Test : Sword of the Guardian sur Nintendo Switch

Sword of the Guardian

Genre : Action, Arcade, Combat
Langues : Anglais, Japonais, Chinois
Développé par Billy Chan Studio
Édité par Billy Chan Studio
Sortie France : N.C.
Prix : 11,99$ sur l’eShop US
Taille : 7,6 GB

Site Web Officiel

Dans « Sword of the Guardian », vous retournez à l’époque médiévale et explorez le royaume de Northies qui se trouve frappé par un violent coup d’état. Lord Gran, le plus puissant guerrier de l’empire, est soudainement accusé de trahison alors que ses partisans et ses servants se font exiler ou assassiner. De son côté, Lord Barnett, l’homme à la tête de la Holy Army (« Armée Sainte »), prend le pouvoir dans l’église et parmi la noblesse en manipulant le jeune roi qui vient d’être couronné.

Il y a 10 ans, Lord Gran fut blessé durant une bataille, puis sauvé par les enfants d’un village. Afin de leur témoigner sa gratitude, il les forma au combat et offrit aux villageois des ressources pour survivre. C’est suite à sa mort que Lord Barnett ordonna le massacre de tout ce village en prétextant la purge des infidèles. Néanmoins, 3 enfants survécurent et décidèrent de se venger.

C’est ainsi que, dans ce jeu indépendant, vous pouvez prendre le contrôle de 3 personnages bien distincts. Le Moine, l’Epéiste, et le Nain. Chacun dispose de coups, d’un ulti, ainsi que de caractéristiques spécifiques. Le Moine est un personnage qui fait peu de dégâts physiques, mais qui dispose d’une bonne jauge de magie. Il est très rapide et se bat avec ses mains. Le Nain est son opposé, il cause de lourds dégâts, mais sa jauge de magie est basse et il est faible face aux ennemis qui l’utilisent. Il est très lent, se bat avec une hache et dispose d’un bouclier permettant de réaliser des contres. Quant à l’Epéiste, c’est le personnage le plus équilibré. Afin de compléter l’arsenal de ces trois personnages, il est possible de récolter divers items tels que dagues, haches, bombes, cocktails Molotov, parchemins magiques élémentaires (feu, glace, foudre), boucliers, anneaux de soin, potions, ou sorts surpuissants comme le Météore, qui demandent un temps de charge conséquent.

« Sword of the Guardian » est un sidescroller dans lequel la clé de la réussite est de faire des combos et de gérer au mieux l’espace en allant vers le haut ou le bas de l’écran pour éviter les coups adverses. Bien qu’au début, la difficulté soit moindre, on a la sensation que l’ennemi se fait de plus en plus puissant au fil de la partie tant cela devient compliqué de se défaire des vagues qui déferlent sur nous. C’est là que l’on se rend compte que le gameplay est inspiré des jeux vidéo d’arcade rétro des années 80/90. Non seulement les adversaires gagnent en point de vie et en puissance, mais ils varient de plus en plus. En effet, vous n’affronterez pas uniquement des chevaliers, mais aussi des hordes d’ogres, de loups, de nécromanciens, de bombardiers, de ninjas, de fantômes et de bien d’autres ! Ainsi, vers l’avant-dernier niveau, triompher demande une excellente maîtrise des mécaniques de combat tant il faut jongler entre les différents types de combattants. Vous devrez probablement recommencer certains niveaux de nombreuses fois avant de pouvoir crier « Victoire » ! Heureusement, les niveaux les plus longs sont coupés par des checkpoints, sans quoi il faudrait reprendre plus de 30 minutes de jeu depuis le début à chaque fois.

La difficulté du jeu vient également de trois points négatifs. Le premier, c’est qu’il y a des chutes de framerate. Le gameplay en lui-même donne parfois l’impression que notre personnage est un robot lorsqu’il court, mais dès lors qu’il y a de nombreux personnages à l’écran, ce défaut est exacerbé, car les combats sont ralentis. Le second point négatif, c’est que les déplacements manquent aussi de fluidité et que l’on peut quelques fois se retrouver légèrement coincé sur la map. Enfin, le dernier point négatif, et c’est probablement là le gros point noir du jeu, c’est qu’il y a un énorme bug dans celui-ci ! Effectivement, il est possible qu’une fois arrivé à la fin d’un niveau, vous ne puissiez plus avancer, car plus aucun ennemi ne vient vers vous… Rageant, n’est-ce pas ?

Les graphismes du jeu sont globalement bons. Les effets des attaques et des items sont particulièrement réussis. Les décors nous plongent dans l’univers médiéval de « Sword of the Guardian » et proposent des variations de lumière et de météo. On se retrouve ainsi au cœur de villages d’époque, de châteaux, de grottes, de camps de batailles, mais aussi de forêts en passant par des souterrains, et même d’un cimetière. En revanche, les textures ne sont pas toujours très jolies ou très nettes, notamment dans les premiers niveaux et ceux avec de la verdure. L’aspect robotisé du jeu ressort de fait également dans ses décors. Par exemple, lorsque l’herbe bouge à cause du vent, elle va de droite à gauche, un peu comme un métronome, sans aucune fluidité. Concernant les personnages, ils sont plutôt bien conçus et modélisés. Les quelques artworks sont soignés, notamment ceux des personnages jouables. Néanmoins, ceux de certains ennemis ne collent pas du tout à l’univers du jeu et semblent même datés tant ils sont moins bien réalisés.

La bande son est, elle aussi, très immersive. Chaque niveau dispose d’une piste différente. Les instruments utilisés pour les musiques du jeu semblent d’époque et permettent au jeu d’être encore plus fidèle à l’ambiance médiévale proposée par le créateur. Cela étant dit, le fait de devoir recommencer plusieurs fois certains des niveaux tant ils sont difficiles peut finir par agacer le joueur. Il aurait été judicieux de proposer plusieurs pistes pour les niveaux les plus longs, en changeant de musique à chaque checkpoint, notamment.

Vous pouvez jouer à « Sword of the Guardian » seul ou jusqu’à 3 en coop local. Le jeu se vante de proposer plusieurs branches à l’histoire principale et donc d’amener le joueur vers plusieurs fins pour augmenter la durée de vie du titre, qui devrait tourner autour de 15 heures environ, sans compter toutes les fois ou vous devrez recommencer un niveau. Bien que techniquement, vous soyez en effet amenés à faire des choix vous permettant d’explorer un lieu plutôt qu’un autre, ils sont bien trop rares pour devenir l’un des arguments principaux de vente du jeu.

« Sword of the Guardian » est un sidescroller inspirés des jeux d’arcade rétro des années 80/90. Ce Beat Them All réalisé par un seul homme en l’espace de quatre ans ne coûte qu’une dizaine de dollars, mais le titre mérite-t-il vraiment que nous dégainions l’épée afin de sauver le royaume de Northies ? La réponse est oui.

Même si le jeu souffre de quelques défauts, difficile d’en tenir rigueur à son créateur qui a dû, à lui seul, s’occuper des graphismes, de la conception des personnages et du gameplay, de la programmation ou encore des effets visuels. De plus, « Sword of the Guardian » devient vite addictif. Le gameplay est simple à comprendre, la prise en main est immédiate, les combos ne sont pas compliqués à réaliser, et bien que la difficulté soit parfois frustrante, le challenge n’en est que plus satisfaisant.

Test réalisé par Karma sur une version offerte par l’éditeur
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