Test : The Mims Beginning sur Nintendo Switch

Test : THE MIMS BEGINNING sur Nintendo Switch

 

Genre : Simulation, Stratégie
Langues : Allemand, Anglais, Italien
Développé par Squating Penguins
Édité par Squating Penguins
Sortie France : 24/11/2019
Prix : 7,99€ sur l’eShop
Taille : 1101,00 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12 Ans

Site Web Officiel

Alors qu’ils voyageaient dans l’espace, le vaisseau des Mims a été percuté par un astéroïde. L’explosion qui s’ensuivit projeta les extraterrestres sur différentes petites planètes, plus ou moins hospitalières. Heureusement pour eux, ces créatures maîtrisent à la fois les technologies les plus avancées et une magie héritée de leur Dieu suprême. Cependant, malgré ces deux attributs appréciables les Mims vont vite découvrir que Mère Nature peut être aussi cruelle qu’elle est bienveillante envers ses enfants.

Votre navette s’envole pour vendre vos animaux.

Un jeu écologique. 

D’abord sortit en mai 2016 sur PC Mims the beginning est un titre dont l’originalité tient dans son scénario. En effet, les Mims maîtrisent une technologie très avancée, mais qui ne fonctionnent que grâce à leurs croyances et à ce qu’ils trouvent dans la nature. Dès lors le jeu se veut à la fois distrayant et engagé ce qui est plutôt rare de nos jours.

Le Dieu Suprême c’est vous… Ou presque. 

Les développeurs de chez Squating Pinguins nous placent ici dans le rôle du Dieu unique des Mims. Vous devrez donc les aider à développer leur village afin de pouvoir survivre sur les morceaux de cailloux qui leur servent désormais de planète. Vous avez donc les pleins pouvoirs quant à l’organisation du campement de fortune de vos petits protégés. Seulement, la tâche se veut beaucoup plus ardue qu’il n’y paraît puisque de nombreux éléments extérieurs à votre volonté divine viendront vous mettre des bâtons dans les roues. Ainsi vous devrez par exemple, défendre les Mims des différentes bêtes sauvages ou dépolluer des zones entières afin de pouvoir les exploiter.

Un gameplay inégal entre version nomade et dockée.

The Mims beginning est, comme nous l’avons dit plus haut, un God game. Un genre qui d’habitude implique une multitude d’options pour pouvoir interagir avec son peuple. Cependant, ici les menus ont été simplifiés à l’extrême. Vous aurez simplement des icônes à gauche pour tout ce qui est technologique, d’autres à droite pour ce qui concerne vos pouvoirs divins (restauration de la santé des Mims, maîtrise du feu…) et c’est tout. Cette simplicité est d’autant plus appréciable en mode nomade puisqu’il vous suffira d’appuyer sur les icônes pour les utiliser. Par contre, le mode docké montre assez vite les limites de ce système. Une croix comme au bon vieux temps des Command and Conquer ou Populous sur consoles de salon va alors vous servir à faire vos choix. Un véritable handicap lorsque vous devrez réagir vite, notamment lors d’attaques de bêtes.

Les Mims aux prises avec des araignées géantes… Un vrai cauchemar, même pour les joueurs!

Les fermiers de l’espace

Afin de pouvoir développer les technologies les plus avancées, vos Mims vont devoir faire pousser des plantes (qui seront transformées en biocarburant pour vos infrastructures), mais aussi élever des animaux qui pourront être revendus pour acheter les matériaux nécessaires à vos constructions. Dès lors, le jeu se transforme en gestion pure et dure. Il vous faudra savoir dépenser pour gagner, mais en quantité responsable pour ne pas vous retrouver sur la paille.

La révolution industrielle en accélérée.

Dans The Mims beginning, il sera donc nécessaire de faire prospérer votre peuple afin qu’il survive dans des contrées hostiles. Pour cela, il est obligatoire de suivre une certaine logique d’industrialisation. Tout commence par la tour qui sert à générer vos pouvoirs divins. Ensuite, il vous faudra un laboratoire où créer les animaux qui serviront à gagner de l’argent. Des éoliennes pour fournir l’électricité nécessaire au fonctionnement des bâtiments, un vaisseau pour faire du commerce dans l’espace… Tout ceci donnera alors lieu à de nouvelles innovations ou incantations magiques qui ouvreront la porte, elles aussi à de nouvelles options. À vous donc de prioriser le développement de telle ou telle technologie suivant vos objectifs de mission.

D’un point de vue graphique, le soft est plutôt bien fait mais sans plus. À aucun moment vous ne risquez d’être surpris. C’est fin, certes, mais pas extrêmement poussé et cela même pour une Switch. De plus, les niveaux sont très répétitifs, ce qui créé une véritable lassitude sur la longueur. Par contre, le jeu est très fluide même lorsque de nombreux personnages sont affichés à l’écran.

Un exemple de tâches à réaliser afin de terminer un niveau.

La bande-son est quasi anecdotique. Les musiques sont fades et les bruitages assez énervants. Il est donc presque vital de couper le son et de mettre votre album du moment en fond sonore.

Plus c’est long et plus c’est… pénible

La durée de vie de Mims the beginning est assez élevée puisque selon votre niveau vous allez y passer des centaines d’heures. Cependant, ici ce n’est pas spécialement un argument positif. En effet, très vite vous allez vous apercevoir que de nombreuses phases de jeu consistent à attendre. Patienter que vos animaux grandissent et ainsi avoir assez de biocarburant pour progresser… Bref c’est long, très long et donc pas vraiment fun au final. Pourtant, nous sentons une envie de bien faire de la part de Squating Penguins puisqu’une option permet de tripler la vitesse du temps sur vos planètes. Mais même avec ça certaines parties vous sembleront interminables.

Viens poupoule, viens poupoule, viens…

Un mode « survie » sortie tout droit des enfers !

Au mode « histoire » vient s’ajouter un mode « survie » à la difficulté cauchemardesque. Là, vous devrez non seulement monter votre campement mais aussi repousser des hordes de bêtes sanguinaires et surtout ultra coriaces. Vous aurez alors à peine le temps de créer quelques animaux et de faire pousser une ou deux plantes qu’il vous faudra tout recommencer. Et ne parlons même pas de ce mode en docké…

Mims the beginning fait partie des rares God games de la Switch, ce qui aurait dû en faire un véritable must-have. Cependant, une difficulté très mal dosée et de trop nombreux temps morts viennent gâcher cette bonne intention. Reste toutefois, quelques excellentes idées comme le mélange de science, écologie et religion, mais là aussi pas de quoi faire oublier des titres comme Spore, Creatures ou Populous. Les amateurs de challenges vont tout de même apprécier ce soft qui leur donnera indéniablement du fil à retordre.

 

 

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