Test : Super Smash Bros Ultimate sur Nintendo Switch

Test : Super Smash Bros Ultimate sur Nintendo Switch

Test Super Smash Bros Ultimate sur Nintendo Switch

Genre : Combat, Action
Langues : Anglais, Allemand, Français, Espagnol, Néerlandais, Italien, Russe, Japonais, Chinois, Coréen Sous-titres : Anglais, Allemand, Français, Espagnol, Néerlandais, Italien, Russe, Japonais, Chinois, Coréen
Développé par Nintendo / Sora Ltd. / BANDAI NAMCO Studios Inc.
Édité par Nintendo
Sortie France : 07/12/2018
Prix : 69,99€ sur l’eShop, 59,99€ version boîte ICI 
Taille : 14646,51 Mo
Joueurs : 1-8
Age minimum : 12+

Site Web Officiel

Test : Super Smash Bros Ultimate sur Nintendo Switch

Alors que la fin de cette année 2018 arrive à grands pas, Nintendo pense à ses fans et propose un nouvel opus de sa licence de baston ; juste à temps pour le glisser sous le sapin. Intitulé sobrement Super Smash Bros Ultimate cet épisode se vante d’être l’épisode suprême. C’est ce que nous allons tenter de vérifier…

Kirby seul face à ses responsabilités…

Du côté du scénario, si le but reste encore et toujours de faire sortir ses adversaires des limites des différents stages à grand renfort de gnons et coups spéciaux, SSBU inclut, entre autres, un énorme mode solo. Ce dernier répond au doux nom de « La Lueur du Monde » et met en scène un certain Kilaire. Celui-ci détruit toute forme de vie dans la galaxie en les transformant en esprits. Il n’y a qu’un seul survivant à cette annihilation : le petit Kirby. Prenant son courage à deux mains, il se lance avec notre aide au travers d’une carte gigantesque où il lui faudra affronter et délivrer moult combattants et esprits avant d’espérer rétablir le monde dans son état initial.

Qui veut en découdre ?

Test : Super Smash Bros Ultimate sur Nintendo Switch

Si le gameplay traditionnel de tout jeu de baston se résume à réduire la barre de vie de son adversaire à zéro pour le mettre KO, Nintendo a réussi grâce à sa série des Super Smash Bros à réinventer le concept. Bien qu’il soit toujours question de distribuer des claques, ici chaque coup porté fait monter notre pourcentage de dégâts. Plus celui-ci est important, plus le risque de se faire éjecter loin de l’aire de jeu augmente, et cela, jusqu’à ne plus pouvoir y revenir. Le personnage qui a porté le dernier coup se voit crédité d’un point. Le vainqueur étant celui ayant le score le plus élevé au bout du temps imparti.

La sortie c’est par là

Personnalisation exceptionnelle

Voilà pour la grande théorie des Super Smash Bros, car dans les faits ce n’est pas si simple puisque tout y est paramétrable. Vous préférez un nombre de vies plutôt qu’un chronomètre ? C’est faisable. Les affrontements en 1 VS 1 vous ennuient ? Branchez quelques manettes de plus et à vous les joies de la baston jusqu’à 8 joueurs en simultané. Vous voulez un peu plus d’animation ? Autorisez les objets. Ceux-ci iront de la simple balle, à la bombe, en passant par les pistolets lasers, voire invoqueront un ami dirigé par l’IA et qui viendra prêter main forte à son lanceur !

De quoi transformer l’aire de jeu en un joyeux feu d’artifice… Et même les stages participeront à vous donner des sueurs puisque rares sont ceux où il ne se passe rien : vous vous affrontez au milieu d’un circuit de Mario Kart ? Attention aux concurrents lors de leur passage ! La partie suivante se déroule sur une arène Pokémon ? Attendez-vous à quelques apparitions surprises… Seule constante à tout cela : le plaisir de jouer, pour peu que l’on adhère au concept des Super Smash Bros !

A 8 la fête est plus folle !

