Test : The Room sur Nintendo Switch

The Room

Genre : Réflexion, Stratégie
Langues : Japonais, Anglais, Espagnol, Français, Allemand, Italien, Coréen
Développé par Fireproof Games
Édité par Team 17 Digital Ltd
Sortie France : 18/10/2028
Prix : 8,99€ sur l’eShop
Taille : 869 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7

Site Web Officiel

L’intrigue de The Room est minimaliste. Le joueur découvre par le biais d’une première lettre qu’une boîte se trouve dans la pièce éponyme du jeu. En triomphant des diverses énigmes, nous trouvons de plus en plus de notes du même auteur anonyme. Nous apprenons que celui-ci avait résolu le mystère de cette fameuse boîte avant nous, découvrant un cinquième élément : « Zéro ». De quoi s’agit-il vraiment ? Tout le scénario tourne autour de ce postulat très ésotérique qui nous propulse dans un environnement dont on ne sait finalement rien. Pourquoi sommes-nous dans cette maison/pièce ? Pourquoi devons-nous à notre tour venir à bout de ces coffres ? Qui est cet individu ? Quel est cet élément « Zéro » ?

Initialement sorti sur iPad, Android, puis PC, The Room est un puzzle game type point and click qui propose deux modes de jeu. En optant pour le téléviseur, vous devrez utiliser un Joy-Con et appuyer sur les touches pour réaliser des actions. Bien que ce mode vous permette une expérience visuelle plus intense et plus de clarté, il manque cependant de précision, d’autant que devoir pointer avec sa manette et tourner finit par être assez rébarbatif. Préférez donc jouer sous format portable en ayant recours aux fonctionnalités tactiles de la console pour une immersion totale, mise en avant par la vue à la première personne : faire glisser son doigt pour que la boîte pivote ; tapoter deux fois l’écran pour zoomer et le pincer pour dézoomer ; réaliser des cercles afin d’enclencher des mécanismes (utiliser une clé, faire tourner un objet, et ainsi de suite) ; toucher une fois dans le but de sélectionner/récolter un item. On a de ce fait la véritable impression d’être dans la pièce et de toucher les divers éléments des coffres afin d’en venir à bout.

Pour vous défaire des astucieux mécanismes des boîtes — de véritables poupées russes —, vous pourrez également utiliser l’oculaire. Ce dernier vous permettra de voir des choses qui sont invisibles à l’œil nu. De plus, en cas de difficulté, vous pourrez également solliciter les indices qui se matérialisent sous la forme d’un point d’interrogation en haut à droite de l’écran. Autant vous dire que, parfois, vous en aurez grandement besoin tant les énigmes sont bien conçues. Le tout est d’ailleurs très fluide et il n’y a aucun bug qui vient ternir le plaisir de jouer.

Sur ce point-là, le titre est une formidable réussite. Avec ses graphismes en 3D d’une incroyable précision et son environnement minimaliste très sombre, The Room instaure un climat inquiétant, qui fait parfois froid dans le dos, dans lequel le presque vide joue un rôle mystique et crucial. Les éléments affichés à l’écran sont à la limite du réel, ce qui contribue d’autant plus à l’immersion dans le jeu.

La bande-son, quant à elle, brille par sa discrétion… et c’est une force ! L’ambiance en devient encore plus anxiogène et les quelques cinématiques — qui sont d’ailleurs très bien réalisées, avec des effets du plus bel ouvrage — font stresser. Les bruitages rajoutent d’ailleurs aussi une touche d’angoisse, notamment lorsque vous trouvez des symboles précis, souvent à l’origine des dites cinématiques et/ou transition vers les nouvelles boîtes.

The Room n’est constitué que d’un scénario principal. Une fois le jeu fini, l’écran menu se voit augmenté d’une sélection de chapitres vous permettant de refaire la boîte de votre choix, une façon un peu superficielle d’ajouter une rejouabilité à l’opus. Pour les habitués du genre, comptez donc trois à quatre heures pour venir à bout des quatre chapitres (dont le premier sert de tutoriel) et de l’épilogue du jeu. Pour ceux qui ont plus de mal, comptez une ou deux heures supplémentaires.

Le jeu est court, mais de qualité. Néanmoins, la conclusion du titre laisse un goût d’inachevé. Trop de questions restent en suspens, mais les sequels — The Room Two, The Room Three, ainsi que The Room : Old Sins — y apportent peut-être des réponses. On peut alors se demander pourquoi ne pas avoir directement proposé une compilation des jeux. Cela aurait pu être la solution pour véritablement rallonger la durée de vie tout en effaçant la frustration des joueurs face à ce scénario.

The Room est un puzzle game en point and click intelligent, bien conçu, qui propose une expérience sensorielle immersive et prenante, en grande partie grâce à son environnement sonore et ses graphismes de qualité ainsi qu’à l’utilisation des fonctions tactiles de la console. Malgré un scénario obscur, le titre est addictif tant le joueur à l’impression d’être enfermé dans la pièce éponyme et de véritablement utiliser ses doigts pour manipuler les divers éléments qui s’affichent à l’écran, ressentant ainsi une véritable satisfaction lorsqu’il/elle réussi à résoudre les énigmes et à déverrouiller les divers coffres du scénario principal. On regrettera toutefois la courte durée de vie, qui aurait pu être contournée si les suites de l’opus avaient été vendues en bundle.

Test réalisé par LYNIX WITT sur une version offerte par l’éditeur
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