Test : The Banner Saga 2 sur Nintendo Switch

The Banner Saga 2

Genre :  RPG, Stratégie
Langues : Multilingues Sous-titres : Multilingues
Développé par Stoic Studio
Édité par Versus Evil
Sortie France : 07/06/2018
Prix : 19,99€ sur l’eShop
Taille : 4,5 Go

Site Web Officiel

Avant de dire quoique ce soit sur le scénario, sachez que « The Banner Saga 2 » est la suite directe du premier opus. Il est donc très déconseillé de commencer par ce jeu même si on vous offre la possibilité, sur le menu, de profiter d’un résumé de l’épisode précédent.
Il faut aussi ajouter que, si vous avez fait le premier jeu, vous aurez la possibilité d’utiliser votre sauvegarde de « The Banner Saga 1 » pour conserver vos choix et les conséquences de ceux-ci pour la suite de votre aventure.
Donc, pour ceux qui seraient actuellement sur le précédent, ou ceux qui voudraient préserver le plaisir de la découverte de ce dernier, je vous conseille de ne pas lire le paragraphe qui suit car je vais devoir spoiler pour parler du scénario.

Dans l’opus précédent, vous incarniez plusieurs personnages et vous ne dérogerez pas à la règle ici non plus. Le jeu reprend après que vous ayez vaincu celui que l’on nommait « le Hurleur » et, en fonction de vos choix, Alette ou Rook aura été sacrifié pour y parvenir. Vous incarnez donc l’un des deux. (Si vous n’avez pas fait « The Banner Saga 1 », le jeu vous laisse choisir qui vous voulez sauver/sacrifier).
Votre but sera toujours de diriger la caravane que vous guidez depuis le début et de s’assurer qu’un maximum de personnes survivent au voyage. Vous espérez pouvoir les mettre en sécurité. Y parviendrez-vous ?
Vous aurez aussi le point de vue de Bolverk, chef d’un groupe de mercenaires connu comme étant « Les corbeaux », qui a pour mission de transporter un chariot dont il ignore complètement le contenu. Mais qu’importe de savoir ce que l’on traine tant que cela paye me direz-vous ? Eh bien, des fois, il faut peut-être se méfier de la mission qui nous est confiée…
Dans tous les cas, vous continuerez d’affronter des dredges, des armures de pierres qui semblent elles aussi fuir une menace malgré l’hostilité qu’elles vous manifestent. Vous ferez également la rencontre d’un peuple que l’on pensait disparu : les centaures.

Le gameplay de « The Banner Saga » se veut varié. Pour commencer, j’ai mentionné la présence d’une « caravane » que vous dirigez dans cette aventure. Des personnes pourront la rejoindre ou la quitter. Il y aura des membres du clan qui n’auront pas d’aptitude au combat, mais également des guerriers et des Varls qui seront comptabilisés à part.
Chaque individu représente une bouche à nourrir et vous allez devoir apprendre à gérer vos stocks de vivres pour vous assurer que tout se passe bien au cours de votre périple. Si vos réserves tombent à zéro, vous subirez des pertes (mort de faim) au sein de vos rangs. Vous aurez aussi à surveiller le moral de vos troupes. En effet, marcher est fatiguant et plus vous voyagerez longtemps, moins ils seront heureux. Ce sera alors l’occasion d’installer un campement et de se reposer pour mettre un peu de baume au cœur à tout le monde. Toutefois, profiter d’un peu de répit vous fera perdre une journée et donc, consommer plus de vivres. Il faut donc choisir méticuleusement les meilleurs moments pour interrompre votre voyage.
Au cours de votre périple, il y aura quelques évents et un choix à faire à chaque fois. Vous pourrez croiser des bandits par exemple et décider de les affronter, lançant ainsi une bataille, ou simplement passer votre chemin. Vous aurez des mini-scénarios qui pourront vous sembler anodins mais dont les conséquences peuvent s’avérer intéressantes ou désastreuses bien plus tard ! Notez que vous pourrez y perdre des vivres ou du moral aussi.

