Test : Sydney Hunter and the Curse of the Mayan sur Nintendo Switch

Test : Sydney Hunter and the Curse of the Mayan

Genre : Aventure, Plateformes
Langues et sous-titres : Anglais
Développé et édité par Collectorvision
Sortie France : 12/09/2019
Prix : 17,90€ sur l’eShop
Taille : 314,57 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 3+

Site Web Officiel

Sydney Hunter est un aventurier né de l’imagination de Keith Erickson, alias Raccoon Lad. À l’instar d’Indiana Jones ou de son pendant féminin Sydney Fox (dont fait peut-être écho le prénom), il explore des ruines antiques et autres cités perdues. Il est apparu en 2012 dans l’épisode Sydney Hunter and the Caverns of Death, un jeu compatible Super Nintendo édité par Collectorvision.

Ce dernier publie en effet des jeux-vidéo sur des plateformes anciennes, la série ayant même été portée sur Commodore 64! Ce nouveau volet, Sydney Hunter and the Curse of the Mayan est le premier à arriver sur les plateformes dites modernes (PS4, Xbox One, PC et Nintendo Switch).

Dans cette nouvelle aventure, Sydney Hunter explore l’Amérique Centrale lorsqu’il se retrouve piégé dans une ancienne pyramide maya. Il découvre que le dieu soleil Kinich Ahau et le dieu serpent Kukulkan ont brisé en sept morceaux le calendrier sacré des Mayas. Quatre idoles ont de plus été cachées à l’intérieur même de l’édifice. Les autochtones demandent alors à notre héros de retrouver tous ces fragments et artefacts afin d’éviter la fin du monde.

Nous avons affaire ici à un jeu de plateformes / aventure à l’ancienne. Sans surprise, le gameplay et les graphismes sont particulièrement old school et nous transportent à la bonne époque de la Nintendo NES. Nos mouvements sont donc limités. Nous pouvons sauter, nous baisser, nous accrocher aux lianes ou échelles, et utiliser notre fouet pour vaincre nos ennemis. Les commandes sont donc simples et faciles d’accès, et nous rentrons dans le vif du sujet dès le début du jeu.

Nous explorons l’intégralité de la pyramide maya. Sans être en monde ouvert, elle se découpe en niveaux et en tableaux, qu’il faudra parcourir tout en récupérant des joyaux et différents artefacts.

A l’instar d’un Super Metroid, la progression n’est pas linéaire puisque toutes les directions sont bonnes à prendre. De plus, certains objets, bien cachés et/ou protégés, sont à récupérer pour progresser et découvrir les différents étages.

En cela, le jeu peut paraître labyrinthique. Des clés de couleur et des crânes, nécessaires pour passer certaines portes, sont disséminés un peu partout dans l’édifice. Les allers-retours sont très fréquents et de nombreux ennemis sont à éliminer.

Le bestiaire est assez classique : serpents, chauve-souris et boules de feu répondent présents pour empêcher notre avancée. Mais il est impossible de les abattre si nous sommes accroupis. Des pièges sont aussi à éviter (lave, plateformes qui tombent, lance-flèches, …) et des boss ponctuent les milieux et fins de niveaux.

On retrouve aussi un peu d’éléments de RPG. En effet, nous avons la possibilité de parler à certains PNJ qui nous donnent des indices ou nous vendent des objets. Comme nous remplissons notre inventaire au fur et à mesure, il est préférable d’acheter des potions en utilisant les joyaux récupérés, ou d’échanger certains items contre divers trésors.

Une fois que l’on est bien équipé, le jeu devient bien trop facile. Un bon stock de potions nous permet de survivre à n’importe quel imprévu en cas de coup dur, des pouvoirs spéciaux font passer les boss pour des enfants de chœur, et des objets nous donnent même l’occasion de passer des niveaux.

Dans l’ensemble, les graphismes sont dans un style 8-bit et rendent hommage à la Nintendo NES. La palette de couleurs est limitée et les pixels sont grossiers, de quoi attirer les amateurs de vieilleries. Certains tableaux toutefois bénéficient d’un peu plus de détails. Les boss, eux, ont le privilège d’avoir une résolution améliorée, lorgnant sur le 16-bit. Choix étrange mais pas déplaisant pour autant, le rendu étant plutôt joli.

On retrouve quelques temps de chargement longs ainsi que des baisses de framerate, surtout lors des combats de boss. Étonnamment le jeu n’est pas toujours très fluide. Autre point noir : l’absence de traduction française. Pour un studio québécois, l’effort n’aurait pas été de trop.

Comme sur les précédents opus, les musiques sont signées Benjamin Marcus Allen et ne sont pas anachroniques. Entraînantes et en mode “chip tune”, elles mettent en avant une atmosphère antique avec des mélodies plutôt mémorables. Les bruitages, eux, sont assez basiques.

Le soft ne propose pas de modes particuliers mais a le mérite d’offrir un total de 13 niveaux. Il faut vaincre le même nombre de boss. Deux fins différentes sont à débloquer, en fonction de notre parcours dans la pyramide.

La durée de vie est tout à fait correcte pour un jeu de ce genre. À peine dix heures sont nécessaires pour sauver le monde des mauvais dieux mayas. Tout dépend aussi des artefacts trouvés en chemin et des pouvoirs acquis, certains nous facilitant largement la tâche. Même s’il n’y a pas de mode “difficile”, il est ainsi possible de se faire un premier run avec des pouvoirs, et un second sans les récupérer. Et pourquoi pas un troisième pour débloquer la fin alternative.

Collectorvision a fait ici du bon travail. Sydney Hunter The Curse of the Mayan est un sympathique petit plateformer en 2D dans l’esprit de la Nintendo NES. Facile à prendre en main, il s’avère toutefois complexe par ses niveaux labyrinthiques dans lesquels il est possible de se perdre. La difficulté est bien dosée et la collecte des items et artefacts apporte un peu d’aventure, même si cela paraître un peu redondant. Pas sûre toutefois que les 17.90€ sur l’eShop soient justifiés, la faute aux baisses de framerate, à la faible durée de vie et à l’absence de traduction française…

Test de Sydney Hunter and the Curse of the Mayan réalisé par Mataï sur une version offerte par l’éditeur
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