Test : The Inner World sur Nintendo Switch

THE INNER WORLD

Genre : Point&Click, Aventure
Langues : Anglais, Allemand Sous-titres : Anglais, Allemand
Développé par STUDIO FIZBIN
Édité par HEADUP GAMES
Sortie France : 03/08/2018
Prix : 11,99€ sur l’eShop
Taille : 1,3 Go

Site Web Officiel

Bienvenue à Asposia, un monde étrange de par sa population, sa faune et ses habitants mais surtout parce qu’il s’agit d’un monde sous forme de sphères creuses, habitée sur ses parois internes.

Autrefois vivant en paix, le peuple « Asposian » a vécu un bouleversement majeur. En effet, la « planète » était autrefois animée par des vents incessants acheminant l’air vital, provenant de divers trous dispersés en ses quatre coins et protégés par un Ordre de moines. Cependant, ces vents se sont taris et il ne reste qu’un seul courant d’air pour alimenter tout ce beau monde.
Comme si cette peine n’était pas suffisante, l’arrivée de monstres nommés « Basylians » (considérés comme des dieux et ayant le pouvoir de pétrifier comme de la roche les Asposiens qui seraient « hérétiques »), leur a rendu la vie difficile et les menace même de l’extinction. Bien (mal?)heureusement, pour « pallier » à cela, Conroy le dernier Moine, est vénéré car il est le seul capable de calmer la fureur des « Basylians ».

C’est ainsi que l’aventure peut commencer. Vous contrôlez Robert, disciple et servant de Conroy n’ayant jamais quitté le palais de ce dernier et ne connaissant finalement que peu le monde extérieur. Seulement voilà, c’est cet innocent personnage qui se retrouvera mené à percer le mystère des grands trous d’airs… et d’Asposia.

The Inner World reste au demeurant un Point & Click tout ce qu’il y a de plus standard mais il apporte un lot de petites surprises qui permettent de le distinguer des autres, notamment sur la gestion de l’inventaire et de la fusion des items.

L’interface reste relativement sommaire et permet d’utiliser son inventaire sur tout ce que l’on peut voir à Asposia, y compris les personnes.
Il y a donc peu de contrôles à retenir si ce n’est que nous pouvons jouer Robert et le faire interagir avec tout ce qui l’intrigue.

Et ce sera également un des points faibles du jeu puisque certaines énigmes étant au mieux farfelues, ou au pire dénuées de sens; on est amené à essayer d’utiliser tous nos objets sur tout ce que l’on trouve, ce qui nous vaudra bien souvent d’entendre qu’il s’agit effectivement d’un « random guess, isn’t it ? »

Sorti en 2013 sur PC, XBOX ONE, PS4 et Smartphones, il s’agit donc ici d’un portage mais on restera surpris de découvrir que l’écran tactile de la console ne soit pas utilisable et que les fonctionnalités présentes dans le jeu de 2013 ne sont pas toutes disponibles.

Voilà le grand avantage du soft. Le style cartoon, qui n’est d’ailleurs pas sans nous rappeler les aventures laytonesques, est parfaitement maîtrisé. Mention spéciale pour les petites cutscenes parfaitement animées et ajoutant un charme supplémentaire à l’univers d’Asposia.

Si l’ensemble des tableaux reste sur une palette de couleurs relativement similaires et parfois ternes, on appréciera tout de même le grand soin apporté aux décors et aux personnages qui rendent l’épopée bien plus immersive.

En revanche, la bande son n’est pas transcendante. L’aventure ne sera accompagnée que d’effets sonores, de petites musiques d’ambiances, et de brèves mélodies. C’est dommage, et pourtant le titre y gagnerait en immersion.

Quand bien même le scénario ne révolutionnera pas le monde des Point & Click, il se laisse poursuivre tranquillement en moins d’une dizaine d’heures, avec tout de même quelques ralentissements causés par des énigmes peu compréhensibles, le fait que le soft ne soit pas traduit n’aidant pas à la tâche !

Les 5 chapitres de l’aventure se suivent d’une traite. Il n’y a donc pas de place pour des quêtes annexes et le seul élément de rejouabilité sera de redécouvrir l’ensemble des boites de dialogues que l’on aurait pu manquer.

Si The Inner World n’a pas pour ambition de révolutionner le concept du Point & Click, il gagnera en intérêt surtout pour son univers charmant, drôle voire critique sous couvert du fait que l’on comprenne (bien) l’anglais, auquel cas les énigmes déjà retorses, ne seront résolvables qu’en essayant d’utiliser notre inventaire sur tout ce qui bouge.

On regrettera également l’absence de réelle bande son et l’impossibilité d’utiliser l’écran tactile, mais au fond, on relativise car il s’agissait du tout premier titre de Fizbin, cela n’excusant pas cependant les fonctionnalités non portées et pourtant présentes dans le jeu d’origine.

Test réalisé par James Rocket sur une version offerte par l’éditeur
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