Test : Super Smash Bros Ultimate sur Nintendo Switch

Quant au gameplay en lui-même, Nintendo est resté en terrain connu : nous retrouvons donc deux boutons d’action, les gâchettes supérieures pour les saisies et les inférieures pour la garde. À cela, vous ajoutez une direction lorsque vous tapez, la possibilité de charger certaines frappes, le double saut et vous avez quelques choses de très accessible. La subtilité va venir des différences entre les personnages. Et là, tout le monde trouvera son bonheur entre les petits rapides, les gros costauds, les agiles ou ceux possédant une arme…

Les développeurs se sont inspiré des jeux dont les combattants sont tirés pour nous proposer à chaque fois quelque chose de viable et parfois totalement décalé (l’Entraîneuse Wii Fit pour ne citer qu’elle). Cerise sur le gâteau, il est toujours possible d’y incorporer son Mii et de customiser ses attaques à loisir.

A vous de jouer !

Un gameplay nerveux

Pour ceux ayant l’habitude de la série, SSBU nous propose une expérience plus vive, avec des déplacements plus rapides, et une sensation de flottement moindre lors des phases aériennes. Cela profite grandement au plaisir lors des affrontements, dont il se dégage une plus forte impression d’engagement de la part des protagonistes. Autre gros changement qu’il faut apprivoiser : la garde.

En effet, si celle-ci permettait auparavant de contrer une attaque en l’activant au bon moment, il faut dorénavant l’enlever à l’instant où un coup nous atteint afin de profiter de la « garde parfaite » qui immobilise brièvement l’adversaire. Bien maîtrisée, elle confère un avantage non-négligeable. Mais à la moindre erreur de timing, c’est la correction assurée. Ce changement va ainsi également dans cette volonté d’offrir des joutes plus engagées au service d’un gameplay plus nerveux.

Un régal visuel et sonore

Nos pupilles n’ont pas été oubliées par les développeurs, loin de là. Chaque stage est un délice visuel avec de nombreux effets et animations en arrière-plan… Quand ce n’est pas le niveau lui-même qui est en mouvement.

En effet, ce sont 103 aires de jeu qui nous sont offertes et toutes proposent une expérience inédite. Les ambiances des licences représentées sont parfaitement respectées et de nombreux clins d’œil feront sourire les fans (les boss de Castlevania qui défilent derrière le château par exemple…). Un mode « Morphing » a été rajouté.

Il a pour effet de faire cycler les stages directement en plein milieu d’un combat… Fou rire assuré ! Les 74 combattants inclus ne sont pas en reste et profitent du même niveau de finition. Quant à la console, elle ne faiblit pas ; qu’elle soit utilisée en mode portable ou dock, même lors des échauffourées à 8 joueurs en simultané.

Un choix cornélien à faire…

Du côté de nos oreilles le constat est identique : du plaisir, rien que du plaisir ! Entre thèmes originaux, réorchestrations, toute la panoplie de bruitages et voix des combattants, c’est un sans-faute. L’OST est impressionnante puisque plus de 900 morceaux ont été inclus pour plus de 28 heures d’écoute non-stop.

Un lecteur audio est d’ailleurs de la partie avec la possibilité de passer la console en mode veille tout en profitant de ses thèmes favoris… Frissons garantis !

Un contenu gargantuesque

Comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, le contenu proposé dans Super Smash Bros Ultimate est pharaonique : un roaster de 74 combattants (et d’autres sont d’ores et déjà annoncés via plusieurs DLC que vous pouvez précommander ici) incluant tous les personnages ayant déjà participé à la franchise, 103 stages, des heures de musique…

La démesure est partout, même dans les trophées d’aide et les Pokémon qui viendront vous prêter main forte lors des combats : plus d’une cinquantaine dans chaque cas, tous modélisés et avec leurs propres attaques.

Et il en manque encore !

Des modes de jeux à foison

Les modes de jeu, eux, sont toujours aussi nombreux. Nous retrouvons tout d’abord le traditionnel mode « Smash« , le versus de la série, qui occupera vos soirées entre amis. Celui-ci se veut encore plus paramétrable afin de varier les plaisirs à l’infini. À ses côtés, le mode tournoi répond toujours à l’appel pour une organisation de 4 à 32 joueurs selon vos règles également.

Enfin, d’autres font leur apparition : le « Smash en Bande » qui permet des affrontements par équipe de trois ou cinq combattants et le « Smash Général » qui autorise de n’incarner qu’une seule fois chaque personnage. Une manière d’éviter les petits malins qui utilisent toujours le même héros en boucle.

