Test : Thea: The Awakening sur Nintendo Switch

Thea: The Awakening

Genre : Aventure, Jeu de Plateau, RPG, Stratégie
Langues : Anglais, Français, Allemand, Espagnol, Russe
Développé par Muha Games
Édité par Muha Games
Sortie France : 01/02/2019
Prix : 17,99€ sur l’eShop (uniquement en téléchargement)
Taille : 922,75  Mo
Joueur : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Thea: the Awakening est un jeu de survie se déroulant dans un monde fantastique remplis de créatures inspirées de la mythologie slave. Le joueur découvre le réveil du monde de Thea après une période de Ténèbres de plusieurs centaines d’années.  Un être étrange, Theodor, vous guide dans votre rôle de dieu. Il vous décrira au fur et à mesure chaque élément du gameplay à travers des quêtes. Il sera aussi l’élément déclencheur de la mission principale : L’Arbre Cosmique. Au travers de quêtes et de vos rencontres, vous en apprendrez plus sur le sort du monde et l’origine du mal qui s’est abattu sur Théa. Ensuite il vous faudra choisir votre camp…

Plus tard dans votre aventure, le sol se mettra à trembler : les géants sont de retour ! Il faudra encore une fois choisir. Cela marquera le début de la deuxième quête principale (à l’origine étant le DLC The Return of the Giant) Le jeu vous laisse heureusement le choix : massacrer les géants ou bien opter pour une voie plus pacifique… Le titre contient aussi un certain nombre de contenus annexes.

Le gameplay de Thea: The Awakening est complexe. Il mélange des éléments de 4X (Civilizations), de rogue-like et de RPG. Tout d’abord, les ressources. Il en existe 2 types majeurs :la nourriture et le combustible. Les deux sont nécessaires pour le fonctionnement de base de votre cité et de vos expéditions. Un système de craft vous permet de construire une grande variété d’objets, de bâtiments d’armes et de plats cuisinés. Un mode recherche vous offre la possibilité de débloquer de nouvelles recettes de craft.

 

Le système de combat rappelle un peu Hand of Fates. Il s’agit d’un jeu de cartes au tour par tour. Vous avez deux mains différentes : cartes offensives à gauche et tactiques à droite. Chaque carte offensive possède des points de vie (indiqué par l’icône du bouclier) et une puissance d’attaque (icône d’épée). Une carte est détruite lorsque ces points de vie tombent à 0. Les cartes tactiques permettent d’utiliser des compétences permettant de rendre l’ennemi confus par exemple (il ne pourra pas riposter en phase défensive du combat). Le combat est fini lorsqu’un des deux joueurs n’a plus de carte. Il existe d’autre formes de combat (que l’affrontement frontal) : la chasse par exemple permet de résoudre un événement contre une horde de loups… Ces autres types de conflits se résoudront aussi par ce système. D’ailleurs, il est presque toujours plus avisé de ne pas choisir le combat frontal.

Le jeu se dote d’un environnement graphique typique des 4X. L’ambiance est convaincante. L’aspect global du soft fait penser à jeu de plateau. Chaque quête s’accompagne d’un dessin qui donne une profondeur appréciable, bien que timide. La table de jeu pour le combat est sommaire. Bien que les cartes soient plutôt bien faites, on regrettera ce sentiment d’inachevé. Ces dernières auraient pu être colorisées et mieux finies (quitte à avoir l’aspect TCG bien connu…)

La musique est composée et arrangée par Nik Koniwzski et Victor Krabovich. L’ambiance musicale générale est plutôt douce et reposante (il faut au moins ça pour rester serein pendant votre aventure sur Thea…). La bande-son est assez bien réussie. Quelques fois, certains morceaux sont plus rythmés pour décrire des moments de grande tension.

Concernant la durée de vie de ce titre, il faut tout d’abord parler de la learning curve (apprentissage des mécaniques de jeu) assez déroutante. Il faudra être attentif aux tutoriels et même les lire plusieurs fois, avant de comprendre les bases du jeu. Thea : the Awakening est ambitieux dans son contenu riche et varié loin des 4X classiques. Cependant, cette ambition souffre de raffinement dans l’exécution. Certains aspects manquent cruellement d’ergonomie et le jeu aurait tellement gagné en fluidité si les concepteurs s’étaient un peu plus penchés sur la question.

 

Il vous faudra probablement retenter plusieurs combats (en ralentissant les animations) pour saisir (et apprécier) la complexité du système.  Devoir recommencer plusieurs fois la partie pour maîtriser les bases afin de débuter une aventure « propre » peut être assez décourageant. Ensuite, il y a la possibilité de débloquer différentes divinités qui possèdent leur propres caractéristiques (exemple : plutôt guerrier, plutôt agriculture…)

L’histoire de Thea : The Awakening commence par deux campagnes Kickstarter échouées. C’est un mélange ambitieux entre différents genres du jeu vidéo : 4X, stratégie, rogue-like, RPG, aventure, simulation… Avec ce mélange un peu chaotique, il s’agit d’une sorte de patchwork assez déroutant. L’ensemble aurait pu être peaufiné et amélioré avec un temps de développement plus long. Une bonne dose d’ergonomie aurai pu gommer un certains nombres de défauts et grandement améliorer la fluidité au jeu. Thea: The Awakening peut devenir intimidant au fur et à mesure que le joueur comprend la difficulté de suivre le jeu et de gérer les cycles essais/erreurs. Pour apprécier Thea, il faut avant tout de la patience. L’expérience que vous procurera ce jeu dépendra de votre capacité à surmonter la micro-gestion précise. L’élément le plus frustrant sera sans doute le système d’événements aléatoires qui peut torpiller votre succès (exemple : puit empoisonné qui contamine vos villageois). Finalement, il y a beaucoup à faire dans ce jeu qui demande de l’investissement.

Test réalisé par Bridel sur une version offerte par l’éditeur
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