Test : The Forbidden Arts sur Nintendo Switch

The Forbidden Arts

Genre : Aventure, RPG, Action, Plateforme
Langues : Anglais Sous-titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Italien, Français, Japonais, Coréen, Portugais, Russe, Chinois
Développé par Stingbot Games
Édité par Stingbot Games
Sortie France : 07/08/2019
Prix : 13,18€ sur l’eShop
Taille : 2450,52 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 16 ans

Site Web Officiel

Le monde vidéo-ludique n’est pas avare d’histoires nous contant le récit initiatique de jeunes gens en quête d’identité. The Forbidden Arts, développé et édité par Stingbot Games, nous présente l’une de celles-ci. On y incarne Phénix, jeune garçon, élu en quelque sorte, doté d’une étrange force. Celui-ci sera amené à éveiller un à un les pouvoirs des arts oubliés. Ainsi, il devra lutter contre le nécromancien et mage noir Voltaire, autrefois banni du monde par un conseil de sorciers.

L’univers se place, comme vous l’aurez compris, dans une ambiance de fantaisie et on y retrouve, non sans un certain plaisir, des références au maître du genre (i.e. Tolkien et son Seigneur des Anneaux), telles que les elfes noirs ou encore les nains mineurs.

The Forbidden Arts base essentiellement son gameplay sur l’aspect plateformes. En effet, vous devrez parcourir des zones truffées de pièges et de monstres. Il vous faudra éviter les premiers en sautant par-dessus (le double saut étant parfois compliqué à gérer lorsqu’il s’agit d’atterrir sur de petites plateformes) ou les franchir en vous agrippant (dans ce cas, prenez garde car chaque coup reçu vous fera tomber de la paroi de manière irrémédiable). Concernant les seconds, vous aurez le choix entre vous battre à l’aide de votre dague ou encore des différents pouvoirs (consommant votre barre de magie) que vous débloquerez après avoir terminé chaque zone, ou tout simplement de les esquiver.

Un ennemi à combattre, et pas des moindres

Cette solution, bien qu’absolument pas gratifiante, semble être parfois la plus sensée. En effet, la plupart des ennemis possèdent des attaques très difficiles à parer (malgré l’esquive disponible) et ne rapportent absolument rien, si ce n’est des points de vie en quantité souvent insuffisante pour remplacer ceux que vous avez perdus lors de votre combat acharné. Les boss, en revanche, présentent un aspect un peu plus intéressant : il vous faudra en effet étudier leurs mouvements et ainsi établir une stratégie (somme toute modeste) pour les vaincre. Cela vous octroiera chaque fois un pouvoir supplémentaire.

Un combat de boss

En dehors des phases de « donjons », vous aurez également de courts moments d’exploration lors desquels vous disposerez de plus de liberté de mouvement. Au cours de celles-ci, vous pourrez avoir accès à des niveaux annexes relevant plutôt du casse-tête. Ces éléments de résolution de petits puzzles se retrouveront également de manière sporadique dans les donjons principaux. Il vous faudra alors, assez classiquement, jongler entre plusieurs interrupteurs, déplacer des caisses pour parvenir à des endroits inaccessibles, etc. Rien de très novateur.

S’il faut retenir un aspect de The Forbidden Arts, c’est bien celui-ci. Graphiquement, il nous offre de superbes décors, aussi bien en 2D qu’en 3D. En effet, le soft jongle assez habilement entre les moments de “side-scrolling” lors de la partie plateforme et ceux d’exploration de zones ou villages dans lesquels vous pouvez vous déplacer librement. Dans les deux cas, très peu de défauts sont perceptibles. De plus, de nombreux thèmes sont présentés tout au long de l’aventure, pour le plus grand plaisir de nos mirettes.

Les zones d’exploration en 3D

La bande-son, de son côté, n’est pas en reste. Elle est agréable du début à la fin de la partie, usant d’instruments aux sonorités très réalistes (notamment des cordes), qui cadrent plus que bien avec l’aspect fantaisie de l’opus. Un excellent point.

Si The Forbidden Arts ne dispose pas d’un contenu des plus conséquents, il vous faudra tout de même compter une dizaine d’heures pour en voir le bout. La raison à cela est principalement la difficulté. Comme la plupart des plateformers, vous serez effectivement amenés à échouer de nombreuses fois et donc à recommencer des tronçons de niveaux. Pour palier cela, des checkpoints réguliers seront présents et vous éviteront de redémarrer du début. Toutefois, le jeu reste très punitif. Votre barre de vie descend effroyablement rapidement face aux ennemis et beaucoup d’éléments sont impossibles à anticiper avant de vous y être frotté une première fois. Si cela peut paraître assez classique dans le genre, le titre flanche du fait des longs temps de chargement que vous devrez subir après chaque mort, ce qui peut très vite décourager. Dommage.

Les puzzles à leviers

Outre cela, un contenu additionnel appréciable est proposé. Vous aurez à récolter de l’or dans chaque niveau (aussi bien lors des donjons que lors de l’exploration) et pour cela, il vous faudra fouiller chaque recoin, ce qui n’est pas une mince affaire tant les cartes sont vastes et labyrinthiques. Celui-ci vous servira à débloquer les « Tours à Esprit » qui vous permettront d’obtenir des améliorations de votre héros.

Une Tour à Esprit

En définitive, The Forbidden Arts est un plateformer exigeant, qui nous offre un monde enchanteur et coloré ancré dans l’univers de la fantaisie. On prend beaucoup de plaisir à admirer les graphismes, aussi bien en 2D qu’en 3D, et donc à explorer les environnements qui nous sont proposés. La bande-son qui nous accompagne tout au long de l’aventure sert également très bien l’ambiance générale.

Le gameplay, quant à lui, souffre malheureusement de quelques faiblesses, notamment dans la gestion des sauts (lorsqu’il s’agit d’atteindre de petites plateformes) ou encore de l’escalade (avec un personnage qui se décroche au moindre dégât reçu). Hormis les combats de boss qui nécessitent un minimum de stratégie, on préférera souvent éviter la bagarre du fait de son aspect trop punitif et peu profitable, d’autant que l’on perd énormément de temps dans les chargements à chaque mort.

Enfin, on apprécie la durée de vie et le contenu additionnel qui promettent de nombreuses heures de jeu.

En somme, The Forbidden Arts parlera à coup sûr aux joueurs à la recherche de challenge et aux nostalgiques de la série Pandemonium ou autres jeux du même genre. Les autres, quant à eux, risquent vite d’être rebutés par la difficulté.

Test réalisé par Milou sur une version offerte par l’éditeur
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