Le menu Smash

Une lueur d’espoir

Nous retrouvons ensuite « La Lueur du Monde« . Comme vu dans le premier chapitre de ce test, il vous faudra sauver le monde des griffes d’un certain Kilaire. L’aventure prend place sur une énorme carte dont les différentes régions sont masquées et bloquées par des Esprits. Ceux-ci apportent des modifications au gameplay : sauts raccourcis, santé qui décroît, sol qui brûle…

Les scénarios sont multiples. Pour passer, il faudra battre un clone d’un des combattants du jeu avec l’Esprit qui se cache à l’intérieur. Une fois fait, ce dernier rejoint notre collection. Ils peuvent être de deux types : les primaires qui octroient des bonus d’attaque et de défense et les soutiens, qui sont à placer dans des emplacements disponibles sur les primaires.

Les soutiens vont toujours apporter une modification : amélioration d’une caractéristique, pouvoir passif, apport d’une arme dès le début du combat ou encore annulation du malus d’un stage. Ce dernier point est peut-être le plus important, car certains affrontements relèveront de l’impossible sans les bonnes associations.

Des règles modifiées à chaque combat

Esprit es-tu là ?

Difficile d’énumérer toutes les possibilités, car il existe 1297 Esprits différents… Fort heureusement pour le joueur, les développeurs ont intégré un choix automatisé et accessible avant chaque affrontement. Particulièrement efficace, il évite de perdre du temps à parcourir sa collection à la recherche de celui qui possède la compétence la plus adaptée. Par ailleurs, certaines routes de la carte sont bloquées et ne s’ouvriront pas tant que le bon Esprit n’a pas été trouvé. Comptez une trentaine d’heures pour en faire complètement le tour et une dizaine en ligne droite…

Ce qui serait un véritable gâchis. En effet, même si la narration ne se résume finalement qu’à la cinématique d’introduction, nous sommes dans le fan service et toute la nostalgie qui va avec. Certains chemins vous amèneront dans des zones dédiées à des licences phares, avec des adversaires en lien direct avec le thème et la musique d’ambiance qui va bien (à titre personnel rien que pour la partie sur Street Fighter 2 cela vaut le détour…).

Une petite partie de la carte

Un côté RPG

Si vous pensiez en avoir fini avec ce qu’offre « La Lueur du Monde » vous vous trompez… Il existe une dimension RPG non-négligeable. En effet, les Esprits primaires gagnent des niveaux lorsque le joueur les utilise en combat, ce qui a pour effet d’augmenter les bonus qu’ils offrent. Ils peuvent aller jusqu’au niveau 99, certains pouvant même évoluer une fois ce seuil atteint.

Plusieurs dojos sont déblocables et vont permettre de les entraîner (et cela, même console éteinte) afin qu’ils acquièrent de nouveaux styles… Qui se refléteront sur le combattant. Ce dernier possède également un arbre de compétences qui le modifiera en profondeur : triple saut, smash se rechargeant très vite… De quoi passer de nombreuses heures à peaufiner son équipe de rêve !

L’arbre des talents du mode aventure

Un tableau bien fourni

Même une fois l’aventure terminée, la collection d’Esprits reste bien incomplète. C’est là qu’entre en jeu le mode « Tableau des Esprits« . Toutes les cinq minutes les combattants qui y sont présents changent. Vous pouvez les défier à loisir, la difficulté du combat étant en lien direct avec la rareté de l’esprit associé (de novice à légende).

Pour vous aider, il est possible de faire appel à ceux glanés en tentant de défaire Kilaire ; attention, car ici, le tableau de compétences n’est pas actif. En cas de réussite, il vous faudra passer par une épreuve supplémentaire sous la forme d’un mini-jeu : il faut réussir à tirer sur l’Esprit convoité au travers d’une barrière tournant autour de lui. En cas d’échec, il sera nécessaire d’attendre de le recroiser dans le tableau. Cependant, si c’est une défaite lors du combat, il disparaît définitivement… Soyez donc bien préparés avant de tenter les plus forts. Que les collectionneurs se rassurent tout de même puisque des objets autorisent de rejouer un combat perdu.

Ce n’est pas le moment de trembler

Des mécaniques parfaites

Vient ensuite le traditionnel « Mode Classique » qui se voit doté d’une nouvelle mécanique. Chaque combattant va devoir enchaîner huit combats qui lui sont spécifiques dont un qui est un mini jeu de plateformes. Le dernier étant toujours contre un boss qui rappellera des souvenirs aux joueurs ayant parcouru l’Emissaire Subspatial sur Wii… Décrit comme cela, ce mode peut paraître bien fade… Mais il n’en est rien grâce à une petite trouvaille. La difficulté de l’épreuve est ajustable au démarrage via un curseur : entre 2,0 et 5,0 pour les plus audacieux.

