Test: The Aquatic Adventure of the Last Human sur Nintendo Switch

The Aquatic Adventure of the Last Human

Genre : Aventure, Jeu de tir, Action
Langues : Allemand, Anglais
Développé par YCJY
Édité par Digerati
Sortie France : 25/12/2018
Prix : 12,99€ sur l’eShop
Taille : 216 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Notre histoire commence en l’an 2970. Alors qu’un trou noir apparaît dans notre système solaire, une navette y est envoyée avant de disparaître. Les années passent, les décennies puis les millénaires. Le compteur affiche une date inconnue lors de la réapparition du trou et de la navette qui retourne sur la planète bleue.

Cependant, les choses ont bien changé sur la planète bleue : une épaisse couche de glace recouvre la surface depuis longtemps inhabitée. À bord d’une navette sous-marine, vous allez découvrir les vestiges de l’humanité ainsi que les dangers que représentent les nouvelles formes de vie qui se sont développées. Le background du titre se développe ensuite en croisant de nombreuses stations d’informations qui font lâcher au compte-goutte des messages parlant de l’ancienne civilisation.

The Aquatic Adventure of the Last Human est un métroidvania aquatique dans lequel vous contrôlez ce qui ressemble à un sous-marin. Au début de l’aventure, vous ne pourrez que vous déplacer dans les premières eaux, sans moyen de défense. Cependant, les hostilités vont très vite arriver. En guise de première arme, vous trouverez un lance-harpon qui a pour désavantage de ne pouvoir tirer qu’à 180° sous votre véhicule, sans parler de sa faible portée si vous ne chargez pas le tir.

Si les premiers moments seront quelque peu déroutant, vous vous ferez vite à ce rayon d’action. Rassurez-vous, tout au long de votre aventure, vous trouverez de nombreuses améliorations. Des caisses sont disséminées dans les écrans et vous permettront de renforcer votre sous-marin en augmentant la barre de vie, ou en accélérant la charge du tir de harpon par exemple. De nouveaux passages se débloquent d’ailleurs en récupérant certaines armes, vous permettant d’explorer un peu plus loin les profondeurs de l’océan.

Une chose particulière qu’il faut prendre en compte: dans ce titre, vous n’allez pas combattre des hordes d’ennemis. Le titre s’apparente davantage à un boss rush, entrecoupé par des phases d’exploration. N’espérez pas vous reposer sur vos lauriers, l’exploration ne se fera pas sans obstacle. Des mines flottantes, rayons électriques et autre joyeuseté viendront ponctuer vos promenades de Game Over qui vous ramèneront à votre dernier point de sauvegarde. D’ailleurs, ces derniers servent également de point de téléportation, de quoi accélérer les déplacements. Il est d’ailleurs plus qu’appréciable que les chargements d’écran sont quasi-instantanés.

Maintenant, parlons de ces boss, les principaux ennemis de l’aventure. Chacun d’entre eux s’appréhende d’une manière particulière. Il faudra tester votre armement dessus pour voir leurs réactions. Votre sous-marin étant assez lent, il est nécessaire d’anticiper les déplacements sous peine de se prendre des dégâts critiques. La régénération de vie étant également lente, il ne faudra pas compter uniquement dessus pour se sortir de ces combats. Vous verrez souvent l’écran tragique “Vous êtes mort” mais les développeurs ont posé des points de sauvegarde avant chaque salle de boss, de quoi recommencer rapidement sans avoir tout un parcours fastidieux à refaire !

Tout en pixel, nous avons le droit à des décors sous-marin d’assez bonne facture. Sans être resplendissants, ces derniers retranscrivent bien les ruines d’un monde. Vous allez apercevoir des bâtiments effondrés, des hôpitaux et même un McDonald’s dans les zones plus urbaines!

Cependant, La faune et la flore ont repris le dessus sur les humains et les poissons vivent paisiblement sans se soucier de notre passage, parmi les algues géantes et autres végétaux aquatiques. L’impression de solitude demeure, malgré toute cette vie environnante.

En accord avec ce sentiment, les thèmes musicaux vous accompagnent sans être envahissants ou trop présents.

En terme de durée de vie, cinq heures suffisent à terminer la totalité du titre. Entendez par là que sans se presser, vous aurez battu tous les boss et obtenu toutes les améliorations optionnelles dissimulées (plus les améliorations secrètes). Le jeu dispose également d’un mode boss rush qui vous permet de battre tous les boss les uns après les autres. Même si ce mode représente un vrai défi, il n’allonge pas drastiquement la durée de jeu.

Loin d’être une banale aventure, The Aquatic Adventure of the Last Human met en scène une terre dépourvue de vie humaine. Ne demeurent que les traces de leur existence, des bâtiments en ruine et des enregistrements. On traite ainsi de différents sujets d’actualité, face à notre planète qui se meurt à petit feu. L’exploration vous laissera libre cours à la réflexion tandis que les affrontements contre les boss vous obligeront à plus de concentration. Ces combats loin d’être évidents, sont la force du jeu qui serait trop contemplatif sans eux. TAALH est un métroidvania qui respecte ses codes tout en donnant un gameplay original nous permettant de nous déplacer à n’importe quelle profondeur de l’océan à la recherche de l’histoire de notre civilisation. Autant est-il que par sa faible durée de vie, le titre souffre d’un trop peu de variété d’environnements, même si ceux développés sont bien exploités.

Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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