Anglais
Sortie France : 12/04/2018
Prix : 6,99 € sur l’eShop
Taille : 722,47 MB

Site Web Officiel

Tout se passe durant la BAX East 20XX, un rassemblement de Geeks où une horde de zombies a envahi toute la zone et bien plus encore. Il y a une poignée de femmes et d’hommes qui, par je ne sais quel miracle, n’a pas (encore) été contaminée. C’est avec l’un de ces personnages que vous allez devoir exploser du zombie dans un bain de sang  et attention spoil, de l’alien !!!

Derrière Street of Red, qui se veut avant tout être un Beat Them All à l’ancienne, se cache en fait un véritable clin d’œil aux amateurs de jeux vidéo que vous êtes et que je suis aussi par la même occasion, en tout bien tout honneur et avec modestie. Vous y verrez un peu de Sonic par ci ou un peu de Zelda par là et même du Guilty Gear !

Hey Listen ! Au départ, vous avez le choix entre 4 protagonistes, ou plutôt devrais-je dire 4 combattants. Chacun de ces geeks étant un vrai hommage à des héros vidéo-ludiques d’aujourd’hui, mais aussi du passé. Il y a tout d’abord, un petit ninja, qui rappelle Raphaëlo dans ses armes tout d’abord, mais aussi dans le gameplay et dans ses phrases. On a ensuite une demoiselle dans un robot, qui m’a fait penser à Tron Bonne de Megaman Legend, un homme barbu avec une pelle en mémoire à Shovel Knight et enfin un jeune épéiste, hommage à Link avec épée et grappin.
Chaque personnage aura son gameplay exclusif et certains seront plus faciles à utiliser que d’autres. Je ne vous cacherais pas que débuter avec le personnage féminin et son robot n’est pas franchement une bonne idée. Il vaudra mieux attaquer avec le clone de Raph ou celui de Link pour avoir une chance de voir le bout de l’aventure. Chaque perso se joue de la même façon, à savoir qu’ils ont des coups spéciaux, un coup normal, mais aussi des bombes ou autres techniques plus ou moins proches pour cogner et exploser du zombie et de l’alien.

Kawabunga ! A côté du gameplay classique, vous pourrez aussi chercher à faire du scoring, avec la possibilité de faire du combo, mais aussi ce qui s’appelle dans le jeu du ‘Massacre’, c’est à dire découper dézinguer ou anéantir vos ennemis par 3 ou plus. Mais le tutoriel vous expliquera ça mieux que moi je pense.
La difficulté en mode classique n’est pas franchement terrifiante et avec les deux personnages sus nommés, cela s’avérera assez simple. Le mode au-dessus sera quant à lui bien plus ardu.
Le jeu est franchement très dynamique et c’est un petit plaisir de les éclater en commettant des massacres à gogo histoire de ramasser un max de thunes. Cela vous permettra d’améliorer un peu votre perso, en renforçant votre attaque spéciale par exemple. Ce n’est franchement pas utile en difficulté moyenne. Et cela n’apporte aucun coté RPG à la chose, je tiens juste à le signaler.
Je précise aussi que le jeu, sous ses airs violents, ne l’est cependant pas autant qu’un Mother Russia Bleed tant ce dernier excelle dans la barbarie et le sang.

Heaven or Hell ! Le style 2D bien rétro est au rendez-vous pour ne pas changer. Si vous avez aimé TowerFall je trouve que cela y ressemble un peu. La pâte graphique assez décalée est surtout marquée par cette couleur monochrome du plus bel effet, laissant la part belle à la couleur de l’hémoglobine qui jaillit de partout.
Les 4 niveaux (seulement) de Street of Red ne marqueront pas l’histoire du jeu vidéo car sont clairement inspirés eux aussi par les titres marquant de notre jeunesse. Enfin et toujours dans le clin d’œil, parmi les boss il faudra se coltiner entre-autres, Jason de Vendredi 13 ou bien encore un Alien.

Pour la musique, cela sonne évidemment aussi très rétro. Sans être de qualité folle, Street of Red en propose tout de même de la bonne. C’est très agréable et cela permet d’accompagner la partie comme il faut, sans se prendre la tête. Seul petit bémol pour la bande son, ce sont les bruitages. Eux, contrairement à la musique, ils cassent un peu les oreilles, surtout certains ennemis : on ne sait pas s’ils souffrent lorsqu’on les frappe ou s’ils rotent.

Let’s Rock ! Ici, la durée de vie est famélique. Si vous vous en sortez bien, vous pourrez terminer une première fois le jeu au bout d’une bonne heure, voire moins.
Après pour faire le 100 % cela sera un peu plus long, car de un, comme je l’ai signalé plus haut, certains personnages sont plus difficiles à maîtriser que d’autres, de deux, il y a deux héros à déverrouiller et de trois il y a des trophées à débloquer.
Là où le jeu sait se faire tordu c’est concernant votre retour une fois mort. Tout d’abord il faudra payer pour revenir dans la partie et de plus en plus cher. Ensuite, si vous décidez de vous arrêter après un échec et de ne pas payer, sachez que ce sera le game over et le retour à la case départ car votre sauvegarde s’effacera immédiatement, vous obligeant à tout recommencer.
Enfin il y a un mode multi joueur jusque 4 qui permet de passer un bon, mais court moment.

Street of Red est un bon petit jeu, un bon petit défouloir et bon moment de détente.
L’ambiance reste assez commune malgré la couleur choisie.
Face aux concurrents Street of Red s’en tire avec quelques qualités et quelques défauts expliqués un peu plus haut. Mais aussi grâce à un fan service aux petits oignons.
Malheureusement si vous cherchez un peu plus de tonicité et d’originalité il faudra aller jouer avec Phantom Braker : Battle Grounds Overdrive. Mais si vous cherchez plus de gore, il serait plus judicieux d’allumer votre PC et d’aller voir du côté de Mother Russian Bleed, la référence en la matière.

Test réalisé par C2ric sur une version offerte par l’éditeur
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