Bien, je vous ai mentionné les combats et il est temps d’aborder ce point ! Il s’agit d’un jeu de stratégie et il vous faudra donc bien réfléchir vos coups.
Il y a plusieurs protagonistes à déplacer sur le champ de bataille et chacun avec des caractéristiques spéciales. Vous aurez des guerriers, des lanciers, ou bien encore des archers par exemple. Les humains ne prennent qu’une case sur le plateau contrairement aux Varls qui en occupent 4, chose à prendre en compte pour les mouvements de vos unités. Vos ennemis sont aussi de taille variable !
Je vous ai parlé de particularités en fonction des classes de vos héros et j’ai eu quelques difficultés avec cette caractéristique. Par exemple, un archer doit pouvoir attaquer à distance et c’est le cas ici. Le seul problème est qu’il finit souvent dans la zone d’action de l’ennemi et je vous laisse imaginer ce qu’il lui arrive rapidement après… L’attaque à distance pour cette catégorie est donc assez limitée. C’était hélas déjà le cas dans le premier opus et c’est toujours aussi désagréable.
Petite particularité à laquelle il faudra vous faire : la singularité du tour par tour. En effet, vous ne déplacerez pas toutes vos unités d’un coup avant de laisser la main à l’IA mais une par une en alternant avec vos ennemis. En clair, au lieu de faire : Equipe Joueur – Equipe Ennemie – Equipe Joueur – etc…, vous serez ici dans un système autre. Admettons que votre team soit constituée des membres A, B et C et celle adverse de X, Y et Z. Le roulement se fera ainsi : A – X – B – Y – C – Z – A – X – etc.
Autre détail de ce système : vaincre un ennemi ne perturbe pas ce mode de fonctionnement. Mettons que vous tuiez X, le roulement se fera de la sorte : A – Y – B – Z – C – Y – A – Z – etc. L’ennemi ne perd donc pas de tour malgré la mort d’un de ses personnages et peut maintenir le même rythme d’attaque. Soyons honnête, c’est très désagréable à mon sens.
Quand il ne reste qu’un seul personnage, et ce peu importe le camp, vous passerez en mode pillage. Mettons que tout se soit bien passé dans votre équipe, ce serait l’ennemi restant qui prendrait la main par défaut et ensuite, vos guerriers qui enchainent. On est donc sur un : Z – A – B – C – Z – A – etc…
Chaque combattant possède deux jauges : une d’armure et une de vie. Vous pouvez choisir celle que vous désirez réduire. La mort intervient si c’est la barre vitale qui est à zéro. Libre à vous de faire le « bourrin » et de vous acharner en boucle sur les PV de votre adversaire ou bien de la jouer plus fine en détruisant sa défense pour plus de dégâts par la suite. Ce qui est vivement conseillé au fur et à mesure de votre progression.
Vous avez beau être dans un RPG, oubliez les barres d’expériences classiques. Le seul moyen de progresser est de tuer des adversaires. Comprenez que, si pour passer niveau 2, il faut tuer deux ennemis, chaque personnage devra en tuer deux. Ce qui fait qu’un héros ayant participé à une exécution, mais qui n’aurait pas donné le coup final, n’aura aucun « point d’expérience ». C’est assez singulier pour être souligné ici. D’ailleurs, abattre vos adversaires vous donnera un point de renommée par tête et ces derniers sont d’ailleurs essentiels au level up.
Après avoir atteint le nombre de morts imposées, vous devrez dépenser des points de renommée pour débloquer la montée de niveau. Il faut souligner qu’ils peuvent aussi être échangés contre des vivres pour votre caravane ou des items dans les marchés. Donc prudence sur votre façon de les utiliser !
Ayant parlé d’expériences, il faut bien vous donner plus d’informations à ce sujet. En plus de booster vos compétences, vous pourrez choisir quels aspects de votre personnage vous voulez améliorer. Vous pouvez aussi les équiper d’un seul et unique objet pour booster leurs statistiques !

Il est à noter que des aspects peuvent rendre vos combats plus fastidieux. Si une de vos unités vient à tomber au champs de bataille, elle se retrouve blessée pour les prochaines étapes et vous devrez attendre quelques jours pour qu’elle retrouve sa pleine puissance. Car oui, si elle est souffrante, elle ne pourra pas frapper aussi fort qu’à son habitude. Elle aura d’ailleurs un peu moins de PV aussi. Et ça complique véritablement la tâche par moment puisque moins votre personnage a de PV, plus il frappe faiblement. Mais cela vaut aussi pour les ennemis.
Point important : perdre une bataille est possible dans le jeu et ce, sans rejouabilité derrière. Vous subirez des pertes au sein de votre caravane en plus des dommages sur vos héros.
Vous avez le mode « guerre » aussi qui donne suite ou non à des combats en fonction des décisions que vous prenez face à une situation donnée. Ici, il faut prendre en compte le nombre de combattants et de Valrs que comprend votre armée par rapport à celle de votre adversaire.
Par rapport à l’opus précédent, vous pourrez jouer une nouvelle race : les centaures et de nouvelles aptitudes ont été ajoutées.

La direction artistique n’a pas changé depuis le premier jeu et demeure une perle ! Si je devais faire un reproche : pas assez de cinématique ou sinon trop courtes ! Elles sont tellement superbes qu’on en voudrait encore et encore ! Les échanges entre les personnages sont aussi agréables au niveau des dessins.
Pour parler des différentes zones que vous traverserez, vous aurez encore de quoi vous en mettre plein les yeux ! Des zones enneigées, des grottes, des voyages en bateau, tout pour vous faire rêver !

Les musiques se démarquent peu, dans le sens où elles sont discrètes, mais suffisent à vous mettre dans l’ambiance. Vous voyagez dans des terres vides et c’est donc le bruit de votre caravane qui se démarque le plus. En combat, ce seront le bruit des armes et les cris de douleur.

Comme pour son prédécesseur, je pense que votre temps de jeu dépendra en grande partie de vos choix. Mais vous pouvez sans doute pouvoir y passer entre 12 et 14h. Cela ne tiendra qu’à la façon dont vous mènerez vos troupes et aux décisions que vous prendrez.
Vous pourrez moduler la difficulté du jeu depuis le menu à n’importe quel moment sans impacter le déroulement du scénario. Sachez que vous serez par défaut en mode « normal ».

Comme le premier opus, le rythme reste lent. Vous passez plus de temps à gérer des problèmes ou conflits au sein de votre caravane qu’à réellement progresser dans l’histoire et ça peut devenir frustrant. Je crois que par moment, j’aurais aimé un bouton « Avance Rapide avec Choix Aléatoires » juste pour avoir l’impression de progresser un peu plus vite. C’est bien de tenir le joueur dans un peu de suspense mais ça peut devenir pesant par moment d’avancer sans en savoir plus.
D’autant plus que parfois, les décisions que vous prendrez pour votre clan peuvent s’avérer avoir des résultats…surprenants. Ou du moins, vous pourriez avoir un résultat différent que ce que laissait entendre l’énoncé.

Comme « The Banner Saga », cette suite plaira sans doute aux amateurs de RPG/Stratégie, surtout s’ils ont été charmés par les début de l’aventure et son scénario. Encore une fois, le rythme lent pourrait être un frein pour certains, mais on profite d’une telle perle visuelle que la majorité des joueurs ne verra sans doute pas le temps passer derrière ce jeu !

Test réalisé par Link Loup sur une version offerte par l’éditeur
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