Test : Syberia 3 sur Nintendo Switch

Syberia 3


Genre : Aventure, Réflexion
Langues : Multilingue Sous-titres : Multilingue
Développé par Microïds
Édité par Microïds
Sortie France : 18/10/2018
Prix : 29,99€ sur l’eShop, 49,99€ version boîte ici
Taille : 6,8 Go
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Syberia 3 est le troisième opus de la série des point’n’click culte créée par Benoit Sokal, mettant en scène l’avocate new-yorkaise Kate Walker reconvertie en détective aventurière. Alors que les deux premiers jeux étaient de simples portages de la version PC sur notre console favorite, c’est cette fois un tout nouveau titre développé spécialement pour les dernières générations de consoles et PC qui nous est présenté. La série a toujours été acclamée pour son scénario recherché et son atmosphère unique, il est donc temps de découvrir si ce nouvel arrivant près de 15 ans après ses prédécesseurs saura tenir autant ses promesses et si la magie opère toujours, maintenant que l’on va véritablement plonger dans le passé de Kate… Fait important : le jeu démarre par un genre de “précédemment dans Syberia” qui nous résume l’histoire des deux autres titres, ce qui permet ainsi aux nouveaux joueurs de pouvoir découvrir et apprécier la série sans forcément passer des heures sur les deux autres portages. Syberia 3 étant dans la continuité des deux premiers, je vous conseille tout de même de lire leurs tests avant d’entamer la lecture du troisième :  Test de Syberia, Test de Syberia 2. Dans Syberia 3, vous incarnez encore une fois Kate Walker au cours de son périple en Sibérie. Cette dernière frôle la mort dans les paysages enneigés où elle a été recueillie par la tribu des Youkols – fortement connue par les amateurs de la série – qui l’amèneront dans une clinique de Valsembor après lui avoir procuré les premiers soins.
Elle se réveille dans une des chambres de cet hôpital aux côtés de Kurk, le guide des Youkols qui a malheureusement perdu sa jambe droite.
Peu à peu après son réveil, elle comprend qu’elle est recherchée au sein de cet asile et s’en échappe avec l’aide du jeune Kurk. Pendant sa fuite, elle apprend l’existence d’un mandat d’arrêt international à son encontre mais décide de résister et de continuer son périple en Sibérie.

Les Youkols sont quant à eux jugés nuisibles à la société par l’état et la jeune avocate s’oppose évidemment à cette décision et va aider la tribu au cours de son aventure.

Syberia 3 a-t-il l’avantage d’avoir un scénario aussi bon que ceux des premiers épisodes ? Le soft aborde des thématiques intéressantes (le racisme par exemple), certains passages sont émouvants et l’on retrouve l’univers Syberia tel que nous l’avions laissé.

Pour la première fois dans la série, le jeu nous offre la possibilité de vivre l’aventure selon deux modes : un mode “voyage” qui permet au joueur d’apprécier l’histoire sans trop user de sa matière grise aux moyens d’indices omniprésents, et un mode “aventure” qui se rapproche des deux premiers titres, puisqu’il offre beaucoup moins d’aide et est donc un plus gros challenge pour nos méninges. Il est possible de passer d’un mode à l’autre à tout moment depuis le menu pause, ce qui peut s’avérer très pratique si l’on est vraiment trop coincé dans le mode aventure. Une autre nouveauté bienvenue réside dans le fait que cette fois les choix de dialogue que le joueur va devoir faire avec les PNJ ont un véritable impact sur le déroulé de l’aventure, la relation de Kate avec les personnages va en effet changer en fonction des réponses ou des questions que l’on va décider de donner, mais on peut tout aussi bien choisir de garder la bouche fermée ou bien d’écouter les pensées de Kate pour avoir une idée de la meilleure réponse possible, il est d’ailleurs très amusant de voir que les PNJ tendent à s’impatienter si l’on est trop lent à répondre, et ils vont alors faire des commentaires, ce qui les rend beaucoup moins robotiques et plus vivants. 

