Test : The Swindle sur Nintendo Switch

The Swindle

Genre : Action, Plateformes, Roguelike
Langues : Français, Allemand, Espagnol, Russe, Anglais Sous-titres : Français, Allemand, Espagnol, Russe, Anglais
Développé par Size Five Games
Édité par Curve Digital
Sortie France : 11/10/2018
Prix : 14,99€ sur l’eShop
Taille : 1189,09 Mo

Site Web Officiel

Londres 1849, une terrible nouvelle parvient à nos oreilles. Scotland Yard est en phase de finalisation de leur dernière invention : le « Devil’s Basilisk ». Dans 100 jours très précisément il sera opérationnel, permettant une surveillance totale de la ville, mettant ainsi à mal tous les plans d’enrichissement de notre groupe de voleurs.

Il est temps d’aller ramasser un peu d’argent

L’histoire pourrait bien s’arrêter là en acceptant l’échéance. Mais non ! Hors de question de se recycler en honnête serrurier. Il ne nous reste plus qu’une seule solution : voler le Basilisk dans les locaux mêmes de la police londonienne… C’est ce que The Swindle propose au joueur de faire, et le compte à rebours est déjà démarré.

Les commandes de notre avatar sont très simples au début de la partie. Il peut courir, marcher, sauter, glisser le long des murs et donner des coups de matraques. Ces quelques actions vont nous permettre de réaliser tranquillement notre premier casse. Avec les quelques Livres Sterlings ainsi collectées nous allons pouvoir améliorer les compétences disponibles. Le hack des équipements informatiques est la priorité afin d’augmenter considérablement le butin par niveau. Viendra ensuite la possibilité de poser des bombes, déclencher un EMP, s’accrocher aux murs, double et même triple saut… Les choix sont nombreux et à la discrétion du joueur en fonction de ses besoins. Moyennant une partie de notre butin, il sera possible de débloquer d’autres quartiers londoniens. Chacun proposant des missions plus difficiles mais avec des récompenses bien plus imposantes. L’objectif final étant de débloquer l’accès au commissariat renfermant le terrible « Devil’s Basilisk ».

Les différents quartiers de Londres

Nous avons donc 100 jours pour venir à bout des défenses de Scotland Yard. Cela correspond en fait à 100 braquages réussis ou échoués, c’est à dire dans ce second cas, avoir pu s’échapper en vie après avoir déclenché l’alarme ou être tombé au combat. Et ce dernier cas va arriver souvent… très très souvent !  Le gameplay est millimétré, particulièrement exigeant et non permissif. La moindre erreur ou empressement vis à vis d’une situation sera bien souvent synonyme de trépas. Les ennemis sont légions et ont chacun leurs routines. Certains vont suivre un chemin linéaire, d’autres ne répondent qu’au hasard ou d’autres encore seront sensibles au bruit de vos actions. Fort heureusement ils sont facilement identifiables et il conviendra donc d’adapter son infiltration en fonction des rencontres.

L’arbre de compétences au chaud dans notre dirigeable

Malheureusement la jouabilité n’est pas autant au niveau que ce que les développeurs exigent de nous tout au long de l’aventure. En effet plusieurs points viennent ternir ce tableau si parfait. Par exemple, pourquoi avoir fait en sorte que notre personnage se colle à toute paroi verticale lors d’un saut ? Appuyer sur un bouton pour le déclencher aurait été bien plus efficace. La zone de vision des patrouilles est arrêtée par les portes et les murs, mais il arrive dans de très rares cas qu’elle passe au travers. S’en suit généralement une cavalcade digne des meilleurs films policiers. Les mines ne sont pas toujours désamorçables si elles sont collées à une porte ou au bas d’un escalier ; la faute à l’animation simulant une glissade sur la rambarde (annulable en appuyant sur la touche de furtivité). Malgré ces quelques points le joueur finit par apprendre à faire avec et rebrousser chemin pour chercher une autre voie d’accès reste une option dont il faudra savoir abuser.

Size Five Games a frappé très fort avec leur titre. L’histoire prend place dans un Londres du milieu du 19ème siècle à l’ambiance steampunk. C’est à partir de ce postulat que l’intégralité de la charte graphique a été confiée au dessinateur Michael Firman. Nous avons l’impression d’évoluer constamment au sein d’une bande dessinée. L’ambiance de la ville est très bien retranscrite, tantôt pluvieuse, tantôt brumeuse. Les différents quartiers ont leur identité propre même s’ils se cantonnent à la toile de fond de nos cambriolages. Enfin, les différents sprites sont finement animés et de nombreux petits détails viennent rehausser le tout. D’ailleurs à chaque décès notre héros est remplacé par un camarade généré aléatoirement et il est agréable de voir qu’il peut être de sexe masculin ou féminin. Un petit bémol toutefois, certains jeux de lumière sont paradoxalement trop intenses (principalement en extérieur avant de rentrer dans un immeuble) et peuvent parfois gêner la lecture de l’action.

Sur les toits de Londres !

La partie sonore est loin d’être en reste avec un OST tout simplement sublime et créé pour l’occasion par l’artiste Tobey Evans ; je conseille même de jouer au casque afin d’en profiter un maximum. La musique évolue même vers un rythme endiablé s’il nous arrive d’être repéré, ajoutant un peu plus au stress des alarmes et autres moyens de sécurité déployés autour de nous.

Ne tournons pas autour du pot… The Swindle vous propose un unique mode de jeu en solo : ce sera l’histoire et c’est tout. Ici pas question de se disperser, vous avez 100 jours pour venir à bout des défenses de Scotland Yard et croyez-moi vous n’aurez pas le temps de flâner en chemin. Un mode de jeu et 6 quartiers seulement, vous trouvez ça peu ? Il faut savoir qu’en fait le titre ne possède pas de niveau préconstruit. A chaque nouvelle journée il est créé aléatoirement. Le joueur ne se retrouve donc jamais deux fois devant les mêmes épreuves. C’est ainsi une infinité de niveaux qui s’offre à nous et chaque tentative sera forcément différente de la précédente.

La roue des compétences ingame

Cependant cette génération montre ses limites en nous proposant parfois des niveaux avec certaines salles inaccessibles car enterrées trop profond ou avec des mines impossibles à passer. Énervants sur le moment, ces niveaux nous forcent finalement à dépenser notre argent dans les améliorations qui nous aideront lors de futurs cas semblables. Le jeu possède une durée de vie proche de l’infini puisque uniquement reliée à l’envie du joueur d’améliorer une précédente performance. Petit détail amusant, notre premier voleur sera toujours le même, physiquement et nommément, à vous de réussir la quête du Basilisk sans le perdre.

The Swindle est un jeu qui mêle habilement roguelike, infiltration et action. Si lors du premier run on apprend à prendre en main notre personnage, il en faudra plusieurs pour en maîtriser toutes les compétences. L’exigence du jeu en terme de gameplay nous force sans arrêt à réfléchir à nos actions et à réviser nos ambitions face à une salle trop bien gardée. Et oui, il vaut mieux un voleur avec peu d’argent mais vivant, qu’un voleur mort… Les ambiances visuelles et auditives sont quant à elles particulièrement bien soignées. Et c’est avec grand plaisir que le joueur se replonge dans les rues de Londres pour tenter de réussir à dérober le « Devil’s Basilisk ». Seule une maniabilité un peu abrupte et de légers bugs de champ de vision l’empêchent d’atteindre la plus haute marche du podium.

Test réalisé par Patbol1 sur une version offerte par l’éditeur
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