Test : The Bunker Nintendo Switch

THE BUNKER

Genre : Survie, Aventure, Point’Click
Développé par WALES INTERACTIVE et SPLENDY
Édité par WALES INTERACTIVE
Sortie France : 09/04/2018
Prix : 12,99€ sur l’eShop
Taille : 2635,07 MB

Site Web Officiel

Fait remarquable, The Bunker est un jeu en Full Motion Vidéo (FMV), les personnages sont incarnés par des acteurs, dans des séquences qui sont filmées. Ce jeu interactif nous invite donc à utiliser la manette pour guider le personnage principal et effectuer des choix et des actions selon un scénario établi.

Ce huis clos nous propose de suivre John, la trentaine, qui vit dans le Bunker où il est né. Lors d’une guerre nucléaire, le lieu a servi de refuge à un groupe dont sa mère faisait partie. L’histoire prend place 30 ans plus tard, alors que notre protagoniste semble être l’un des 2 seuls survivants arpentant encore les lieux, l’autre étant sa mère mourante. Elle décède et le laisse ainsi livré à lui même, avec pour seul but de réaliser des tâches répétitives et monotones visant à assurer sa survie physique et mentale.

John est installé dans sa routine rassurante, jusqu’au jour ou un évènement inattendu va l’obliger à aller au delà de sa zone de confort et au bout de lui même.

Ce jeu en FMV ne déroge pas à la règle du genre : nous allons devoir effectuer des actions en cliquant sur les différents points proposés. Nous aurons la possibilité de déplacer le personnage d’une zone à une autre et cliquer sur les objets avec lesquels nous souhaitons qu’il interagisse, que ce soit pour les utiliser ou pour lire des informations. Lors de certaines séquences, ces interactions vont raviver les souvenirs de John, sous la forme de flashbacks qui vont nous en apprendre plus sur les évènements qui se sont déroulés dans le Bunker.

D’autre part, nous allons devoir faire preuve de rapidité en cliquant une fois sur un point précis, ou bien plusieurs fois le plus rapidement possible afin de remplir une jauge et réaliser l’action souhaitée. En cas d’échec, c’est le game over.

Malheureusement, le gameplay est très réduit, ce qui nous fait régulièrement oublier qu’il s’agit d’un jeu et pas d’un film : combien de fois, pris par l’histoire, on est surpris lorsqu’il nous est demandé d’agir. Ajoutez une lenteur et un manque de précision du Joystick et vous comprendrez qu’on puisse louper le coche trop facilement. En outre, le level design manque cruellement de fluidité, entre l’écran de chargement et les coupures images/sons, c’est assez gênant, d’autant plus pour un jeu qui mise tout sur le déroulé de l’histoire.

Évidemment, comment parler de graphismes quand il s’agit de scènes réelles filmées. C’est le point fort du genre, on ne peut pas faire plus réaliste, pour une immersion et une identification aux personnages maximales. Ceci dit, dans The Bunker, il y a une multitude d’effets visuels et sonores plus ou moins pertinents. La majorité d’entre eux reste bien placée et pensée, jusque dans l’absence de sons qui accentue la sensation de solitude et d’isolement.

Tous les dialogues sont en anglais et nous avons la possibilité d’opter pour des sous-titres en français. Quant à eux, les textes sont également en anglais, avec une traduction française écrite proposée via le bouton Y. Toutes les traductions sont précises et cohérentes, sans aucun défaut.

Vous explorerez les 5 niveaux du Bunker où John vit, chaque niveau ayant des salles et des zones spécifiques. Ne vous attendez pas à une multitude de choix qui va donner une orientation décisive à l’histoire, le scénario va vous mener d’un point A à un point B, avec potentiellement la mort du personnage en cas de raté et une reprise au dernier check point automatique. Seul le choix de fin va vous donner 2 issues possibles à l’aventure.

Comptez la durée d’un film afin de boucler The Bunker, moins de 2 heures suffisent.

The Bunker est un titre atypique. A la fois film interactif, jeu en Point’ Click, jeu de survie et thriller psychologique, avec toute l’ambivalence d’un titre qui brasse les genres.

En matière de Gameplay, ça ne casse pas des briques, mais le scénario et l’ambiance font tout l’intérêt de ce jeu. Adam Brown, l’acteur qui incarne John, est spectaculaire, il réalise une prouesse qui vaut la peine à elle seule de se procurer ce titre (si son visage vous dit quelque chose, peut-être est-ce grâce à son rôle du nain Ori dans la trilogie “le Hobbit”).

Afin de profiter comme il se doit de The Bunker, bloquez 2h dans votre emploi du temps, allumez votre grand écran, installez vous un Joy-Con dans chaque main, casque branché sur la console, lumière éteinte. Bon visionnage. Et n’oubliez pas de cliquer.

Test réalisé par Midna sur une version offerte par l’éditeur
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