Toutes les actions et les options de dialogue sont pensées pour que les contrôles soient maîtrisés le plus rapidement possible par le joueur, il est en effet très important pour un jeu comme celui-ci d’avoir une prise en main intuitive et les Joy-con sont mis parfaitement à profit : en deux temps trois mouvements, vous serez prêts à résoudre des puzzles, avoir des conversations avec les personnages et explorer l’environnement.

La direction artistique de Syberia 3 est incroyable, chaque personnage que l’on rencontre, qu’il soit important pour le déroulé de l’aventure ou non, est modélisé aux petits oignons et a sa personnalité propre. L’atmosphère du soft est appuyée par des jeux de lumière et de particules parfaitement maîtrisés, dans des environnements grandioses aux décors profonds et fournis, il est très facile de s’y perdre pendant de longues heures. Il est amusant de voir qu’un jeu qui se déroule dans des milieux si froids est tant chaleureux et accueillant pour le joueur, c’est une véritable réussite. De plus, pour la première fois là encore, le titre se joue en plein écran sans étirement de l’image comme dans les deux premiers portages en 4:3 et affiche une belle résolution de 1080p en mode TV et 720p en mode portable.

Dès le lancement du jeu, vous serez emportés par une OST grandiose qui accompagne à merveille l’ambiance du titre, en grande partie grâce au travail d’Inon Zur, le compositeur des deux premiers Syberia qui a également travaillé sur celui-ci. Les effets sonores sont convaincants, bien que le doublage pèche un peu par moment, étant parfois légèrement en décalage avec l’action et les mouvements de lèvres, c’est un bémol à relever puisque le jeu a été développé par des français et a donc été doublé en premier lieu dans la langue de Molière, on aurait pu espérer mieux, même si cela ne perturbe en rien l’expérience de jeu. Je peux toutefois garantir que lorsque vous aurez fini l’aventure, vous chercherez à vous procurer sa bande-son tant elle est mémorable et peut s’écouter partout !

Comme les anciens opus, Syberia 3 se montre très généreux en terme de durée de vie avec ses explorations, énigmes, puzzles et cinématiques. De plus, Syberia 3 sur Switch inclus le DLC qui permet au joueur d’incarner le robot Oscar pour découvrir un tout nouveau pan de l’aventure de Kate Walker, c’est donc un très bon point pour cette version Switch qui se présente ainsi comme une édition complète. En allant vite et sans chercher à découvrir tous ses secrets, le jeu peut être bouclé en une dizaine d’heures, mais si l’on joue en mode aventure et que l’on cherche nous même à tout résoudre, il faudra bien plus de temps, à moins de s’appeler Sherlock Holmes ! 

Bien que le jeu présente une quantité incroyable de détails, il semblerait qu’il ait fallu faire des compromis pour arriver à le faire tourner sur Switch, on peut ainsi parfois rencontrer des baisses de framerate ou des ombres très pixelisées, mais rien qui ne viendrait briser l’expérience tant le titre est beau et profond, on peut facilement lui pardonner ces petits couacs.

Pour la suite du périple de Syberia, emportez avec vous des habits chauds, votre boussole, votre carte. Si vous aimez les aventures recherchées en point’n click, alors Syberia 3 et la série des Syberia en général est faite pour vous. C’est un jeu à part, dans un monde fait d’automates, de mammouths, de docteurs inquiétants et d’énigmes à résoudre. Malgré quelques failles, notamment en terme de framerate, mais aussi du côté de son scénario qui n’est pas aussi poussé que ses prédécesseurs et qui lui ont valu de nombreuses critiques lors de sa sortie, Syberia 3 est un jeu complet fait avec amour, 15 ans après deux succès rayonnants. La beauté de ses graphismes respire le steampunk, et la froideur de ses environnements n’est que réhaussée par sa bande originale chaleureuse et inoubliable. Que Syberia 3 soit votre premier jeu de la série ou non, les développeurs ont pensé à tout pour que chacun puisse l’apprécier à sa juste valeur, et sa version Switch est un véritable succès 

 

ACHETER LE JEU AU MEILLEUR PRIX ICI 

Test réalisé par Natingle sur une version offerte par l’éditeur
N’hésitez pas à soutenir le site en effectuant vos achats via nos liens sponsorisés

Laisser un commentaire