Test : The Journey Down Chapter One sur Nintento Switch

THE JOURNEY DOWN CHAPTER ONE

Genre : Aventure, point and click
Langues : Anglais Sous-titres : Anglais, allemand
Développé par SkyGoblin
Édité par BlitWorks
Sortie France : 21/06/2018
Prix : 9,99 sur l’eshop
Taille : : 1341,13 Mo

Site Web Officiel

Saint Armando, baie de Kingsport. Deux frères, Kito et Bwana, tiennent tant bien que mal une station-service proposant également un service de charter. Plutôt mal que bien, en fait, car quand le jeu démarre les voilà privés de courant pour factures impayées.

Heureusement pour eux, Lina arrive, et avec elle deux éléments importants : la possibilité de rembourser leurs dettes, leur cliente étant disposée à payer cher pour trouver et transporter un livre qui se trouverait dans leur station-service, et des ennuis. Car l’objet de sa convoitise intéresse aussi d’autres personnes, pas très sympathiques, et prêtes à tout pour récupérer ce livre. Ce dernier est en effet lié à l’Underland, un lieu étrange dont il vaut mieux ne pas parler, sous peine d’attirer une attention dont on se passerait bien… ce qui, évidemment, suscite de l’intérêt.

Bwana et Kito, ayant besoin de cet argent, vont accepter cette mission de transport et se retrouver embarqués dans une aventure épique, avec au programme truands, énigmes et humour.

Journey Down est un point and click qui ne se démarque pas au niveau de son gameplay. Sans contrôler directement Bwana, on déplace le curseur à l’écran, ou on clique directement sur des éléments du décor attirant notre attention : plantes, livres, bateau, échelle, tuyaux, boutons, personnages… tout y passe. Bwana nous commentera ce qu’il trouve, et gardera ce qui est intéressant. Car pour progresser, il faudra récolter puis utiliser tout un tas d’objets différents, précieusement gardés dans l’inventaire. Si certains pourront directement se combiner entre eux, d’autres devront être montés à des personnages, et les derniers utilisés sur des éléments du décor.

Le tactile de la Switch est forcément appréciable, mais la manette s’en sort très bien aussi, avec la possibilité d’accélérer la vitesse du curseur en maintenant ZR, ou un accès direct aux objets avec les gâchettes. Le fait de pouvoir passer d’une zone à une autre, simplement en double cliquant (aussi bien au tactile qu’à la manette) est également un plus, les déplacements pouvant être longs lorsque l’on cherche que faire pour débloquer la suite de l’aventure.

On sait ce qu’on doit faire, où aller, mais on ne sait pas comment, et il faudra tâtonner pour enfin débloquer la suite, cliquant un peu au hasard partout sur un des tableaux du jeu pour tomber sur un objet qu’on n’avait pas repéré . Un peu frustrant, le jeu étant un peu avare en conseils quand on ne sait pas trop comment inciter un personnage à nous donner un objet que l’on sait nécessaire pour notre progression.

Si ce premier chapitre de Journey Down ne propose pas une grande variété de décors, se déroulant de nuit et dans une zone portuaire, il permet de voir la direction artistique,  particulière. Les décors sont peints à la main, beaux et détaillés, mais les personnages ont des modèles 3D, inspirés de l’art africain, notamment de masques que l’on peut voir dans le making-of. Un peu étrange au départ, notamment au niveau du visage et des mains, mais on s’y fait vite, pris par l’ambiance qui se dégage de la baie de Saint Armando.

Car Journey Down ne se contente pas d’avoir une direction artistique soignée, l’écriture aussi contribue à l’ambiance. Le doublage est en anglais, excellent avec ses accents, totalement dans l’ambiance afro caraïbe du jeu. Les personnages ont leur caractère, et souvent des répliques pleines d’humour. Le seul défaut est l’absence de traduction française, seuls l’anglais et l’allemand étant proposés. Ce qui amène fort logiquement la question de la compréhension, un élément essentiel dans ce genre de jeu. Un anglais basique suffira pour la majorité du jeu, même si on pourra passer à côte de répliques humoristiques.

Les difficultés surviennent quand il faudra trouver un objet précis et qu’on ne connaît pas la signification du mot. Le début notamment peut être compliqué, Bwana étant chargé de trouver une hélice, des moteurs et de quoi piloter l’hydravion. Et je n’avais jamais eu l’occasion de croiser le mot anglais pour hélice (« propeller »). Mais la plupart du temps, le contexte suffit à comprendre ou à deviner ce dont il est question.

Quant aux musiques, elles sont elles aussi très bonnes, dans l’ambiance, changeant en fonction de la zone où l’on se trouve. La station-service par exemple aura son ambiance reggae, mais la musique se fera plus jazzy, mélancolique ou inquiétante suivant les zones.

Comme le nom l’indique, ici on est face au premier chapitre de Journey Down. Ce qui se traduit par le fait que c’est court. Même si on peut rester bloqué sur la marche à suivre, ayant raté un petit élément, trois ou quatre heures suffiront à finir le chapitre, nous laissant sur notre faim. Les aventures de Bwana, Kito et Lina partent très bien, mais le chapitre se termine sur un cliffhanger, et on veut savoir ce qu’il va se passer par la suite.


On a le temps de s’attacher à ces personnages, notamment notre héros principal qui profite du fait qu’on le dirige tout le temps du jeu, et nous fait profiter de commentaires sur les objets ramassés, les décors, ou son désamour pour les énigmes.

Et le jeu distille du mystère régulièrement. On a notamment ce fameux territoire de l’Underland, près du bord qui terrifie les marins, et dont il ne faut pas parler, ou le pilote Kaonandodo, qui a recueilli les deux frères (et a appris à voler à Bwana, malgré un léger détail que je vous laisse le plaisir de découvrir), mais a disparu. Mais ce n’est pas les seuls mystères que recèle la baie de Saint Armando, et j’ai hâte de découvrir la vérité derrière tout ça.

Difficile de juger le jeu complet quand on n’a que le premier chapitre. Mais ce qui s’offre à nous est un excellent début, et en voyant l’écran de fin on n’a qu’une envie, lancer de suite le chapitre 2. Malgré l’anglais, qui m’empêche de rentrer dans beaucoup de jeux vidéo, je n’ai eu aucun souci à accrocher ici, grâce à l’ambiance et aux personnages, et les sous-titres aidant à avoir le temps de comprendre la phrase. Pour les fans de jeux d’aventure et point and click dans la lignée des Monkey Island, c’est une très bonne pioche, avec néanmoins un petit bémol, le mode de distribution.

Sorti à l’origine sur PC et iOs en trois chapitres, il a conservé ce format pour son portage. Le second chapitre sortira ainsi le 28 juin, et le troisième chapitre plus tard. Un peu frustrant d’attendre la suite, surtout pour un jeu reposant sur le scénario, alors que les trois parties sont terminées et qu’un pack regroupant les trois chapitres avec un accès immédiat est prévu.

Test réalisé par Marron sur une version offerte par l’éditeur
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