Chaque victoire l’incrémentera d’un montant qui dépendra de notre habileté et de la quantité de dégâts encaissés. Le but étant de finir à 9,9 pour récupérer les meilleures récompenses. En cas de défaite, il est toujours possible de payer quelques Goldus (la monnaie du jeu) mais adieu le coefficient maximum. Particulièrement efficace et addictif, ce mode est en plus jouable en coopération… Difficile de rêver mieux.

Soyons fou ! Coefficient 5 !

Une patience récompensée

Attention… Car si tout le monde vante le roaster gigantesque du jeu, ne vous attendez pas à y avoir accès dès le début ! En effet, seuls huit personnages sont disponibles au démarrage… Pour ajouter les absents, il faudra passer, soit par le mode aventure où tout combattant qui y est débloqué devient disponible (mais pas l’inverse), soit via des combats qui apparaissent aléatoirement après un match en local.

Si vous vainquez le nouvel arrivant, il rejoint l’équipe ; mais s’il vous bat, il faudra retenter le match un peu plus tard via une option dans le menu. Cette idée permet de pimenter un peu le recrutement en nous procurant une petite dose d’adrénaline quand l’un de nos favoris apparaît.

Un futur nouveau combattant

La mort subite

Et si d’aventure vous arrivez à vous ennuyer sur Super Smash Bros Ultimate, il reste encore les traditionnels « Super Mort Subite » où la moindre erreur se soldera par une éjection immédiate du plateau, le « Smash Divers » où les combattants peuvent être modifiés pour plus de fun et le « Smash en masse« .

Ce dernier se trouve lui-même divisé en trois : « Smash contre 100 » qui vous met face à 100 personnages à éjecter le plus vite possible sans y passer soi-même, « Smash All-Star » qui vous oppose tous les personnages débloqués jusque-là en faisant en sorte de toujours être 4 dans la mêlée et enfin le « Smash 300« … Seuls absents que pourront regretter les anciens joueurs de la licence : le « Smash dans le Mille » et le « Home-Run Smash« .

Le roaster au démarrage

Nintendo Online

Je terminerais par le online. Sachant l’importance de la scène compétitive pour tout jeu de baston de nos jours, Nintendo se doit d’être irréprochable sur le sujet afin de fidéliser les joueurs. Du côté du contenu, une fois encore, les options de personnalisation des matchs sont très nombreuses : avec ou sans objets, jauge smash ou même utilisation des Esprits

L’ELO des joueurs, ici renommé en « Puissance Smash« , est géré intelligemment en fonction de vos habitudes et choix de combattants. Le principal souci vient surtout du pairing entre joueurs. Si de nettes améliorations ont été faites via le patch 1.2.0, le WiFi reste à éviter pour le moment. Préférez donc une connexion filaire.

Test : Super Smash Bros Ultimate sur Nintendo Switch (online)

À titre d’exemple, sur ma ligne (35Mb en descendant et ping constant à 20ms), et en une quinzaine de matchs je n’ai eu que quelques micro lag et des freezes de plusieurs secondes sur un seul d’entre eux. Ceux-ci n’étaient pas liés à une action spécifique et ont disparu après l’élimination d’un des participants, preuve en est que le titre est particulièrement sensible à la qualité de votre réseau. Nintendo est conscient de l’attente des joueurs sur ce point et, je pense, devrait continuer ses efforts en ce sens dans les semaines qui viennent.

Test : Super Smash Bros Ultimate sur Nintendo Switch

Gargantuesque, énormissime, pharaonique, en un mot Ultime… C’est bien le bon adjectif pour cette version Switch du jeu de baston made in Nintendo. Vous y passerez de nombreuses heures, en solo ou entre amis, et pour un plaisir sans cesse renouvelé par la profusion des modes de jeu ou du nombre d’Esprits à collectionner.

Bien sûr, on regrettera l’absence de narration pendant « La Lueur du Monde » mais la mise en scène des différents univers nous pousse à continuer. Quant au gameplay, il apparaît parfaitement maîtrisé avec des petits ajustements qui devraient satisfaire la scène compétitive. Il ne reste que le Online à peaufiner et la copie rendue sera proche de la perfection.

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