Test : Superola and the Lost Burgers sur Nintendo Switch

 Superola and the Lost Burgers

Genre : Run and Jump / Plateforme
Développé par Undercoders
Édité par Undergames
Sortie France : 22/02/2018
Prix : 5, 99 € sur l’eShop
Taille : 429,92 MB

Site Web Officiel

Le scénario… Comment pourrais-je vous décrire ce scénario… Il s’agit d’un lama qui est appelé pour sauver l’humanité d’une attaque de Hot-dogs venus de l’espace. Ce lama se prénomme Superola et est fan de burger ! Et quand lama fâché…
Donc il part à la recherche du vilain, vraiment vilain, pour qu’il nous rende notre casse-dalle. Sur le chemin il va rencontrer des ennemis plus loufoques les uns que les autres et vagabonder dans des niveaux qui nous sont plus ou moins connus, grâce aux quelques références reconnaissables ici et là.
Ce jeu que l’on peut aisément classer parmi les nanars du JV a pourtant de quoi retenir votre attention malgré ses graphismes vraiment nazes.

Ce jeu aux allures de ‘fait à l’arrache’ façon jeu flash pour Facebook possède tellement de clins d’œil qu’il en deviendrait culte. Moqueries et hommages aux geekeries des années 80 et 90 sont tellement courantes que l’on fini par s’y attacher et même vouloir le terminer !

Si vous avez envie de passer un peu de bon temps dans cet univers Pop Culture des plus débridés, je vous conseille fortement de ne pas vous arrêter au look si immonde de ce Superola and the Lost Burgers.

Allez Superola ! Saute ! Allez Superola, tire un laser ! Allez Superola, nage ! Et surtout ne tombe pas !!
Un gameplay aussi simple que les graphismes. Un bouton saut, un bouton tir… Oui … Superola envoie un laser grâce aux burgers avalés… il fallait l’inventer.
Rien de plus. Sinon, notre lama fâché court tout seul, c’est magnifique.
Adapté d’un jeu smartphone il fallait rester simple et c’est le cas. Même si certains sauts peuvent paraître un peu capricieux, car il faut un timing endiablé, la jouabilité est bonne et le temps de réponse du bouton saut est sans faille.

A coté de ça notre lama amateur de burgers se promène sur une map rappelant celle de Alex Kidd le long de 70 niveaux. On passe par des stages de glaces, des toits de la ville, sur les nuages, dans un volcan etc. J’en passe et des plus classiques. Il va rencontrer des humains, qui vont lui prêter skateboard ou voiture pour  l’aider. Le gameplay n’en est pour autant pas bouleversé.
Les boss que vous allez rencontrer sont eux aussi à battre façon Alex Kidd avec le fameux pierre papier ciseaux, ici tout juste enrichi d’un spoke et d’un lézard. Le studio espagnol ne s’arrête pas là concernant les références. On peut y découvrir du Street Fighter 2, avec le défonçage de la voiture dans un stage bonus, Sonic, avec les sauts incessants ou bien le nom de certains niveaux, Mario pour le fameux tuyau (qui vous annonce un niveau sous-marin) ou bien encore, Wonderboy (les magasins), Dragon Ball, les lunettes pixel thug, Indiana Jones, sans oublier StarWars et bien d’autres encore…

Bon, vous le voyez par vous même, c’est moche et l’animation est minimaliste. C’est très coloré, au point que par moment, le défilement de l’écran fait mal aux yeux. Heureusement toutes les références font du bien au moral, et c’est bien sur ça qu’il faut s’attarder, sinon, même pas on y jouerait !

Coté bande son… On a le sentiment que c’est au format MIDI. Franchement c’est moche et redondant. Au début, on sifflote, c’est plaisant et puis finalement au bout de 5 minutes, on a qu’une envie baisser le son !
La musique change après la seconde partie du jeu. C’est un peu plus travaillé et bien plus agréable aux oreilles.

Malgré ce coté simple et le style run and jump très ennuyeux, Superola and the Lost Burgers vous fera garder manette en main. Au début, je n’y ai pas cru, je pensais vraiment ne pas tenir plus d’une heure sur cette chose. Et puis finalement, on se prend au jeu, aux références et à l’humour présent constamment. Il faudra plus de 4 heures pour en faire le tour. Après avoir battu une première fois le boss final et détruit l’étoile noire (faite en burgers) voilà qu’il faut y retourner pour se débarrasser définitivement de ce méchant hot-dog à moitié cyborg venu de l’espace.

Une fois terminé le jeu, il y a la possibilité de vous faire le parcourt en mode freeplay. Bon sincèrement il faut être totalement maso pour refaire le jeu. On s’est bien amusé, mais à un moment il faut savoir dire stop à la souffrance.

Superola and the Lost Burgers est parmi les plus mauvais jeux de la Switch sur Metacritic. Il faut dire que ce titre hors catégorie plutôt parodique est assez difficile à cerner! Et je crois qu’il faut être un peu ouvert d’esprit pour l’apprécier, juste un peu…
Mais avec sa simplicité hallucinante en matière de gameplay, je pense qu’il est bon de lui laisser une petite chance. Clairement je n’aurais jamais misé un centime sur un tel jeu, pourtant il est vraiment absurde et c’est ça qui le rend cool et amusant.
De là à l’acheter, il ne faut pas déconner, sauf le jour où il sera soldé.
Allez Superola !

Test réalisé par C2ric sur une version offerte par l’éditeur
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